Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/09/2022

Livraison en moins de trois heures !

livraison,rapidité,embouteillages

J'habite un très bel arrondissement de Paris.
Je peux aller à pied au Parc Monceau ou au Ternes.
Les restaurants ne manquent pas.

Petit bémol car rien n'est parfait, ces restaurants sont hors de prix.
On voit les chauffeurs attendre leur patron ou leur député devant des voitures de luxe en mangeant leur "jambon-beurre"...

Alors que ce coin de Paris est très calme, peut être même un peu ennuyeux, les travaux d'extension du tramway entraînent des difficultés de circulation qui gâchent tout.
De plus, ce que j'avais oublié en revenant habiter ce coin, c'est qu'il
manque cruellement de magasins de bouche.
Les quelques rares boutiques qui vendent autre chose que des pull à un bras pratiquent des prix, mais des prix... Je ne trouve même pas mes mots !
Même "astronomiques" me semble un euphémisme...

Alors, il nous arrive d'aller dans la banlieue voisine chez un distributeur, un magasin immense, que je n'aime pas mais qui a le mérite de vendre de la lessive au prix de la lessive et pas du caviar.

Nous y sommes donc allés tranquillement, avons rempli notre chariot, avons payé la livraison.
Il était 17H environ et trois heures plus tard, "maximum" disaient-ils, nous devions être livrés.
Nous sommes allés boire un café et sommes revenus à la maison.
Nous attendions entre autres achats, de quoi faire notre dîner.
Il nous restait de quoi dîner mais tout juste et ce fut frugal.
Nous avons été livrés à 22 heures 3O.
Le Goût a téléphoné pour demander pourquoi il devait dîner au restaurant alors qu'il attendait ses victuailles au plus tard vers 20H.
Je vous préviens tout de suite : Ils ont réponse à tout.
Une chose est sûre : Ce n'est pas leur faute.

 

05/09/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°135

devoir de Lakevio du Goût_135.jpg

Cette toile de Nicole Bellocq me rappelle quelque chose.
Mais à vous ?
Inspire-t-elle une histoire quelconque ?
Si oui, j’aimerais qu’elle fût close par « Alors, tu as honte de a vieille mère ? »

J’aimerais vous lire lundi, même si « la rentrée » c’était hier…

Depuis que j'ai vu le tableau proposé par le Goût, j'ai une chanson qui me trotte dans la tête :
"Voici pour cinq francs du thym, de la garrigue, un peu de safran et un kilo de figues"...
C'est tout comme inspiration.
C'est maigre, non ?

Il faudrait que je m'attache à un personnage, que je lui invente une vie, un amour impossible, une mère possesive pour placer la phrase finale.
La mienne ne collait pas du tout dans le tableau.
D'ailleurs elle n'a pas eu le temps de devenir vieille...
Je ne vois donc là qu'un petit marché.
Je me demande de quoi parle la jeune femme au chemisier blanc qui discute avec une autre jeune femme.
Je suis sûre qu'elle parle d'amour et de sa mère qui, attendant depuis trop longtemps qu'on lui présente l'élu, a osé lui dire "Alors, tu as honte de ta vieille mère ?"

03/09/2022

Bientôt le retour des diligences ?

20220828_211409.jpg

J'en ai sans doute déjà parlé mais...
Voilà, j'ai deux soeurs qui vivent dans la même ville.
Pas une ville perdue au milieu de nul part, non.
C'est tout de même une sous-préfecture !

Ma soeur, veuve, vit seule.
Elle a descendu son escalier mais mais sur le dos à deux heures du matin.
Son état et sa solitude auraient dû lui donner accès aux urgences.
Elle s'est relevée à grand' peine, a appelé les pompiers, qui ont décliné.
Puis le 15, qui lui a répondu "Prenez un Doliprane et recouchez-vous ! "
Le mari de mon autre soeur est venu le matin même, l'a emmenée aux urgences à 9 heures et est resté à l'attendre. 

Nous sommes arrivés lundi après-midi, le même beau-frère est venu nous chercher et nous a menés à l'hôpital où nous avons attendu de conserve.
Nous en sommes tous sorti à 18h30.
Neuf heures d'attente pour une radio, une injection et une ordonnance, on va dire que "c'est normal"...

