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06/05/2018

La mauvaise éducation.

Hier, on avait besoin de café.
On a donc pris le bus tranquillement.
Nous étions plusieurs à l'attendre sur la petite place et il faisait beau et chaud.
Un vrai temps à manif...
Arrivés Place Clichy, le bus nous a lâchés alors on a continué à pied jusqu'à la rue Tronchet.
Nous n'avons pas vu un seul manifestant mais des forces policières en pagaille, des rues barrées.
Evidemment notre boutique était fermée pour cause de déménagement...
On a donc continué vers l'Opéra, toujours sans manifestants mais toujours avec la police.
Je pense que les manifestants avaient déjà atteint la République mais la police était toujours là.
On a donc décidé de boire un café à celui des Galeries Lafayette Gourmet.
On a attendu, attendu, il n'est jamais venu.
Je parle du serveur.
En partant, j'ai dit au manager qu'on reviendrait lorsqu'il serait rodé.
Au Galeries Lafayette, le café change toujours d'enseigne.
Parfois c'est bien, d'autres fois, c'est foutraque.
Là, c'était foutraque...

On s'est replié sur un autre café, celui de la rue Auber et qui a le malheur d'être situé devant un arrêt de bus à touristes.
Et non, le Français ne détient pas le record de la mauvaise éducation !
Dans ce café, s'installent des gens qui ne commandent rien, utilisent les sanitaires, beurk et s'envolent à l'appel de leur guide.

Mais le sommet de ce que j'ai pu voir a été atteint hier.
Trois femmes dont une qui bouchait le chemin, une qui donnait un biberon à un gamin, au plus fort de son sans-gêne j'ai cru qu'elle allait le changer sur la table !
La troisième visiblement ne connaissait pas les usages de la politesse la plus élémentaire...

Elles sont restées là, discutant à voix très haute.
Je sais tout de leur voyage annulé en Bretagne, alors qu'elle n'avaient pas même commandé un café.
Le serveur, un jeune homme charmant à qui j'ai demandé si c'était normal et si ça ne le dérangeait pas m'a dit "Mais il y a un écriteau qui dit que les toilettes sont réservées aux consommateurs ! "
Il était touchant de naïveté...

café, rue Tronchet, manifestation

04/05/2018

Ce n'est pas le pied.

jjp,pied,garches,versaille

Hier, JJF est allée à Garches, pour se faire déplâtrer le pied.

Le plâtre à peine retiré, son pied s'est rebloqué dans cette position si difficile à décrire.

JJF depuis deux ans se déplace avec des béquilles.
Ses épaules souffrent et s'abîment, elles aussi.
Pour aller au centre ville, l'Ours pousse son fauteuil.

De Garches, elle a été conduite à Versailles.
Hier son pied bloqué refusait d'être manipulé.

Elle ira à Versailles trois fois par semaine.
J'espère qu'ils vont réussir mais ça n'a pas l'air gagné d'avance.

03/05/2018

Entendu à la radio…

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Aujourd’hui j’ai envie de gifler quelqu’un.
Ce matin, j’ai entendu à la radio Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, expliquer  que le retraité ne sert à rien et coûte de l’argent.
Un auditeur avait téléphoné à France Inter pour demander pourquoi les retraités ont vu leur retraité amputée de 1,7 points de CSG alors qu’on avait supprimé « l’exit tax » au profit de gens qui ne manquaient de rien.
Après avoir bafouillé que cette « exit tax » n’avait rien rapporté et qu’elle décourageait les entreprises de s’établir en France, que même moi qui ne suis pas une fiscaliste je sais que c’est une bêtise, il avait ajouté « les entreprises créent des emplois alors que les retraités… euh… Ben ils ne créent pas d’emplois…»
Ce ne serait rien s’il n’avait ajouté « Et puis seuls les retraités aisés paient cette augmentation de la CSG ! »
J’ai failli jeter la radio par la fenêtre !
La retraitée aisée que je suis est aisée de 700 € mensuels ! Sous le seuil de pauvreté !
Elle est revenue à son niveau d’il y a dix ans !
Et il m’a ponctionnée de quatorze €uros !
Il se fout de nous !

