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13/01/2020

D'après une histoire vraie

devoir de lakevio du gout_22.jpg

Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ?
Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ?
Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…
À lundi, lectrices chéries et lecteurs que j’aime aussi mais c’est pas pareil…

Ce jour là, il faisait beau sur cette route que je ne connaissais pas.
Je marchais confiante, tenant la main d'un jeune homme et j'étais loin de me douter que ce garçon deviendrait le père de l'Ours.

J'allais rendre visite à son père car les parents de ce garçon vivaient séparés enfin pas vraiment, disons qu'ils vivaient "à part"...
Son père était souvent dans cette petite maison pendant que la mère vivait à Paris.

Je n'étais déjà pas très campagne.
J'avais peur des guêpes, je n'aimais les trucs qui rampent et cette maison avait tout pour attirer les hôtes indésirables et piquants.
L'herbe, oui le mot pelouse n'était pas de mise, était haute, une seule rose superbe me regardait, et un homme se tenait sur le perron, il souriait, le jeune homme qui me tenait la main lui ressemblait.

L'accueil fut chaleureux et n'avait rien à voir avec celui que la mère du jeune homme m'avait réservé à Paris...

Nous sommes revenus souvent dans cette petite maison sans barrière et sans chauffage.
C'était juste une maison d'été, nous avons dormi à trois avec l'Ours un week-end de printemps, nous nous sommes lavés devant la cheminée.
J'ai beaucoup aimé cette petite maison perdue, la dernière d'un village qui mourait bien avant les autres.

J'ai surtout aimé cette maison lorsque la mère du garçon, que vous avez sans doute reconnu, n'était pas là...

16/12/2019

Je crois, je crois pas...

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Cette toile de Claude Guilleminet, avec son bœuf et son âne gris, me rappelle quelque chose, mais quoi ?
Je trouverai bien quelque chose à vous en dire.
Je suis sûr qu’à vous aussi elle va inspirer une belle histoire.
Alors lectrices et rares lecteurs mais chéris aussi, je compte bien vous lire lundi…

Voilà...Me voilà bien ennuyée.
Lorsque j'ai vu cette image, j'ai vu une crèche...

Déjà que je ne suis pas croyante et que je trouve que les trois religions monothéistes c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

D'abord, pour commencer par Bethléem, "la maison du pain", "ביתלחם" en hébreu, je ne connais pas.
Je n'ai pas eu le droit de m'y rendre, en plus je n'ai rien à faire là-bas.
C'est un endroit saint pour les juifs et les chrétiens alors imaginez comme c'est simple.

En revanche, je connais Nazareth.
Il y des ânes de toutes sortes, même des vrais, une basilique moderne mais surtout des marchands du temple.
Partout du commerce.
De ferveur point.
De beauté point.

Le seul endroit où j'ai ressenti de la sérénité, c'est à Jérusalem, dans les jardins de l'église Sainte Anne.
J'aurais pu y rester des heures, seule avec mon livre, la foule se pressant au Saint Sépulcre, débordant de faux-dévots.
Il est vrai que le marché est gros et le gâteau est partagé par trois religions...

La foi, je ne l'ai jamais trouvée dans ce genre de supermarket du bon dieu.
Ni ici ni ailleurs...

Jeu, le Goût, le boeuf et l'âne gris

25/11/2019

Sur les traces du passé.

devoir de Lakevio du Goût_17.jpg

Quelque chose m’est suggéré en regardant cette toile.
Mais vous ? Que vous dit cette toile ?
Si voulez bien faire ce « devoir de Lakevio du Goût », vous le commencerez par cette phrase « J’ai arpenté pendant plusieurs jours le XVIème arrondissement, car la rue silencieuse bordée d’arbres que je revoyais dans mon souvenir correspondait aux rues de ce quartier. »
Et le clorez par « Ce fut un chagrin désordonné. »

J'ai arpenté pendant plusieurs jours le XVIème arrondissement, car la rue silencieuse bordée d'arbres que je revoyais dans mon souvenir correspondait aux rues de ce quartier.

Je sais ce que je cherche dans ce quartier que je connais mal encore aujourd'hui.
Je cherche la petite fille que j'étais.
C
elle qu'on habillait en gris souris pour qu'on ne la remarque pas.
Je ne me souviens que du froid et de mon manteau fin comme du papier à cigarettes.

