Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/07/2018

C'est encore loin la mer ?

lakevio.jpg

"A dix huit ans, j'ai quitté ma province bien décidée à conquérir Paris".

Je suis arrivée Gare de Lyon, éblouie.
J'ai regardé "Le train bleu" et j'ai décidé que la prochaine fois 
j'oserais m'installer dans l'un de ses fauteuils.

Je n'avais pas grand'chose : Ma valise et une lettre de recommandation pour une amie de ma grand'mère susceptible de me louer une chambre.
Même une pas très dégourdie comme moi pouvait faire son chemin dans le Paris des années soixante.
J'ai travaillé, j'ai étudié.
Je suis devenue plus parisienne qu'une Parisienne de souche !
Regardez autour de vous, Paris est surtout peuplée de gens venus d'ailleurs.

Bon, j'avais encore des émerveillements de petite provinciale.
Le Parisien de souche ne va pas à la tour Eiffel.
Il ne la regarde même pas.
La visite organisée avec sa classe lorsqu'il avait huit ans lui a suffi.
Je ne me suis pas mariée. J'ai pris un chat. C'est plus doux qu'un homme et tout aussi égoïste.
Aujourd'hui, j'en ai assez de Paris mais j'ai décidé que non, je ne retournerai pas dans ma ville de province, triste à mourir.
Je veux vivre au bord de la mer.
La femme mûre qui attend son train maintenant, celle qui a bazardé sa vie parisienne, ne ressemble plus à la jeune fille qui allait dans l'autre sens.
Elle a perdu quelques illusions et pris quelques kilos.
Elle sait qu'elle pourra faire son trou ailleurs...

 

13/07/2018

A nous la grande pas Anglaise.

Tout à l'heure la Tornade débarque !
Elle prendra le bus pour arriver chez nous.

Elle peut, mais ce serait un miracle, arriver sans se perdre.
Je me rappelle qu'elle a vécu à Paris mais il est probable qu'elle prendra le bus dans le mauvais sens...

Nous avons prévu le musée de la Vie Romantique.
Il est tout beau, tout remis à neuf.
Nous n'irons pas vraiment pour son contenu, que nous connaissons par cœur, mais pour son jardin parisien qui donne l'impression de campagne en ville.

Dimanche, lorsqu'elle repartira, j'aurai l'impression d'avoir dix ans de plus.
A dix jours de mon anniversaire, c'est mal...

La Tornade est comme les Merveilles, faut l'occuper et ça nous fiche sur les rotules.

enfants, vacances, Musée de la vie romantique

11/07/2018

Peut être l'ignorez vous.

Finalement on a toujours les Jeux du Cirque mais sans mise à mort.
On est civilisé.
Enfin presque...

Que celui qui n'a jamais espéré secrètement que l'acrobate tombe me jette la première pierre.

Le sport ne m'intéresse pas mais hier soir alors que je trouvais que Paris était vide, en raccompagnant un tout petit peu une amie qui aime le foot, on a commencé à sentir le vent du ballon.

Les terrasses de café faisaient le plein.
Il ne faisait pas trop chaud et les drapeaux étaient de sortie.

On n'a pas regardé le match.
La télé n'était même pas allumée.
On a entendu des cris.
On a eu l'impression que la France avait marqué vingt cinq buts !
On a entendu une Marseillaise qui sortait d'une fenêtre.
Une Marseillaise maison, jouée à la trompette avec des couacs, c'était sympa.

Ensuite, on a entendu quelques klaxons et puis c'est tout.

L'humanité détruit tout et se dévore mais, l'espace d'un match, elle oublie sa voracité.

Foot, finale, bruit, Paris

09/07/2018

Make room ! Make room !

lakevio.jpg

On se presse, on oublie les jambes lourdes, la mémoire défaillante et on suit le chef.
Pas de question.
Regardez attentivement autour de vous.
Il fait beau.
Ne vous plaignez pas de la chaleur.
Ne vous plaignez pas de vos douleurs.
Contentez vous de profiter de cette promenade.
Vos enfants sont prévenus.

On manque de nourriture, la terre s'est épuisée, on manque d'ombre, les arbres ont été abattus.
Moi j'ai fait mon travail.
Un homme les a pris.
Je sais qu'ils ne reviendront pas.
Ils ne servaient à rien...

07/07/2018

Ecrire dit-elle.

chaleur,paris,vacances

La chaleur à Paris n'est pas propice à l'écriture ni au sommeil.

En ce moment, j'ai un QI à un chiffre...

Il faut dire que dans mon coin, si le foot n'intéresse pas les foules, on sent malgré tout plus qu'un frémissement lorsque la France joue.
C'est plutôt sympathique mais lorsque la France marque un but, ce qui est déjà surprenant, les cris de la rue me sortent de ma léthargie.

Le collège est enfin fermé et ces derniers jours, les chers petits anges étaient plutôt déchaînés. La chaleur, les hormones et les idées baroques qui germent dans l'esprit pervers de l'administration ont chassé le calme du quartier.

Prendre soixante gamins d'un collège à peu près calme, trente en sixième et trente en troisième puis les échanger avec soixante élèves d'un collège ghetto.
Espérer un miracle.

Que croyez vous qu'il arriva ?
C'est beau sur le papier. C'est invivable pour les gamins !
Certains ont été retirés du collège pour passer dans le privé.
Le collège paisible n'est plus aussi paisible.
Le collège ghetto est resté agité.

C'est à la maternelle qu'il faut casser les ghettos !
En sixième, c'est déjà trop tard.
Je suis affolée à l'idée que l'administration continue car il est question de faire la même expérience au Petit Condorcet...

Heureusement, France Inter, nous offre chaque matin cinq minutes de Desproges.

Desproges aurait il le droit de s'exprimer dans les mêmes termes aujourd'hui ?