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13/12/2020

Il pleut, il pleut bergère.

paris sur pluie,dimanche

Il pleut sur Paris.
J'ai l'impression que nous n'avons plus que deux saisons.
Une saison blanche et sèche et la mousson.
Seul un coeur pur peut apprécier ce temps de sagouin.

Les étés anglais ne sont plus d'actualité, pas plus que les oranges amères sur la plage de Tel-Aviv.

Bel ami est de sorti dans le respect des gestes barrières.
Le chien jaune aboie à la lune et m'empêche de dormir.
Une odeur de gingembre me chatouille les narines et je rêve d'un clafoutis aux tomates cerises.
Nous aurons une vie merveilleuse dans quelque temps.
Ne croyez surtout pas que ce texte est sans queue ni tête.
J'y ai glissé une dizaine de titres.
À vous de les trouver...

10/12/2020

Bizarre, vous avez dit bizarre comme c'est étrange.

paris,grands magasins,mairie du 18ème

On vit une année étrange.
2020 et probablement 2021, resteront des années entre parenthèses.

Une année sans musée, avec une seule exposition sur Turner.
Le gâteau du salon de thé valait lui le déplacement.
Quelques restaurants avec des amis.
Un dîner chez d'autres amis dans le Marais.
Deux fêtes "d'anniversaires groupés" pour cinq personnes et c'est pratiquement tout.
Ah si ! J'allais oublier cette parenthèse super chouette : Les vacances chez ma soeur avec les petites et le Goût !

Je ne suis pas malheureuse même si les toilettes des Galeries Lafayettes c'est quand même limité comme sortie...
J'ai l'impression d'avoir une annexe là bas.

Alors hier, lorsque nous sommes allés à la mairie où nous sommes restés deux minutes et que nous avons emprunté la rue du Poteau, j'ai eu l'impression de partir à  l'aventure.

Ne rêvez pas ! Comme partout, seuls les commerces de bouche sont ouverts.
D'ailleurs la rue du Poteau est vivante parce que le Parisien, même confiné, se nourrit...

Je me suis arrêtée devant les volaillers, j'ai regardé les poireaux, j'ai fait un trottoir, puis l'autre, l'aventure pas loin de chez soi.

J'ai trouvé la baguette délicieuse.
Elle venait d'ailleurs.

L'aventure est au coin de la rue.
On devient touriste à côté de chez soi.

07/12/2020

Voici des fleurs, des feuilles et des branches...

devoir de Lakevio du Goût_60 .jpg

D’après vous, que font cette tasse et ce sac, abandonnés là, comme si la hâte avait saisi sa propriétaire ?
Vous aurez bien une idée d’ici lundi, non ?
Cette toile d’Adeline Goldminc-Tronzo devrait vous inspirer.

Louise, pour une fois, rentre tôt.
Pas de mari ni d'enfants pendant un bon moment.
C'est un plaisir qui n'arrive pas si souvent.

Louise a jeté son sac "comme une poignée de sottises".
Elle donnerait l'exemple quand les enfants seraient là...

Elle se sert une tasse de thé puis part chercher son livre.
Elle le perd toujours.

A défaut du livre, elle a trouvé une lettre.
Son mari, compagnon et amant est parti !
Déjà le coup était dur mais il y avait pire : il était parti avec le mari de sa supérieure hiérarchique !

Ne croyez pas que leur chagrin mutuel allait arrondir les angles.
Leurs rapports étaient déjà tendus.
Louise voulait la place d'Adèle.
Elles allaient donc s'accuser mutuellement de la fuite de leur mari respectif.

Adèle ne pensait qu'au travail.
Louise ne pensait qu'au travail.
Les femmes de pouvoir ne valent pas plus cher que les hommes de pouvoir.
Et dire que lundi elles seraient la risée de toute la Banque Palatine.

05/12/2020

Paris sur épidémie.

paris,couvre feu,lecture

C'est drôle, nous nous méfions davantage depuis le deuxième confinement que lors que premier.
Ce dernier avait le mérite d'être clair : Tout le monde à la maison, les animaux étaient les rois de Paris, il faisait beau et pas de voitures.

Ce deuxième confinement ne ressemble à rien.
Des embouteillages, des gens non masqués et des fêtes clandestines, des chiffres qui ne baissent pas vraiment sur Paris (il faut chercher pour trouver).
Ce n'est pas vraiment encourageant.

Pour la première fois, et je déteste ça, je me suis beaucoup servie du Net.
Je n'achète la viande que chez le boucher -et on ne mange pas beaucoup de viande-.
Je n'achète les fruits et légumes chez un producteur local et ma baguette chez des bons boulangers.
Heureusement, ce n'est pas ce qui manque dans le coin.

Il y a quelques jours, le Goût avait acheté un petit rôti.
Au moment de le faire cuire, il lui trouve une sale odeur, notre repas du soir a fini à la poubelle.

Il a téléphoné au boucher car il ne voulait pas lui dire à haute voix dans la boutique et il lui a signalé qu'il a dû jeter son rôti..
Hier, nous sommes allés chez lui chercher de quoi nous nourrir.
Élégamment, il nous a dit "zéro €uros" pour les produits.
Nous n'avons rien payé et en guise de dédommagement, nous avons reçu un pâté maison au piment d'espelette.

J'ai bien aimé le geste, et pourtant, nous sommes des petits clients.
Il est vrai que nous préférons peu mais bon.

Je n'ai malheureusement rien de plus palpitant à écrire...
Je lis mais je n'ai pas envie de faire des critiques de mes lectures.
Je regarde petitement la saison 4 de Crown, je veux la faire durer...

02/12/2020

Comme à la télé

télé,présentation,chemise bleue

Je ne sais pas si vous vous souvenez de l'époque où on ne voyait que du bleu dans le poste. 
Les présentateurs, les invités, tous portaient du bleu !
On avait dû leur dire que le bleu passait bien à l'écran.

Aujourd'hui, c'est le livre qui fait office de chemise.
Un homme politique, un médecin, n'importe quel invité qui vient nous parler de n'importe quoi, a des livres derrière lui.
Parfois la mise en scène a été un peu rapide et les livres sont à l'envers...

On a parfois l'impression que le journaliste a empilé rapidement tous les services de presse qui n'ont pas été lus derrière la sommité qui parle.

C'est un rituel qui commence à dater...
Tout se démode si vite aujourd'hui et je me demande si bientôt on n'aura pas derrière le médecin, l'homme politique, le romancier, un mur de photos en fond d'écran.
Des photos en noir et blanc bien sûr car on copie les uns sur les autres.
On n'est pas des ploucs à la télé ! Semblent-ils nous cracher à la figure...