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01/08/2018

Août à Paris.

Le Goût est malade depuis notre retour, la clim dans le train puis la pluie bienfaisante qui nous a trempés en sortant de la gare.
En tout cas, il tousse et a de la fièvre.

Comme la fièvre croît et ne redescend pas, il a commencé à chercher un médecin.
Notre généraliste est en vacances, les autres aussi.

Paris au mois d'Août est notre mois préféré à Paris.
Bon, à condition de n'avoir besoin ni de dentiste, ni de médecin et à peine besoin de manger.
Le Goût m'annonce qu'il vient de trouver un centre médical.
Il tente...
Il ira peut-être ce matin s'il n'a pas la flemme.
Je le piétinerais quand il fait des choses comme ça.
Comme le Goût supporte avec dignité les grandes douleurs mais surtout pas les rhumes aggravés, genre bronchite, nous allons continuer à chercher.

Ce matin, l'air martyr, il me dit,  je cite "Ma jambe ne me porte plus".
Je m'alarme, je suis prête à tenter les urgences où à appeler les urgences médicales, refus de l'intéressé qui part quand même sur ses deux jambes et attends que je le regarde pour boiter bas...

Le Goût réfléchit à ce qu'il va faire pour sa santé en faisant une partie de Freecell.
Pendant que les cartes montent se ranger toutes seules, ma tension monte.
S'il meurt, ce ne sera pas d'une bronchite, non.
C'est juste que je l'aurai tué...

Août, Paris, Goût, malade

30/07/2018

Sans "O", quel pastis !

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Je récidive en vous proposant Sans les O ! 
Est-ce que cela sera plus facile ?...
A voir ! A tenter !
C'est assez tordu, ce truc, euh, assez bizarre !

Consigne 2 : c'est plus amusant de corser la chose, euh, de compliquer, enfin je veux dire d'épicer le dernier devoir travail avant les vacances !... 
Vous écrivez une lettre à votre frère dès votre arrivée en villégiature dans la villa héritée de vos parents. Villa que vous partagez avec lui chaque été, lui en juillet, vous en août... (là, je ne peux pas enlever les o...)
Lecture lundi.
Après, pause d'été, promis, ah zut !  euh... en vérité

 

Cher Frank,

Je viens d'arriver à la villa, le ciel est bleu, la mer est verte, et la fenêtre bat la mesure avec le vent…

Il fait beau, le lapin se cache dans les herbes hautes, que peut-il faire d’autre ?

Cette lettre est un véritable pensum.
Ma maîtresse est dingue !

Il est difficile d'écrire, même à ce cher Frank, que j'attends en battant la mesure.
Une valse ! Je veux danser une valse !
Il me manque quelqu'un avec qui être en phase avec ce climat du Sud, je cherche des yeux sa serviette.

Pas de gens mats, que des gens vaguement hâlés, autant dire du « faux mat »…

Franck, je te quitte, je vais piquer une tête en espérant remarquer quelqu’un qui me plaise.

Tendrement

Ta frangine préférée.

 

26/07/2018

Triste nouvelle.

Triste nouvelle.

Ce matin, j'ai les larmes aux yeux.

Mab et son humour ne sont plus.

Le jardin doit faire triste mine, les roses se sont refermées.

Je n'arrive pas à croire qu'après Sister, Mab ait fait le grand saut vers l'inconnu.

Je pense à Maky, à sa fille et à ses petits enfants.

Eugénie va continuer à grandir, devenir une jeune fille, elle n'oubliera pas sa grand'mère.

Arthur, Victor et Henri sont déjà presque des hommes, des hommes qui vont connaître le manque.

Mab, tu nous manques déjà.

23/07/2018

Moi j'aime pas la mer.

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Aaahhh... Marguerite !
Tu en as raconté des âneries tout au long de ta vie, somme toute assez longue compte tenu de tes addictions.

Tu as écrit longuement sur la baie d'Halong.
Tu as eu un prix pour un amant fantasmé.

Tu as passé les dernières années de ta vie aux Roches Noires, dans cet ancien hôtel de luxe de Trouville.
Tu as passé tes nuits à le guetter ce marin de pacotille.
Celui qui préférait les garçons mais toi tu l'acceptais plutôt qu'assumer ta solitude de femme vieillissante.

Aujourd'hui, tu veux qu'on parle de cette mer, qui pour moi n'en est pas une, trop chaude, trop polluée, trop fréquentée.

Tu nous parles de pastis, Marguerite !
Toi qui as su écrire la douleur, l'absence, le manque, tu oses nous proposer un pastis après un bain matinal.

Tu es coupable, forcément coupable,coupable de mauvais goût.
"Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée." Écris tu.
Aaahhh.... Marguerite... Tu me déçois ! Si encore tu m'avais proposé de l'absinthe, comme Verlaine, Rimbaud et bien d'autres !
Mais non ! Du pastis ! 

16/07/2018

C'est encore loin la mer ?

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"A dix huit ans, j'ai quitté ma province bien décidée à conquérir Paris".

Je suis arrivée Gare de Lyon, éblouie.
J'ai regardé "Le train bleu" et j'ai décidé que la prochaine fois 
j'oserais m'installer dans l'un de ses fauteuils.

Je n'avais pas grand'chose : Ma valise et une lettre de recommandation pour une amie de ma grand'mère susceptible de me louer une chambre.
Même une pas très dégourdie comme moi pouvait faire son chemin dans le Paris des années soixante.
J'ai travaillé, j'ai étudié.
Je suis devenue plus parisienne qu'une Parisienne de souche !
Regardez autour de vous, Paris est surtout peuplée de gens venus d'ailleurs.

Bon, j'avais encore des émerveillements de petite provinciale.
Le Parisien de souche ne va pas à la tour Eiffel.
Il ne la regarde même pas.
La visite organisée avec sa classe lorsqu'il avait huit ans lui a suffi.
Je ne me suis pas mariée. J'ai pris un chat. C'est plus doux qu'un homme et tout aussi égoïste.
Aujourd'hui, j'en ai assez de Paris mais j'ai décidé que non, je ne retournerai pas dans ma ville de province, triste à mourir.
Je veux vivre au bord de la mer.
La femme mûre qui attend son train maintenant, celle qui a bazardé sa vie parisienne, ne ressemble plus à la jeune fille qui allait dans l'autre sens.
Elle a perdu quelques illusions et pris quelques kilos.
Elle sait qu'elle pourra faire son trou ailleurs...