Elle est restée plusieurs jours incapable de se mouvoir correctement à cause de la douleur.
Nous avons assuré l'intendance, les courses, le ménage, la cuisine, la compagnie.
Ma soeur n'a pas, pour user d'euphémisme, un caractère facile.
Sa maison est grande et pour accompagner sa solitude, elle a acheté un chien encore bébé.
Vous connaissez les bébés ? Ça chougne, ça a faim, ça fait des âneries, des saletés.
Un chien c'est ça mais en pire, enfin celle là...

Hier, nous sommes rentrés, arrivés à la gare, nous avons appris que nous allions faire une partie du trajet en car, faute de conducteur pour le train prévu, voyage sous un violent orage, le train a attendu, nous sommes enfin arrivés à Paris.

Nous avons constaté que notre pays n'est pas à une incohérence près :
- Moins de trains alors qu'on nous demande de laisser nos voitures au garage.
- Des urgences qui portent bien leur nom mais sont de plus en plus lentes.
Pire, dans la ville où habite ma soeur, on va fermer le service d'urgences pédiatriques faute de pédiatre.

Vous avez aimé la canicule ?
Vous allez adorer la rentrée.

16/08/2022

Lumière d’août…

P1140023_Paris_XVII-XVIII_avenue_de_Saint-Ouen_rwk.jpg

Hier, nous sommes allés acheter un aspirateur.
Notre aspirateur n’aspirait déjà pas tellement et ça paraît bizarre mais en plus il s’est mis à démarrer tout seul.
Rien qu’à le regarder en entrant dans la cuisine, il démarrait.
Comme c’est assez inquiétant, le Goût m’a dit « Viens, on va chercher un aspirateur ! »
On est allé Porte de Saint Ouen, chez D…
Je n’aime pas ces magasins mais comme nous avions un « bon cadeau » de 10 €, autant qu’il serve.
Il faut dire aussi que le Goût et moi ne voulions pas un aspirateur pour les mêmes raisons.
Moi, c’est pour éviter la corvée de balayage que le Goût évite avec constance.
Lui, c’est parce qu’il n’a pas envie de démonter entièrement mon ordinateur pour changer des composants à cause de la poussière qui empêche la ventilation de fonctionner.
Nous avons pris un chemin que je suis bien contente de ne jamais prendre.
Je déteste ce que je vois depuis le tramway entre la porte d’Asnières et la porte de Saint-Ouen.
Mon dieu que les portes de Paris sont tristes et laides !
Le Goût m’accuse de « discrimination sociale ».
Bon, je ne suis pas très accommodante avec certaines gens et je me méfie quand on regarde mon sac à main.
Arrivés et remontant l’avenue de Saint-Ouen, j’ai vu « ceux qui ne partent pas ».
On peut mesurer la pauvreté à la population des quartiers un 15 août…
Plus elle est importante, moins les gens qui vivent là sont aisés.
J’ai montré au Goût un pauvre jeune homme couché sur le banc d’un abribus.
Ce garçon semblait dans un triste état.
Nous avons bu un café à une terrasse.
Il était immonde mais les gens du café étaient si gentils qu’on savait que ce n'était pas des vrais garçons de café parisiens.
Puis nous avons ramené une baguette autrement réussie que celle du boulanger en bas de chez nous.
Bon, l’aspirateur aspire, c’est bien…

12/08/2022

Paris sur canicule.

560x315_couv_sempe.jpg

On a rendu les filles juste à temps !
Dès leur départ, le thermomètre a grimpé.
Et les "Mais Mamie !!! " disparus, je suis redevenue inefficace et de mauvaise humeur à force d'être calfeutrée.

Le seul boulanger ouvert nous a vendu du pain congelé ce chacal !
Du pain congelé !
À moi dont une des soeurs a été boulangère !
Bon, elle comptait ses écus mais son pain était aussi mauvais que celui du boulanger qui vient de remplacer celui qui faisait du vrai pain...

Comble de malheur, Sempé est mort !
Je sais bien que la canicule tue les vieux mais je me sens orpheline du Petit Nicolas même si comme moi, il a beaucoup plus vieilli que bien vieilli si j'en crois les films.

En plus, les programmes de France Inter ne sont pas à l'image de cet été brûlant.
Il sont juste mauvais et ennuyeux.
J'essaie de lire.
Ce n'est pas un succès non plus.
Je me suis lancée dans une saga, mauvaise, et je lis quelque chose qui ne me brûlera pas les neurones.
L'histoire des Pleïades réécrite en roman de gare...

Heureusement que j'ai bien profité des filles.
Merveille abuse de son droit d'aînesse.
Elle menace sa soeur qui se colle à moi de "lui casser les dents".
C'est bien aussi.