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06/06/2017

Un couple ordinaire.

Un matin comme les autres.

Le matin, j'aime le silence, le Goût parle.
Le soir c'est l'inverse...

Ce matin, comme d'habitude, je dors à moitié devant ma tartine.
Je ne prends plus mon petit déjeuner au lit.
Je n'aime plus ça.
Le Goût parle de culture alors que je n'ai même pas encore le cerveau connecté :
- Le gouvernement précédent à voulu supprimer les langues mortes !
- ...
Il insiste :
- Ils veulent tous faire des économies.
- Peut-être mais elle
 continue le latin...
- Mais tu parles de qui ?
- Mais c'est quand même facile ! C'est la fille de...
- Et je le sais comment ?
- Tu écoutes parfois les réponses ?
- Tu es la reine de la mauvaise foi, je ne te comprends jamais.
- C'est étrange, tu es pourtant obscur et je te comprends toujours.
Il rit...
C'est un matin ordinaire...

Le Goût, dialogue de bêtes

05/06/2017

Un roman d'amour...

jeu,lakivio,lecture

 

Voilà...Comme d'habitude, le train est arrêté.
Un "colis suspect"...
Il nous faut patienter.
On s'habitue à tout, mon roman est palpitant mais j'arrive à la fin.

Il l'aime, elle l'aime mais...
Comme d'habitude dans ces romans là...

Une secousse, un grand "boom", le trou noir, des cris, des sirènes.

On me soulève avec précaution.
Je ne sens plus rien.
Je ne sais pas que je suis à l'hôpital, dans le coma.

Je rêve à l'amour.
Je pense à mon livre.
J'espère bien connaître un jour le grand amour mais les machines qui me surveillent n'en savent rien.

Je ne sais même pas si j'ai envie de me réveiller...

 

04/06/2017

Je ne peux accuser que moi.

Hier, j'ai proposé à la Grande et au Goût d'aller faire les courses dans "la ville d'à côté".

Cette rue commerçante de "la ville d'à côté" donne des envies de tout.
Les boulangers ont leurs baguettes primées.
Les fromages donnent du cholestérol rien qu'à les regarder.
J'ai même trouvé des chaussures !
Bon on va dire qu'elles sont originales mais du moins mes pieds ne souffrent pas.

Nous avions acheté de quoi faire une "salade César" et des petits pots de glace chez Picard.
Une glace à l'amande douce avec des griottes et une lichée de pistache.
Ne cédez pas à la tentation ! C'est une tuerie !

En retournant chez nous, nous avons senti douze grosses gouttes.
Les gouttes se sont transformées en grosse averse alors nous nous sommes engouffrés dans un café espérant une ondée brève.

L'ondée s'est transformée en une pluie régulière et puissante.
Nous avons dû nous résigner à partir sous une pluie battante.
Tornade poussant le caddy à une vitesse folle, le Goût m'aidant, mes chaussures trempées menaçaient d'abandonner mes pieds.
Après une soirée très agréable, nous avons appris l'attentat de Londres.
Nous fûmes unanimes, nous continuerons à vivre normalement.
Ces imbéciles n'auront pas notre peur.

Ville d'à côté, pluie, chaussures

 

01/06/2017

Shouk ha'Carmel.

Lorsque vous vivez à Tel-Aviv, le vendredi en fin de matinée, début du weekend là-bas, vous allez faire votre marché à "shouk ha'Carmel".
Vous partez avec une idée, vous revenez les bras chargés.
Rien dans vos bras ne correspond à votre idée…

Depuis, Tel-Aviv qui bouge beaucoup a ouvert un autre marché.
Vous y trouvez la même chose qu’à Paris ou ailleurs dans le monde.
Les thés du « Palais des Thés ».
Les gâteaux des grands pâtissiers parisiens.
Cela dit, rien ne remplace le shouk qui vous accueille dans un joyeux foutoir.
Tout le monde se côtoie, se frôle, se bouscule.
Les touristes, les gens du cru, les riches, les pauvres.


Je peux vous parler des odeurs.
Ça sent les épices, ça crie, ça se bouscule, les prix sont à la tête du client.
Mais je peux vous garantir quelque chose : Votre ratatouille aura un goût incomparable !

Et puis vous revenez les bras chargés de fleurs.
Vous savez qu'avec la chaleur, elles ne résisteront pas longtemps mais elles sentent les fleurs, pas les produits chimiques.

Pour répondre à Colette, il ne nous est pas facile de retourner à Tel-Aviv même si l'envie est là.
Le Goût, comme le personnel de la boîte, a été victime là-bas d’une escroquerie et l’épilogue en fut assez pénible.
Nous l’avons digéré mais ce n’est pas facile à raconter sur un blog.

Notre arrivée à Bruxelles ne doit rien au hasard, c'est la suite qui fut pleine de surprises.

Aujourd'hui, ça va, nous ne sommes pas gens à remâcher les échecs.
Et puis il nous reste des souvenirs, des bons et des mauvais.
Notre vie n'a certes pas toujours été facile.
Mais elle n'a jamais été ennuyeuse.

Tel-Aviv, marché, foule

31/05/2017

Il fait chaud...

Il fait chaud et lorsqu'il fait moins chaud, il fait lourd.
Et je n'aime pas ça.

Je sors quand même mais je reste dans mon coin.
J'emprunte la passerelle car les ascenseurs fonctionnent rarement.
Le Goût soupire mais suit.
C'est un exercice comme un autre, comme se servir de ses pieds au lieu de prendre l'ascenseur alors on le fait.

Certaines se font des pauses avec tasse de thé et télé.
Moi je me fais des visites virtuelles des endroits où j'ai vécu.
Hier par exemple, je me suis offert une visite de Tel-Aviv.
Le palmier pousse toujours devant chez mon ex-chez moi...

J'ai également visité l'avenue Legrand à Bruxelles.
Mon salon de coiffure à changé de nom, mon "Delhaize" n'existe plus mais "Inno" est toujours là.
Je ne recherche pas tout, non, je ne vais pas vérifier si mon boulanger est toujours au même endroit.

Je me souviens aussi du café, pas celui du coin, non un autre un peu plus loin.
Je me souviens de cet appartement trop grand et vide.
Nous avons quitté Bruxelles avant de recevoir nos cartons en provenance d'Israël.
A l'époque, nous ne savions pas que nos cartons arriveraient trois ans plus tard et à Paris.

Je ne fais pas de visites virtuelles de Paris.
Je n'ai pas besoin, il me suffit de prendre le train.
Il est évident que je finirai par aller faire un tour à Bruxelles.
Pour Tel-Aviv, c'est moins sûr...

chaleur, Bruxelles, souvenirs