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25/08/2017

Un jour prochain, pas si prochain, en fait...

Mon ordinateur va mourir.
Il refuse les dernières mises à jour.
Il n'est plus vraiment coopératif.

Il a vu naître Merveille.
Une Merveille qui grandit.
Une Merveille à la dent dure et la langue pointue.
Une Merveille aimante avec sa sœur.
Une sœur P'tite Sœur qui se laisse aimer.
Une sœur qui n'imagine même pas qu'on puisse ne pas l'aimer.

Les deux se sont intéressées à tout, à la nourriture des animaux, aux espèces menacées.
Toutes sont en fait menacées.
Et toutes menacées par une seule espèce, l'Homme.

Je crois qu'il ne sera plus possible d'emmener Merveille seule à Paris car P'tite Sœur a compris l'utilité des grands parents.
Elle a été longue à nous accepter mais aujourd'hui, elle rattrape le temps perdu.
Nous ?
Et nous, nous nous couchons sur les rotules et nous endormons comme des masses.
Comme le panda roux du Jardin des Plantes...

les filles,le temps qui passe,la vie

 

23/08/2017

Lumière d'août.

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Pour la première fois le mois d'août me semble interminable.
On dirait que tous les commerçants, même à Paris, ont choisi de fermer en même temps.

Mon coin, qui n'était déjà pas remuant, est quasiment mort.
Il nous faut faire des kilomètres pour trouver du pain.
Heureusement aujourd'hui, on conduit les filles au Jardin des Plantes.

Pour moi, les "mais Mamiiie ! " de Merveille.
Pour le Goût "les secrets".
P'tite Sœur nous dira "j'en ai marre de...", manger, marcher, attendre, etc.
Puis elle attrapera "la maladie des jambes" pour que le Goût la porte sur les épaules.
Et ce sera bien...



21/08/2017

Le temps passe...

lakevio.jpg

On s'est connu, on s'est reconnu.
On s'est perdu de vue et on s'est retrouvé.
On s'est connu quand on avait quinze ans.
J'arrivais dans mon troisième établissement de l'année.
Je venais même de perdre un an en arrivant en milieu d'année dans ce lycée.

Les clans étaient formés, j'arrivais donc comme un cheveu sur la soupe.
Mais je l'ai vue.
Elle était comme moi, enfin presque.
Elle était travailleuse, ne connaissait pas les colles, elle.
Mais comme moi elle était plutôt solitaire.

Nous nous sommes reconnues.
Nos mères, si peu à la maison, trop souvent dehors...
Sa sœur, les miennes.
Notre amitié est née d'un sort commun...

Le temps a passé.
Elle me doit trois jours d'exclusion.
Elle qui ne bronchait pas avait participé à une lettre qui nous avait toutes envoyé chez le proviseur.
Nous avons continué à nous voir avec notre idée fixe, quitter le nid si peu familial.

Je suis partie la première.
Elle a hésité puis le divorce de ses parents qui se précisait lui a forcé la main.
Elle ne voulait pas rester juste pour s'occuper de son père.
Nous étions libres.
Nous avions choisi de travailler et de continuer nos études.
Nous avons connu nos maris presque en même temps.
J'étais à son mariage et elle était au mien.
Elle a eu quatre enfants comme elle se l'était promis à quinze ans.
Nos vies ont été chaotiques mais plus riches que celles de beaucoup...

18/08/2017

Non Jef, t'es pas tout seul.

Belgique, moules, frites, Brel

Depuis le mois de juin, depuis que j'étais allée faire un tour à Trouville, j'avais envie de moules et puis de frites.

J'aurais pu aller passer la journée à Bruxelles.
Le train est parfois très attractif mais je n'y ai pas pensé.
C'est dommage...

Juillet et Août à Paris, ce n'est pas vraiment le moment pour manger des moules.
J'en avais envie, de ces moules.
Il me fallait un endroit touristique, un endroit avec du monde.
Je n'avais pas envie d'une intoxication.
On devient presque prudent avec l'âge...

Non Jef, t'es pas tout seul, arrête de te répandre, arrête de répéter...

Eh oui ! Les moules, ça te fait penser immédiatement à Brel.

J'ai mangé mes moules, jusqu'à la dernière, c'était bien.
Le Goût avait sa friture de petits poissons et sa bière.
Il a aussi trouvé deux livres de poche à la Librairie Gallimard.

C'était une bonne journée.
Depuis, la demi-vieille et la fausse blonde me trottent dans la tête.
Il pleut, je vais bientôt abandonner Jef.


16/08/2017

Souvent...

Souvent, trop souvent, je vous parle des mes petites filles, de mes promenades parisiennes, de mes recherches de la chaussure idéale.
Non, ce n'est pas la charentaise.

Je vous parle aussi de mes indignations nombreuses.
Finalement je vieillis mais je garde intacte cette capacité à m'indigner.
A râler diront les esprits chagrins.

Par exemple ?
Eh bien je déteste déguster un œuf coque bourré d'insecticide alors que je me laisse dévorer par les moustiques pour ne pas utiliser les prises.

Je ne supporte pas de me laver les dents en laissant couler l'eau alors que les gouttières de mon immeuble coulent encore huit jours après une averse.

Je déteste jeter du pain, il finit souvent grillé.
Oui, en ville on trouve peu de poulaillers même si les dindes sont nombreuses.
Il suffit pour en être convaincu de regarder dans le train.
Oui, la femme en face de vous, celle qui a l'œil éteint, est en train de jouer avec son téléphone.

Alors souvent, j'évite d'écrire.
Je fais rire le Goût en lui racontant des horreurs.
Je passe ma vie chez le dentiste alors je rentabilise en ayant la dent dure...

eau gaspillée, oeufs, malfaçons

eau gaspillée, oeufs, malfaçons