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20/10/2022

La paille et la poutre...

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Il exagère !
Le Goût me la baille belle avec « Attends ».
À l’écouter, il répond dans l’instant à toute demande !
Vous le croyez, ça ?
Chaque matin, après avoir pris mon petit déjeuner et regardé ce qu’il y a sur les blogs, je lui demande « Minou, tu veux bien me faire deux Rico, s’il te plaît ? »
Et je n’oublie jamais « s’il te plaît », d’abord parce que je suis bien élevée et aussi parce que si j’oublie « le mot magique », il oubliera de me faire mes Rico…
Mais, quand je lui demande ces Rico, que croyez-vous qu’il me réponde ?
« Attends ».
Voilà ce qu’il me répond.
Comme quand je lui demande de ramasser le souk qu’il a mis dans la cuisine.
Immanquablement j’ai doit à « Attends » !
Ce n’est jamais parce qu’il quelque chose à faire, non.
C’est qu’il est en train de faire quelque chose.
Le Goût est toujours en train de faire quelque et je ne sais jamais quoi…
Tout ce que je tente de lui demander le dérange.
Ces occupations étranges et incompréhensibles sont pourtant interrompues par des remarques dont il estime indispensable de me faire part alors que je lis vos notes.
Là, je dois immédiatement lui prêter attention.
Et si l’instant suivant, après l’avoir écouté, je dis « Au fait, tu… » la réponse fuse, immédiate « Attends ! »
Voilà, le Goût demande de l’urgence aux autres et glande nonchalamment quand on lui demande quelque chose.
Surtout s’il s’agit de ranger le souk qu’il répand partout, emporté qu’il est par une bidouille quelconque.
Il dit de moi, mais si nous sommes bombardés, que croyez-vous qu’il fera ?
Me prendre par la main pour me mettre à l’abri ?
Pas du tout ! Il mettra tous ses « petits bidouilloux » dans des boîtes pour les mettre à l’abri…
Et il dit de moins que je suis « lambine ».
Il est gonflé ce Goût, et d’une mauvaise foi crasse.
Mais depuis le temps, je ne vais pas changer maintenant, c’est comme les vieilles pantoufles, les neuves sont nettement moins confortables…

12/10/2022

Heure-Bleue et Le Goût are still alive and living in Paris !

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Bon, ça fait moins d’effet que « Brel is still alive and living in Paris » mais ça en jette quand même.
Cette brève note est un travail de collaboration de Elle et moi.
Nous écrivons et je diffuse…
Toujours vivants mais notre Internet ne l’est plus !
Plus de Web.
Plus de télé.
Plus de téléphone qui est passé de « fixe » à « enfui ».
Nous vivotons tant bien que mal, nous toussons, nous nous mouchons, nous nous  promenons, nous achetons des livres et allons faire les courses.
Hier nous avons passé un moment chez « l’Agrume » qui nous a obligeamment confié un « domino 4G » pour nous permettre un accès au Web le temps que « l’Agrume » rétablisse une communication normale.
Il semblerait que nous soyons un dommage collatéral de la concurrence.
Un opérateur, doté de la mauvaise réputation de payer ses techniciens en fonction du nombre de clients dépannés dans la journée est coupable, nous le savons, la gardienne l’a vu !
Après qu’il lui a promis de revenir la voir, il s’est enfui, sachant très bien qu’il avait coupé la ligne d’un autre utilisateur.
Évidemment, pressurés par leur employeur, pressés par le client, ces techniciens semblent avoir la mauvaise habitude de couper la connexion de l’un pour reconnecter l’autre, c’est plus rapide et plus facile que ressouder une fibre rompue…
C’est évidemment mieux s’ils coupent la connexion d’un concurrent sinon, c’est juste « struggle for life ».
Nous voici donc reconnectés via une petite boîte, une de plus, jusqu’à ce que notre fibre soit de nouveau active.
En attendant, je vais aller chercher dans une boutique une autre « petite boîte » qui nous permettra de vous écrire mais ensemble cette fois, alors que pour l’instant nous ne pouvons le faire qu’alternativement…
Bref, un téléphone qui ne fait que téléphone, avec ou sans Web, on vit quand même.
C’est dingue, non !

