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12/07/2020

Je suis revenue avec le Goût.

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Le Goût remarque souvent que j'écris comme si j'étais seule, d'écrire "je" lorsque j'écris ici.
Je lui dis "C'est mon espace à moi ! "

Donc, je suis revenue avec lui, son zona et la valise qu'on a promenée dans tout Paris.

Certaines lignes de bus ont tellement changé que parfois on se demande si elles n'ont pas disparu.

Nous avons vu le Cher, la Loire, nous avons lu, marché, joué avec un chat roux, j'ai même ressorti une vieille tapisserie.
Le plus étonnant ? J'ai brodé !

J'ai retrouvé Paris, le gel, le masque et le nez bouché qui va avec.

Aujourd'hui, les Parisiens sont ailleurs.
Paris sans eux est un plaisir de gourmet.
Ça se déguste.
Les touristes sont restés chez eux et Paris redevient une ville vivable, ma ville.

29/06/2020

Amour impossible

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45ème devoir de Lakevio du Goût.
Ce couple me dit quelque chose, mais quoi ?
Et à vous ? Que dit il ?
Lundi on le saura sans doute…
Mais ce serait bien si vous y mettiez les mots :
- Moraux.
- Ensemble.
- Incapable.
- Avril
- Fou
- Muet
- Cavalier
- Genou
- Claire
- Conte

Il l'avait emmenée voir "le genou de Claire", un des six contes moraux d'Eric Rohmer.

Il était resté muet devant tant de talent.
Elle, elle s'était ennuyée.
Elle avait failli s'endormir.
Une histoire qui commençait mal...
Il aurait pu penser que ce n'était pas une intellectuelle, qu'elle aimait la chasse, l'attente pour attraper le gibier.

Il lui avait proposé une partie d'échecs, lui avait pris son cavalier, il était fou de ne pas la laisser gagner.

Incapable de le supporter quelques heures de plus, elle était partie se blottir sous la couette.
En retrouvant la douceur de son oreiller elle aurait presque pu ronronner.

Lui avait marché dans les rues, désenchanté mais pas désespéré.
Elle était encore si jeune et lui, il le sentait bien, il avait déjà tout du vieux barbon.

Un ensemble de pièces d'échec en ivoire qui venait compléter sa collection lui avait redonné le sourire.

25/06/2020

L'hospitalité hospitalière.

L'Ours n'a toujours pas la forme depuis qu'il a eu "La" covid-19.
Oui, dès que c'est une saleté, c'est tout de suite féminin...
Bon je suis de mauvaise foi, le SIDA est resté masculin...

J'en reviens à l'Ours.
Il a eu son médecin en vidéo-consultation.
Il est allé la voir la semaine dernière.
Il est "bardé" de médicaments pour l'aider à respirer.
Mais il respire toujours "par cœur".

Ce matin, après une nouvelle mauvaise nuit, il est allé aux urgences de l'hôpital de sa ville de banlieue.
Il a eu droit au bracelet rouge des asthmatiques, ceux qui doivent passer en priorité car l'asthme est une maladie sérieuse et vous êtes vite "en état de détresse respiratoire" comme disent les médecins.

Il a eu droit au test "PCR".
D'après lui on lui a mis le goupillon dans la narine jusqu'au cerveau.
On lui a fait payer le test normalement pris en charge par la Sécurité Sociale.
Il y a prescription et tout, c'est l'AP-HP, un CHU mais on l'a fait payer.

On a vérifié ses "constantes biologiques".
Elles sont bonnes d'après l'interne.
Comme a dit l'Ours "On voit que ce n'est pas lui qui respire comme un poisson hors de son bocal".

Pis on l'a envoyé en ville faire une prise de sang et passer une radio des poumons.
Le "trauma post-covid" n'intéresse pas cet hôpital...

Comme la ville de banlieue où habite l'Ours manque de médecins, j'ai déjà accompagné l'Ours avec une crise d'asthme aux urgences de cet hôpital.
L'accueil était tout autre et le personnel était plutôt sympa.

Je comprends parfaitement que les applaudissements ne remplissent pas un frigo et que le gouvernement promet beaucoup mais tient peu.

Néanmoins, je continue à penser que le malade est prioritaire et n'est pas responsable des louvoiements des politiques.

22/06/2020

Vais-je devenir la nouvelle Marilyn ?

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Du rififi chez les dames ou autre chose ?
Cette toile de Jack Vettriano amène tant de questions…
Qu’en pensez-vous ?

Norma Jeane n'était pas la blonde incendiaire de "Les hommes préfèrent les blondes", c'était une jolie pin-up qui avait posé pour un calendrier.

Elle fut transformée en Marylin par des opérations du nez, du menton et, comme l'époque le voulait à Hollywood, l'arrachage des dents de sagesse voire des molaires.

Elle devint une star.
Elle mourut à trente-six ans...

Derrière moi, celui-là, veut faire de moi la nouvelle Ava Gardner.
Pourtant je suis belle, je suis jeune, j'ai l'avenir devant moi et j'ai déjà tendance à aimer boire.

Que vont ils faire de moi ?
Dois-je accepter des transformations pour voir mon nom en haut de l'affiche ?

Lorsque je vois ces femmes que l'âge et la chirurgie ont transformées en sorcières de Halloween, je ne suis pas sûre de le vouloir...

21/06/2020

J'ai testé pour vous.

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Hier, nous avions rendez-vous avec une amie devant le café Pouchkine.
D'après le Net, il était ouvert.
D'après les grilles, il était fermé.
Nous avions prévu d'aller faire un tour aux Tuileries mais le Goût, avec ce zona, se met à boiter rapidement même s'il ne se plaint pas.

Alors, nous sommes allés à Lafayette Gourmet pour acheter du miel et du pâté de Houdan, les petites faiblesses du Goût.
Enfin deux des petites faiblesses du Goût...
Il a beau dire que sa plus grande faiblesse, c'est moi, je le connais...

J'avais déjà constaté que ma ville n'était plus ma ville.
Ainsi, la rue des Abbesses, sans les touristes, vivote.
Il n'est pas besoin d'être un Parisien pour comprendre qu'avec un seul boucher et des dizaines de restaurants, une rue n'appartient plus à ses habitants et que la priorité des restaurants n'est pas le chaland du coin.

Eh bien, les Galeries Lafayette, sans ses hordes de touristes, c'est pareil.
Hier, il était facile de respecter les distances de sécurité.
Pas un Asiatique avec grands sacs Vuitton, Chanel, Givenchy, à l'horizon !
Le magasin était redevenu parisien.
Blasé et fauché...

C'est dommage finalement que tous ces cadres sortant de grandes écoles de commerce oublient qu'une ville appartient d'abord à ses habitants et que ce ne sont pas des produits à vendre mais des villes à faire vivre.

Toutes les capitales européennes vivent la même chose avec un certain soulagement.
Hélas on sait que ça ne va pas durer, nous redeviendrons des marchandises à vendre aux touristes...