Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/08/2017

Tout sur ma mère.

mère,  amour maternel, bof

Certains d'entre vous se sont étonnés de la désinvolture de ma mère à l'égard de mon sac-à-main.
Ma mère ne se préoccupait pas des affaires des autres.
A peine des siennes...

Elle n'était pas maternelle et pourtant elle ne faisait pas du cinéma.
Quoique...
Elle vivait sa vie.
Une vie compliquée où les enfants étaient priés d'aller à la maternelle.
Et très tôt s'il vous plaît, de manger à la cantine et de rester à l'étude le plus tôt possible et le plus longtemps possible.

Quand je suis née, ma mère avait vingt ans.
Elle avait un mari qu'elle n'avait pas choisi et des envies de danser.
Elle avait envie de vivre une adolescence dont la guerre l'avait privée.

Elle quitta donc mon père lorsque j'avais quatre ans.
Elle me laissa avec lui.
A la consigne... Comme un colis encombrant...

Je n'ai jamais su pourquoi elle était revenue.
Je suppose que l'homme qu'elle avait suivi avait changé d'avis.

Alors, vous comprenez que mes affaires ne faisaient pas partie de ses préoccupations.
Même un "Kelly"...

31/07/2017

D'après une histoire vraie.

lakevio.jpg

Aujourd'hui, on a trois anniversaires à fêter alors le temps me manque pour développer cette histoire qui m'agace encore aujourd'hui.

J'aurais pu écrire un livre sur ma mère.
Je n'aurais pas imité Albert Cohen.
Nous n'avions le même genre de mère...
Les démonstrations d'amour ce n'était pas son truc.
Elle, elle aimait jeter, faire le vide.

Elle a jeté tout et n'importe quoi.
Des poupées à tête de porcelaine offertes par une de mes grand'mères aux disques 78 tours de Chaliapine de mon père.
J'en passe, elle a fait pire.

Ma mère aimait les chats.
Surtout les bêtes "mal-aimables", les bêtes au coup de patte facile.
Finalement, elles ressemblaient à ma mère...
Une en particulier qui aimait les crevettes.
Elle vous faisait l'œil doux jusqu'à la dernière et hop vous vous retrouviez avec sa signature sur la main.

Mais revenons au plus important

Ce sac, ce "Kelly", le mien, le seul, l'unique sac Hermès de ma vie, un sac noir classique, ce sac obtenu à un prix très raisonnable grâce à une amie qui avait un ami qui...

A l'époque, j'étais jeune, je n'avais pas conscience qu'un "Kelly", c'était le sac d'une vie.
Par malheur pour moi, il est resté un moment chez ma mère.

Un jour, accompagné du Goût et de l'Ours, j'ai décidé de récupérer mon sac.
Ma mère avait sa "tête à embrouilles".
J'ai récupéré mon sac.
Mon "Kelly" était entièrement lacéré par sa bestiole.
Inutile de vous dire que je n'étais pas satisfaite.

J'ai porté ce sac chez un cordonnier de luxe.
Il fut catastrophé.
Mon sac a été un peu amélioré mais il n'était plus possible de sortir avec.
Il a servi de réserve à photos.

Le sac et les photos ont disparu aujourd'hui...

29/07/2017

Hier, je suis allée rendre mes chaussures.

Hier, je suis allée rendre mes chaussures.
Non, Imaginer, elles n'avaient pas été portées.

Dans le magasin mes pieds étaient à l'aise.
Chez moi, je ne pouvais même pas enfiler ces maudites chaussures.

Tant pis, j'attendrai la fin des soldes.
Pour l'instant, rien ne m'attire et mes pieds se recroquevillent d'effroi.

Dali avait ses "montres molles", il me faut de la "ballerine molle".

Je croyais trouver ma ville vide, les touristes ne comptent pas car ils ne font que passer.
Ils font du shopping et "font l'Europe" en cinq jours.

Le Parisien était là.
Il faut dire qu'il est loin le temps où il partait le mois entier avec femme et enfants. Je me suis laissé dire que même le camping était devenu un luxe.

Alors, il ne part qu'une petite semaine et vous ne profitez guère de la tranquillité.
Rendez moi les quinze août d'antan où acheter une baguette pouvait vous prendre la matinée.

Sinon, je suis dévorée par les moustiques.
Ce sont les seules bestioles à rester en ville.

chaussures, Paris, parisien

26/07/2017

Le temps passe et c'est très bien.

Le temps file à une vitesse !
On a à peine le temps de se retourner que juillet est presque fini.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de JJF.
Dire que nous pensions qu'elle marcherait à nouveau cette année.
C'est raté...

Nous avons eu les filles hier.
Elles ont préparé un gâteau au chocolat avec "papyyy !"
Merveille a joué à la marchande avec moi.
P'tite Sœur à joué aux escargots avec Papy.
Pas de cris, c'était bien.

Nous fêterons lundi prochain tous les anniversaires.
Après JJF et moi, P'tite sœur aura quatre ans lundi prochain.
Oui déjà.

Je lis un peu.
Je n'ai pas encore eu le temps de commencer ma série.

C'est fou comme les vacances des autres sont reposantes !
J'adore Paris sans les Parisiens.

Mon coin est en fermeture annuelle totale.
J'adore devoir traverser la passerelle même pour de l'eau.
Les ascenseurs sont de nouveau en panne.
Parfois le Goût m'attend sur la passerelle lorsque je vais chercher du pain.
Pas fameux le pain, dans la ville d'à côté.

Un seul bémol, cette année : Pas de guêpes ni d'abeilles ni de mouches, que des moustiques...
P
as bon signe.

Anniversaire, filles, gâteau

24/07/2017

Vais-je devoir changer de filière ?

lakevio.jpg

J'ai eu mon bac.
Avec mention "bien" !
Je visais plus haut mais mes parents ont été enchantés.
Ils pensaient que je n'avais plus qu'à faire mes vœux et que j'obtiendrais la fac de mon choix.

Seulement voilà, aujourd'hui, je devrais être en vacances.
Je suis sûre que mes cousins sont déjà dans la maison familiale.
Et moi je reste assise là, à raconter mes malheurs au chien...
La brave bête ne me contrarie pas, elle m'aime alors elle m'écoute.
Elle me jette parfois un regard suppliant.
Une petite promenade, un câlin et hop, elle est heureuse.

Alors que moi, je suis sur liste d'attente.
Nous sommes en juillet 2017 et beaucoup de futurs étudiants, dont moi, n'ont pas d'affectation.
Je regrette parfois la jeunesse de mes grands-parents.
J'aurais voulu participer à mai 1968.
Courir devant les barricades, suivre les étudiants en colère.
Voir les grèves, applaudir les avancées sociales...

Aujourd'hui, je ne vois que ce recul.
Mes camarades qui doivent travailler pour payer leurs études.
Ceux qui les abandonnent pour trouver un travail peu payé pour aider leurs parents.

Je sais que j'ai de la chance.
Mes parents s'en sortent bien, ils n'ont pas besoin d'aide.
Ils me soutiennent.
Ils comprennent mon vœu de m'investir dans l'aide humanitaire.
J'ai l'impression que je n'aurai pas besoin de quitter la France.
Je pressens les prochaines années difficiles...

Alors surtout, prochaine génération d'étudiants, s'il vous plaît !
Ne commencez pas la révolution sans moi !