03/10/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°139

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D’après vous, qu’est-ce qui m’a poussé, à voir cette toile, à vous proposer un devoir ?
Oui, comme la semaine dernière, c’est une toile d’Émile Friant.
Celle-ci m’a particulièrement interpellé.
Pourquoi ?
Je vous le dirai lundi.
Mais vous ? Que vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

J'arrive tout couvert encore de rosée et c'est mon cerveau qui réagit à voir votre chef débordant de fleurs !

Ma mie expliquez moi, quelle est cette tenue !
Voulez vous m'empêcher de voir une rivale ?
Vous pouvez tout me dire et vous pouvez me croire !
Vous vous êtes inscrite à un concours de gloire.
Ils vont créer pour vous une rubrique exprès.
Rien que pour vous louer et quérir vos baisers !

Trève d'alexandrins, en fait vous m'empêchez de voir la scène de l'Opéra Comique.
Ne me regardez pas comme ça mon coeur, je me demande si vous n'avez pas voulu honorer une de vos ancêtres...

Aidez moi ! Ne restez pas silencieuse, votre modiste a osé vous faire croire que ce chapeau était à la pointe de la mode ?

Vous savez pourtant bien que vous avez mon coeur,
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches.

29/09/2022

Le petit rat.

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Il y a quelques jours, j’ai emmené le Goût faire des courses dans la ville à côté.
En fait, ce n’était pas tant pour les courses que pour prendre une photo dans le parc voisin de la galerie commerciale.
Je ne me rappelle plus pourquoi je voulais photographier un rat mais c’était le but.
Or, s’il y a un endroit où on peut prendre des rats en photo, c’est là.
Je voulais m’asseoir sur le banc face à la grande poubelle où on avait déjà vu les rats se précipiter sur les restes du MacDo voisin.
Mon Goût a tiré le caddy jusqu’au parc et nous nous sommes assis là, à attendre.
Quand j’ai vu le premier petit rat, j’ai crié « Minou, prends la photo ! »
Le petit rat s’est enfui…
On est ressorti faire nos courses et c’est tout.
Hier, comme on devait quand même manger, on est retourné là-bas.
Tranquillement, nous y sommes allés à pied.
J’avais encore dans l’idée de faire cette photo de rat, surtout qu’on était mercredi.
Mercredi, ça veut dire enfants au parc et surtout, plein de restes de McDo donc plein de photos de rat à prendre.
En arrivant devant le parc, j’ai dit « Minou ! Le rat ! La photo ! »
Evidemment, le Goût, qui finit par copier mon comportement, a un « smartphone de maison ».
Ce n’est donc pas hier qu’on a pris une photo de rat.
Je finirai par en prendre une sur le Web…

26/09/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°138

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Cette toile d’Émile Friant m’a frappé car elle me dit quelque chose.
Mais quoi ?
La discussion semble animée autour de ce pichet de vin.
Sur quoi peut-elle bien porter ?
À lundi…

Ils sont là.
Tous les quatre.
Il fait chaud et le vin les énerve.
Ils veulent bien travailler, ils veulent bien cueillir les fruits malgré le soleil qui cogne, mais...
Entre saisonniers et propriétaires le rapport de force est bien présent.
L'un ne veut pas payer, pas nourrir.
L'autre veut bien travailler mais pas pour rien et être nourri.

Ils sont tous pareils ces propriétaires terriens, c'est toujours trop cher, les ouvriers ne travaillent pas assez.
Ils ne l'avoueront jamais mais ils regrettent "le bon vieux temps de l'esclavage."
Ce bon vieux temps où on pouvait "faire suer le burnous".

Nos quatre hommes savent qu'ils vont céder, ils ramasseront quelques pièces de plus et de quoi faire vivre leur famille quelques jours.

Un jour, c'est ça qui les fait tenir, leur patron ne trouvera plus de saisonniers.
Un jour, l'espoir changera de camp et le combat changera d'âme...