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31/07/2017

D'après une histoire vraie.

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Aujourd'hui, on a trois anniversaires à fêter alors le temps me manque pour développer cette histoire qui m'agace encore aujourd'hui.

J'aurais pu écrire un livre sur ma mère.
Je n'aurais pas imité Albert Cohen.
Nous n'avions le même genre de mère...
Les démonstrations d'amour ce n'était pas son truc.
Elle, elle aimait jeter, faire le vide.

Elle a jeté tout et n'importe quoi.
Des poupées à tête de porcelaine offertes par une de mes grand'mères aux disques 78 tours de Chaliapine de mon père.
J'en passe, elle a fait pire.

Ma mère aimait les chats.
Surtout les bêtes "mal-aimables", les bêtes au coup de patte facile.
Finalement, elles ressemblaient à ma mère...
Une en particulier qui aimait les crevettes.
Elle vous faisait l'œil doux jusqu'à la dernière et hop vous vous retrouviez avec sa signature sur la main.

Mais revenons au plus important

Ce sac, ce "Kelly", le mien, le seul, l'unique sac Hermès de ma vie, un sac noir classique, ce sac obtenu à un prix très raisonnable grâce à une amie qui avait un ami qui...

A l'époque, j'étais jeune, je n'avais pas conscience qu'un "Kelly", c'était le sac d'une vie.
Par malheur pour moi, il est resté un moment chez ma mère.

Un jour, accompagné du Goût et de l'Ours, j'ai décidé de récupérer mon sac.
Ma mère avait sa "tête à embrouilles".
J'ai récupéré mon sac.
Mon "Kelly" était entièrement lacéré par sa bestiole.
Inutile de vous dire que je n'étais pas satisfaite.

J'ai porté ce sac chez un cordonnier de luxe.
Il fut catastrophé.
Mon sac a été un peu amélioré mais il n'était plus possible de sortir avec.
Il a servi de réserve à photos.

Le sac et les photos ont disparu aujourd'hui...

19/06/2017

L'ai-je vraiment reconnu ?

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Je suis entrée dans cette galerie par hasard.
J'avais marché dans les rues de Paris.
Je m'étais arrêtée pour boire un café dans un bar d'hôtel.
Endroit anonyme où on peut passer des heures sans être dérangé.

J'étais désorientée.
Non je n'étais pas "en état de choc", cette expression n'était pas à la mode.
Ma mère venait de mourir en lâchant sa bombe : Notre père n'était pas notre père !

je regardais, sans vraiment les voir, une succession de toiles.
Brusquement, je me suis arrêtée devant le portrait de ce jeune homme.

Ce beau brun ténébreux me disait quelque chose pourtant.
J'était sûre de ne l'avoir jamais rencontré et malgré tout, je reconnaissais ces yeux tourmentés, ce côté "je viens d'ailleurs, je ne suis à ma place nulle part".

Je suis sortie, me suis assise sur un banc et j'ai pensé à cette photo que j'avais retrouvée dans les affaires de ma mère.
La photo était celle d'un homme brun que nous ne connaissions pas.
Cet homme qui venait d'ailleurs, pouvait-il être notre père ?

Je ne suis pas retournée dans la galerie.
J'ai repris ma route.
Je suis rentrée chez moi retrouver ma famille.
Celle que je connaissais.
Celle dont le fils était bien celui du père...

 

05/06/2017

Un roman d'amour...

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Voilà...Comme d'habitude, le train est arrêté.
Un "colis suspect"...
Il nous faut patienter.
On s'habitue à tout, mon roman est palpitant mais j'arrive à la fin.

Il l'aime, elle l'aime mais...
Comme d'habitude dans ces romans là...

Une secousse, un grand "boom", le trou noir, des cris, des sirènes.

On me soulève avec précaution.
Je ne sens plus rien.
Je ne sais pas que je suis à l'hôpital, dans le coma.

Je rêve à l'amour.
Je pense à mon livre.
J'espère bien connaître un jour le grand amour mais les machines qui me surveillent n'en savent rien.

Je ne sais même pas si j'ai envie de me réveiller...

 

29/05/2017

La dame de pique.

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- Oui, vous pouvez vous asseoir, vous devez avoir le bras long, je vois que vous venez de prendre rendez-vous.
- ...
- D'habitude, il faut plusieurs mois pour avoir un rendez-vous.

- Je sais, j'ai la chance d'avoir un ami qui a le bras long.
- Prenez 7 cartes de la main gauche, posez les sur les miennes.
- Vous êtes vraiment la meilleure, vous avez dans votre clientèle plusieurs hommes politiques.
- Posez vos cartes, nous parlerons après.
- ...
- L'homme de cœur, je savais que vous veniez pour un homme. Le valet de pique, cet homme n'est pas libre, je coupe. Ah ! La dame de pique ! La légitime n'a pas l'intention de se laisser faire.
- ...
- Bon, on arrête le jeu, je sais que vous êtes la maîtresse de mon mari, vous savez qu'il est plus jeune que moi, vous le croyez riche, vous êtes jolie mais un peu sotte.
- Mais enfin...
- C'est moi qui dispose de l'argent que je gagne, votre amant -mon mari- n'est que mon secrétaire.
- Mais...
-
Vous n'êtes pas la première, ni la dernière, je suis sûre que vous êtes prête à vivre d'amour et d'eau fraîche mais pas lui...
- ...
-
Vous voyez, vous aussi vous pourrez dire autour de vous que je suis la meilleure de toutes.

22/05/2017

Plein soleil...

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Papa et maman ne sont pas encore rentrés.
Je suis restée avec Nanou, le week-end est vite passé.
C'est normal, ma grande sœur me laisse manger des glaces, des chips, du chocolat.
Elle préfère avoir la paix pour réviser ses examens.
C'est la voiture de grand-père que j'entends.
Je le vois sortir de la voiture et il peine à marcher.
Pourtant il est fort mon Papy, lorsqu'il arrive sur moi, il me fait encore tourbillonner comme quand j'étais petite.

Quand je le vois, les larmes coulent sur ses joues de mon Papy.
Je commence à avoir peur.
Il me serre fort dans ses bras, il bredouille.
J'entends "Maman" puis "Papa"...
Je ne veux pas l'écouter.

- Ma puce, il va te falloir être forte, ton papa et ta maman ont eu un accident de voiture.

Grand père laisse couler ses larmes, j'ai peur...