01/05/2018

Que d'eau, que d'eau (la suite)

Pendant que nous attendions vainement le salaire du Goût, qui comme Sœur Anne, ne voyais rien venir nous tentions, ma voisine et moi, de faire parler notre propriétaire.

Sans grand succès...
Des quatre chambres de bonne, une seule était décorée de croix gammées et d'affiches vieilles d'une soixantaine d'années.
Nous avions trouvé un biais : Lui demander pourquoi nous n'avions pas les chambres de bonne qui allaient avec nos appartements.

Personne n'en avait l'usage mais...
Elle tergiversa et finir par nous dire qu'elle avait eu des ennuis avec des locataires et que désormais les chambres de bonne resteraient vides.

Mais revenons en à cette histoire d'eau.
Nous avions le chauffage central, nous habitions le dernier étage et nous avions une arrière-cuisine.
Un jour notre charmante propriétaire nous a demandé l'autorisation de venir vérifier quelque chose dans cette arrière-cuisine.

Elle est venue avec son mari, qui marchait "au pas".
Il a ouvert une trappe, il a "trifouillé" et ils sont repartis.

Peu de temps après, nous avons reçu une facture d'eau extravagante.
Après consultation des statistiques sur le Web, nous aurions eu la consommation d'eau d'une à une famille de douze personnes prenant des bains plusieurs fois par jour.

"Madame de.", qui était venue nous rendre visite, a suggéré de fermer tous les robinets, y compris celui de la chasse d'eau puis d'aller relever notre compteur d'eau,qui se trouvait à la cave, de noter et de le noter le lendemain matin.

Ô stupeur ! Tous robinets fermés, le compteur comptait imperturbablement ses mètres cubes d'eau !

Je passe le détail des évènements mais il s'est avéré que notre propriétaire, aussi riche qu'avare, faisait payer l'eau du chauffage central de l'immeuble et des parties communes, eau qu'elle facturait à nos voisins et déjà incluse dans les charges.

Après avoir réclamé des explications un peu plus précises que "vous me devez ça" à la propriétaire sur notre facture d'eau, nous n'avons plus jamais entendu parler de cette facture.

Eau, arnaque, propriétaire

30/04/2018

Le tableau.

lakevio.jpg

Mais quelle idée d'aller aux Puces ! Je n'ai jamais aimé ce coin.
Je n'aurais jamais pensé y retourner si une de mes amies n'avait pas eu, pendant un petit moment, un stand dans le coin des antiquaires.

Nous avions en commun une jeunesse difficile.
Tel-Aviv et d'autres choses qui n'ont pas leur place ici.

Je suis allée avec elle au "marché aux voleurs" sous le périphérique.
On y trouve de tout, des chaussures, des petits meubles, des pneus et même des œuvres volées dans les musées de province.

Je suis tombée en arrêt devant cette croûte.
Mon amie ne comprit pas mon emballement quand je me suis retrouvée l'heureuse propriétaire de ce tableau, vaguement enveloppé dans du papier journal.

Je regrettais déjà cet achat que je n'aimais pas vraiment.
Il me faisait penser à mon père, il matérialisait cette haine du Soviétique.
Haine qu'il a traînée toute sa vie, depuis l'arrivée des Russes dans son camp pour le "libérer".

De retour au stand de mon amie, cette dernière à consulté le "Bénézit", cette bible des antiquaires, par acquit de conscience.

"Mon" tableau y était répertorié.
Hélas comme oeuvre volée.
Il avait été dérobé dans un petit musée.
Il a fallu le signaler et le rendre.

Je suis rentrée heureuse.
Je n'avais plus pensé à ce tableau jusqu'à aujourd'hui.