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15/07/2020

Montmartre nous appartient.

Rentrer chez soi c'est bien.
C'est encore mieux lorsque votre ville ressemble à celle que vous avez connue.

Les Parisiens ont « fait le pont » et les touristes sont absents.
Ce n'est pas le Paris de Doisneau mais avec un peu d'imagination, on peut se revoir enfant jouer à la marelle.

Nous avons repris notre « promenade de confinement ».
Nous avons fait attention de ne pas prendre une fois de plus la photo de ce petit morceau du Sacré Cœur qui apparaît au coin du cimetière Saint Vincent car en trois ans nous l'avons beaucoup prise...
Marcher tranquillement le nez au vent.
Recevoir trois gouttes de pluie.
S'arrêter à la boulangerie.

Puis revenir tranquillement.
Savourer pleinement le calme de la rue où personne ne traîne sa valise à roulettes en suivant un « concierge » qui a les clefs de la moitié des appartements AirBnB du coin.

Profiter de l'instant.
Septembre est encore loin...

Montmartre, Paris sans touriste, calme

 

 

 

02/11/2017

Un peu en vrac

montmartre,hanche,les merveilles

Il était temps d'aller chez le généraliste alors nous y sommes allés mardi.
Oui, j'allais tomber en panne de médicaments et le Goût voulait rendre visite à notre assureur qui essaie de modifier notre vieux contrat.
Un contrat avantageux pour nous échangé contre un contrat avantageux pour lui...

L'assureur n'était "exceptionnellement" pas là.
Le médecin, comme d'habitude était là.
Il a pris ma tension qui faisait des bonds.
Habitué à mes réactions excessives en période de stress, il a demandé ce qui clochait.

Alors j'ai raconté.
L'Ours, les filles, le déménagement, tout ça.
Lui, philosophe m'a dit de rester zen.
Les temps avaient changé car
lui-même, heureux père de quatre enfants, a une fille en Espagne, une autre en Belgique et son seul garçon est peu motivé par les études en général et le travail en particulier...
Je lui ai répondu que ce n'était pas grave, celle qui se rongeait les ongles, c'était sa femme.

Donc, j'ai décidé d'être zen.
C'est plus facile à écrire qu'à vivre.
Nous avons parlé cinéma pour les jours de pluie, de musées aussi.
Mais pas d'expositions, elles sont trop fréquentées.
Nous en avons eu la preuve en passant devant le tout petit "Musée de la chasse et de la Nature", rue des Archives.
Nous y avions conduit Merveille, seule et se faisant tout expliquer par les gardiens ravis de renseigner une petite fille curieuse.
Le jour où nous sommes allés chez le médecin, en passant devant ce musée la queue était si longue qu'on aurait dit un Monop' pendant une livraison de beurre...

Donc, je suis les conseils de mon médecin et de ma sœur.
Nous nous sommes promenés dans le cimetière.
J'ai trouvé mon Télérama en sortant
Je surveille ma tension comme a recommandé le médecin.
J'ignore l'Ours comme a recommandé ma sœur.

06/03/2016

L'émigré.

Montmartre de Lakevio.jpg

Comme le premier touriste venu, je me suis dirigé vers Montmartre.
J'ai eu du mal à me diriger.
Je viens d'arriver à Paris.
J'ai réussi à quitter Calais, je n'ai pas envie de me retrouver en Angleterre, je ne pense pas que la vie sera plus douce là-bas.

Je suis venu m'installer sur ce banc avec un journal de mon pays.
Même si la censure est visible, je peux savourer ma langue, je peux rêver à mon pays.
J'ai quitté la Jordanie pour trouver du travail.
Assis sur mon banc, je rêve du désert mais je dois nourrir ma famille.

En France on ne parle jamais de la Jordanie.
Pour les français, je suis un arabe de plus...

Ceux dont certains disent que nous venons chez eux pour faire des attentats ou toucher les allocs.
Je ne suis pas un réfugié de guerre Syrien, je suis un réfugié économique de Jordanie.
Pourquoi ai-je choisi la France ?
Aujourd'hui seul sur mon banc, avec la solitude comme seule compagne, je me le demande.

La France, terre d'accueil, "Pays des Droits de l'Homme", je l'ai cru.
Je ne le crois plus.

On vient de me refuser mes papiers alors je vais faire comme les autres, je vais disparaitre dans cette grande ville.
Je travaillerai, parfois même pour l'Etat français.
Je cotiserai et, le moment venu, je n'aurai droit à rien et parfois, avec d'autres clandestins, je manifesterai dans l'indifférence générale...

Pourquoi ai je quitté mon pays ?
Pour une vie meilleure ?
Vraiment ?