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02/10/2017

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau...

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Ça a débuté comme ça.
J'étais venu voir Monsieur pour lui dire qu'il n'avait pas le droit de nous chasser.

Ma famille servait la famille de Monsieur le comte depuis la nuit des temps.
Nous avions l'habitude de travailler dur mais nous mangions à notre faim.
Qu'allions nous devenir ?
Nous ne savons que servir.
Nous le faisons depuis si longtemps...

Monsieur le Comte a dit que les temps étaient devenus durs.
Il ne pouvait plus continuer à mener le même train de vie.
"Vous devez le comprendre ! " a-t-il dit.
Il devait vendre ses terres et ses fermes.

Je suis sorti en m'inclinant, comme toujours.
Je n'ai pas osé retourner chez nous alors je suis allé au café pour boire un verre.
Un verre pour me donner le courage d'annoncer la nouvelle à la ferme.

J'en ai bu un, puis un autre et encore un autre.
Plus je buvais, plus la colère montait.
Je ne sais plus combien j'ai bu de verres mais à la fin, je n'étais plus en colère.
C'était de la haine.
C'est ça, j'étais haineux.
Alors je suis retourné au château et j'ai demandé à voir Monsieur le Comte.
Il avait l'air fâché de me revoir, alors j'ai frappé, frappé avec mon tranchoir.
Quand j'eus fini, j'étais couvert de sang.

J'ai été condamné à être pendu...

En fait, Madame Polant déléguée par la famille avait seule suivi le corbillard.

29/09/2017

J'ai aussi testé pour vous.

Comme je vous aime et que je veux vous éviter des désagréments, je vous informe que j'ai aussi testé le déménagement à l'israélienne.

C'est du sérieux bâti sur du sable.
Comme Tel-Aviv...
Notre déménageur s'appelait Haïm - "la vie"-
C'était un beau parleur, comme tout déménageur.
Un déménageur vous vend du rêve.
Le déménageur qui vous fait payer votre container et annonce son arrivée presque avant vous.

Pendant l'année que nous avons passée à Bruxelles, naïfs et confiants, nous avons attendu notre container.
Cette année là, Haïm a téléphoné deux fois.
Les deux fois il était sur l'autoroute.
Les deux fois il n'est jamais arrivé...

A Paris, à nous débattre pour ne pas couler, nous avons oublié notre container.
Nous avions même "fait une croix" sur nos affaires.
Oui je sais, avec un "Haïm" ça ne fait pas la même chose.
Bon, nous avons fait une "magen David" sur nos affaires.

Puis, au moins un an après, Haïm a téléphoné pour nous annoncer la livraison de nos biens.
Il devait avoir besoin de sous.
Il a agrémenté la facture du déménagement, pourtant payée au départ, d'une facture de garde-meuble.
Autant vous dire qu'il attend encore d'être payé pour son garde meuble...

Finalement, c'est peut être à cause de lui que le Goût a encore confiance dans l'humanité.

27/09/2017

On a eu un Oscar.

On a eu un Oscar.
Oscar qui d'ailleurs a disparu depuis.
On a, avec lui testé "le déménagement à l'africaine".
Chaque fois qu'un de ses copains passait à Caen, il nous apportait un carton.
Il en manque encore...
Des cartons, de linge en particulier.

Nous testons maintenant une autre forme de déménagement.
Le "déménageur pieux", celui qui commence les fêtes juives dès qu'il a reçu et encaissé votre premier chèque.
Il a touché 40% du montant de la prestation et nous n'avons pas reçu un seul carton.

Il nous a promis un élévateur car impossible de se servir de l'ascenseur qui est trop petit, et la cage d'escalier est difficilement praticable.

Un déménageur qui nous prend pour des imbéciles, Kippour commence vendredi soir.
Il n'a pas commencé mercredi matin.
Il va en avoir, des choses à se faire pardonner...

Je le sens mal ce déménagement.
Je le sens mal, surtout que notre syndic actuel viendra
faire l'état des lieux le 19 Octobre.
Ça va faire bizarre si nous sommes toujours là...

25/09/2017

Ma saison préférée.

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L'automne est ma saison préférée, et de loin.
J'aime les petits matins frais et les journées qui ressemblent à l'été.
Le soir le Goût remet "une petite laine".

Les arbres font semblant d'oublier qu'ils vont perdre leurs feuilles.
Ils sont d'un vert printanier.
Certains se couvrent de feuilles d'un vert plus tendre.
C'est la période où l'automne joue parfois à l'été.

Puis vient le moment où les premières feuilles commencent à tomber.
Le moment où petits et grands traînent les pieds pour faire crisser les feuilles.
Le moment où le Luxembourg jaunit.
Le moment où les sénateurs tombent comme des mouches...

L'automne s'installe.
Il pleut.
Certains matins sont frisquets.
On sort les pulls.
On a envie d'un pull "moutarde".
On commence à râler.
Les premiers vendeurs de marrons sont déjà à l'œuvre.
Mais on a grandi alors l'odeur nous suffit...

Une certaine fébrilité commence à se faire sentir.
Les magasins scintillent, trop tôt, pour nous faire penser à Noël.

C'est déjà presque l'hiver.
Je n'ai pas vu passer le temps.
Je n'ai même pas encore quitté mes ballerines.
C'est l'automne.
Ma saison préférée...

22/09/2017

Et puis

On a commencé à recevoir des papiers des bailleurs.
Du nouveau, qui gruge.
De l'ancien, qui gruge aussi.
On va considérer que c'est la norme...

Et puis, on a reçu des déménageurs, plusieurs.
Tous "pro" à les écouter.
Tous avec des devis qui se tiennent.
Sauf un qui prenait 300€ de plus, on ne sait pourquoi, éliminé d'office.
On a regardé les avis sur ces "pros" sur le net.
Ils étaient tous "bons à jeter aux chiens".
Alors on a choisi au "feeling", sachant, que comme d'habitude, on allait y laisser des plumes.

Alors le Goût a continué a effacer nos données sur des tonnes de papier.
Des numéros de Sécu, des noms, des numéros de compte, même ceux de notre banque qui a fait faillite.

J'ai continué à trier, à laver, à repasser, nous n'aurons nos cartons que lundi.

L'Ours continue à bouder.

Un déménagement ordinaire en somme.

Déménagement, choix, hasard