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28/07/2020

Je m'accroche.

paris,chaleur,masques

Le Goût ne craint pas la chaleur.
Moi oui !

Hier, il m'a proposé de retourner au BHV échanger un livre.
Livre acheté par moi et déjà lu par la même...

Il faisait chaud mais dans mon coin parisien, on a toujours droit à une légère brise.
Brise bienvenue l'été, bise glaciale l'hiver.
Nous avons pris le 21, masque sur le nez, qui nous a mené jusqu'à la Seine.
Malheureusement, chaleur et masque ne font pas bon ménage et respirer devient la priorité mais surtout un enfer.

Descendus à Châtelet, avons vu avec tristesse les restes de Notre-Dame, absorbé notre dose de pollution, revu la place de l'Hôtel de Ville aussi vide que la dernière fois.

Heureusement, il faisait frais dans le BHV.
J'ai rendu mon livre, le Goût en a acheté un.
Il croit l'avoir déjà lu.
Nous le rapporterons sans doute.
Jamais deux sans trois...

Nous avons mangé notre première glace de l'année à l'angle de la rue Rambuteau et de la rue du Temple.
Ce café tabac est devenu un truc chichiteux mais avec un personnel plutôt courtois.
Le Goût a pris son diabolo fraise, sa madeleine.
Il doit revoir toutes les filles de sa jeunesse devant chaque diabolo fraise...

Celui là n'avais pas un goût de jeunesse.
La limonade bio était à l'agave.
J'ai bien aimé.
Le nostalgique moins...

Reprendre le bus chauffé à blanc n'a pas été la partie la plus agréable.
Je n'ai même pas eu l'envie de regretter ce sac soldé 335€ après les 50% de remise.

C'était bien quand même.

25/07/2020

Paris sur virus.

paris,naissance,hasard

Je suis née à Paris de parents parisiens.
Je n'en sais pas beaucoup plus...
Mon arbre généalogique, pour le peu que j'en connais, ressemble plus à du gruyère avec que les trous qu'à une lignée connue et continue.
Mon père disait que j'avais "du sang italien".
Je n'ai pas approfondi, 
je ne sais rien de plus et mon père est mort.

Ma grand mère maternelle était issue de parents belges.
Sa mère était Bruxelloise, son père venait de Bruges.
Le hasard a fait que j'habite aujourd'hui juste à côté de l'endroit où je suis née.
La boucle serait bouclée ?
Pas vraiment !

En ce moment, j'aime moins Paris.
Un Paris où il faut prendre rendez-vous pour aller au musée.
Un paris où les cafés s'étalent dans le caniveau.
C'est pas bien baisant que prendre un café à côté d'une poubelle.

Alors, par moment je rêve de province...
Mes sœurs ont quitté Paris et ne songent pas un instant à y revenir.

Pourtant, Paris sur virus a du bon.
Il n'y a pas de touristes !
Rien que ça, c'est reposant, sauf pour les commerçants évidemment...
Montmartre n'est pas à la fête, les boutiquiers font la tête.
Ce n'est peut-être pas le moment de leur dire qu'il ne fallait pas miser que sur les touristes, leur filer du surgelé et mépriser le client local.
Le Parisien ne se fie qu'aux cartes courtes, ils auraient dû le savoir, c'est leur métier...

"Paris sur masque" ne respire pas la gaîté.

22/07/2020

Rupture de stock !

"la poupée merveilleuse",boules puantes

Hier, comme prévu, nous sommes allés à "La poupée merveilleuse".
Ce magasin de "farces et attrapes", je le connais depuis si longtemps que rien que l'idée d'écrire l'année me fait peur.
L'Ours n'était pas né, c'est dire...

Nous étions partis à la recherche de "boules puantes".
C'est sans danger, ça pue et lorsque ça arrive au milieu d'une "fête" ça jette un froid.
Même les plus ivres, ceux qui jettent les bouteilles vides par les fenêtres, ne savent plus quoi faire pour échapper aux miasmes.
Ça suffit généralement pour arrêter la "fête" car les invités s'enfuient rapidement.

Nous les avons repérés, ces fauteurs de vacarme.
Ils habitent au premier étage d'un immeuble de la rue.
Il suffit de bien viser, le Goût est assez doué.
Nous avons déjà expérimenté, ça calme bien.

Hélas, "La poupée merveilleuse" est en rupture de stock !
D'après la boutiquière, le déconfinement a provoqué une liesse bruyante dans Paris au point que la distanciation sociale a été oubliée et le respect du repos d'autrui aussi.
Les habitants les plus calmes du Marais, quartier particulièrement bien pourvu en fêtards, ont utilisé en masse les boules puantes pour accéder au sommeil...

Nous avons été surpris de voir ce quartier aussi vide, on se serait cru revenu au début des années 70, quand le quartier s'éteignait vers 19h30.
Pas de touristes !
Le BHV, qui se prend pour le "Bon Marché", était quasiment vide et on trouve de nouvelles enseignes à tous les coins de rue.

Nous avons quand même ramené notre baguette d'un boulanger qui tient le coup depuis plusieurs années.

Nos balades parisiennes nous montrent un Paris plus calme, sans files de cars stationnant au milieu de la rue mais pas sans voitures...

17/07/2020

Le dernier mot

p'tite soeur et son père,dernier mot

La petite dernière qui fêtera son anniversaire le 31 juillet n'a pas la langue dans sa poche.

La veille du départ en vacances avec ses parents et sa sœur, elle se fait remonter les bretelles par l'Ours pour une raison que j'ignore et part en "mourgounant".

La petite n'est pas rancunière.
Elle revient donc rapidement se mettre son père dans la poche...

Après un câlin, elle le prévient :

- Papa ! Manou est ta tête de Turc et elle ne vient pas avec nous, alors ne compte pas que je vais la remplacer pendant les vacances !

Je pense que son père a bien retenu la leçon.
La petite le retourne comme une crêpe.
La grande ne se débrouille pas mal non plus.

Ah ! Les pères de fille...

15/07/2020

Montmartre nous appartient.

Rentrer chez soi c'est bien.
C'est encore mieux lorsque votre ville ressemble à celle que vous avez connue.

Les Parisiens ont « fait le pont » et les touristes sont absents.
Ce n'est pas le Paris de Doisneau mais avec un peu d'imagination, on peut se revoir enfant jouer à la marelle.

Nous avons repris notre « promenade de confinement ».
Nous avons fait attention de ne pas prendre une fois de plus la photo de ce petit morceau du Sacré Cœur qui apparaît au coin du cimetière Saint Vincent car en trois ans nous l'avons beaucoup prise...
Marcher tranquillement le nez au vent.
Recevoir trois gouttes de pluie.
S'arrêter à la boulangerie.

Puis revenir tranquillement.
Savourer pleinement le calme de la rue où personne ne traîne sa valise à roulettes en suivant un « concierge » qui a les clefs de la moitié des appartements AirBnB du coin.

Profiter de l'instant.
Septembre est encore loin...

Montmartre, Paris sans touriste, calme