Mais j'avais de la chance.
Je ne portais pas d'étoile, "l'étoile".
Je ne savais pas que j'aurais dû...

Mes parents avaient disparu je ne sais où, emmenés un matin.
Depuis je vivais chez une vieille employée de ma grand'mère.
Cette employée était "une méritante" qui disposait d'un petit appartement appartenant à la famille.

Je ne me souviens pas vraiment de ce quartier.
Les traces en ont été effacées et mes pas dans la neige se mêlent à d'autres pas...
Je ne cherche pas un souvenir heureux, ce serait vain.
Je ne me souviens que de la grisaille.
Je me rappelle avoir pleuré lors de la disparition du chat de Jeanne.

Ce fut un chagrin désordonné.

 

21/10/2019

Départ

devoir de Lakevio du Goût1.jpg

Il fait froid et il pleut.
Ça fait des jours et des jours que je me demande si je vais avoir le courage de partir.

J'en ai assez de cette vie.
Toujours les mêmes copines.
Dans le même café à tenir les mêmes discours sans fin ni décision.
Et toujours le même avenir bouché.

Oh ça, pour me seriner "Ailleurs ce n'est pas mieux, tu sais !" ou "Tu crois qu'ailleurs l'avenir est plus rose ?" Il y a du monde !
Pour prendre une décision, oser y aller voir, là, plus personne...
Comme si je ne le savais pas que l'avenir est bouché aussi, que le travail manque et que les étrangers ne sont pas appréciés... Pfff...

J'ai envie d'aller en France, c'est beau, je l'ai vu à la télé au café.
Bon, elle a mauvaise réputation.
On dit que les Français sont racistes, comme si on appréciait mieux les étrangers ici !
Le même discours partout sur ceux qui viennent d'ailleurs.
"Ils nous prennent notre travail ! ", comme si je ne savais pas qu'ils prennent surtout le travail qu'on leur laisse ! Celui qu'on ne veut pas faire !

Mais c'est décidé, j'ai décidé, je pars à Paris.
Je ne sais pas encore comment mais j'y arriverai, c'est sûr.
Je suis sûre que j'arriverai à passer pour une vraie Parisienne, que je mangerai des croissants et irai chez le coiffeur toutes les semaines...
Je me ferai même faire les ongles !
Je serai enfin une vraie Parisienne.

Je m'en vais.
Je pars faire mes études à Paris.
Je suis sûre que j'y trouverai l'amour, que j'irai à la Closerie des Lilas, je ne croiserai pas Hemingway, évidemment mais à la terrasse, je boirai mon café le petit doigt en l'air avec mon premier salaire de baby-sitter.
Je ferai ça, c'est décidé, comme une jolie Parisienne.

En attendant il faut que je rentre.
Maman m'attend pour partir travailler, je dois aider mon petit frère à faire ses devoirs et préparer le repas.
Je sors de mon rêve éveillé pour dire avec lassitude "
A demain les filles..."

Un jour, j'irai à Paris, c'est sûr, j'y vivrai même...
Mais quand ?

 

 

14/10/2019

Le sens du devoir…

devoir de Lakkevio du Goût.jpg

Regardez les ! On penserait qu'ils sont en train se séparer.
De fait c'est un peu ça.
Pour une ânerie, une histoire de blog...

Déjà, ils n'ont plus l'âge de continuer ça.
Un blog, c'est la Préhistoire !
Même instagram est déjà démodé.
On ne trouve plus que des "vieux" là-dessus.
Les jeunes sont partis ailleurs, sur des réseaux vaguement secrets.
Ils en avaient assez de croiser leurs parents partout.

Elle, c'est une nostalgique.
Elle a ouvert un blog où elle raconte leur histoire.
Elle le trouve si beau, si intelligent...
Elle a commencé à recevoir des commentaires, des élogieux et des fâcheux.
Un blog, ce n'est pas comme la vraie vie, dans la vraie vie, on essaie d'être courtois, on prend des gants.

Lui en revanche refuse absolument de voir sa vie étalée sur un "truc" que tout le monde peut lire.
Il ne veut pas qu'on se moque de leur histoire.
Ils sont bien capables de se séparer pour ça.
Vont-ils se séparer, vous l'apprendrez si vous trouvez son blog...