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05/06/2021

Que sont devenues les fleurs.

Depuis plus d'un an, "grâce" aux confinements successifs, je m'achetais de vraies fleurs.
J'achetais des fleurs qui n'ont pas pris l'avion.
J'achetais des fleurs qui perdent leurs pétales.
Je n'achetais plus de fleurs qui finissent par "se suicider" à cause des conservateurs.

Malheureusement, la semaine dernière j'ai acheté des pivoines au prix de l'or.
Les Hollandais avec leur crise économique de 1637 et leurs tulipes faisaient petits joueurs.
Oui ! Mes pivoines se sont suicidées !

Cette semaine, j'ai acheté des freesia qui viennent de Hollande.
C'est la fleuriste qui me l'a dit...
Mon bouquet va donc "se suicider", se décomposer.

La fin du confinement va signer l'arrêt de mes achats.
Pour le reste, l'épidémie, je sens qu'octobre va être chaud,

Sinon ?
Eh bien j'ai reçu mon deuxième vaccin lundi.
Je risque donc d'attraper la 5G à défaut du Covid-19.
Comme prévu, j'ai bien senti mon bras pendant deux, trois jours et un peu de fatigue.

Le Goût démonte son PC, c'est lui qui a les photos, vous aurez donc mon bouquet un peu plus tard...

Fleurs, pandémie, déconfinement

24/02/2021

Parfois mais pas toujours.

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Parfois, je hais le Goût !
Il casse les verres, les assiettes et peste lorsque je râle.

Hier, il a renversé une petite table, celle où je mets les fleurs, les plantes et quelques livres.
Bilan ?
Un vase 
que j'aimais beaucoup a été cassé, celui-là même, celui de la photo !
Des plantes dont la terre s'est retrouvée sur un tapis.
Des livres trempés par l'eau du vase.

L'entassement est le problème majeur des petits espaces.
Alors on trouve des livres partout !
Même les derniers achetés hier en prévision d'un durcissement des mesures actuelles sont posés là où on ne devrait pas voir de livres...

l'Etat n'a pas de solution ni, apparemment, de vaccins !
Couvre-feu de seize heures à quatorze heures, par exemple...
Aujourd'hui on n'a vacciné que 1,7% de la population.
À comparer aux 25% de la population du Royaume-Uni...

Mais aujourd'hui il fait beau alors nous allons reprendre notre promenade de confinement.
Les Parisiens sont partis, ceux qui restent sont souvent sans masque.
Vivons donc heureux, sans vase, enfin celui d'hier, en attendant la mort...

 

15/02/2019

Hier, c'était la Saint Valentin.

Hier, c'était la Saint Valentin.
Surtout, il faisait beau !
Alors, nous sommes partis en vadrouille vers les Ternes.
On est passé devant chez Darty. Je me suis rappelée que je voulais un mixer pour passer la soupe.
Le même mixer que celui de ma sœur.
Le Goût l'a acheté.
N
on, non, ne vous détournez pas d'un air dégoûté, ce n'est pas un cadeau de Saint Valentin !
Je ne sais pas du tout quand ce mixer servira.
Il fait beau et doux donc ce n'est pas un temps à soupe...
Nous avons descendu la rue Poncelet et j'avais des envies de tulipes.
Les fleuristes avaient évidemment multiplié leur prix par deux au début de la rue.
Chacun des fleuristes suivants avait ajouté un coefficient au prix du fleuriste précédent.
A être trop gourmands ils perdent et la foule ne se presse pas dans leur boutique.

Le Goût a quand même acheté des tulipes roses, elles se tiennent au garde à vous et ne sentent que le pétrole.
J'aime de moins en moins les fleurs coupées.
Elles sont tellement traitées qu'elles se suicident avant de perdre leurs pétales.

Etonnant, non ?

Saint Valentin, fleurs, soleil

19/08/2016

Aimer ou non.

Déjà à Tel-Aviv je disais au Goût :

- Regarde cet immeuble, il est tout fleuri, les habitants doivent s'y plaire.

J'aimais Tel-Aviv, mon appartement était sympa pourtant j'y ai même fait crever les cactus qui poussent en liberté là-bas.

Lorsque je suis arrivée à Bruxelles, j'avais pourtant choisi moi-même l'appartement, il était presque vide et grand mais sans âme.
Je ne l'ai pas fleuri...

De retour à Paris j'ai eu du mal à me loger.
Vraiment du mal.
Je n'ai même pas choisi.
J'ai pris un petit appartement et bien contente en plus.
Il a toujours été fleuri et les plantes s'y plaisaient bien.

A Caen, j'avais des brassées de dahlias vendues "trois francs, six sous" sur le marché.
J'avais des fleurs partout, du lilas dans le jardin et des plantes qui sont sorties pile au moment où je quittais le coin.

Depuis cinq ans et trois déménagements j'ai quatre malheureuses plantes qui résistent et je n'achète presque plus de fleurs coupées car elles sont traitées.
Je vois passer le camion néerlandais qui livre les fleurs de tout le coin.
J'ai l'impression d'avoir des bouquets figés.
Ils résistent et meurent d'un coup sans prévenir.

J'ai l'impression qu'il faut aimer son coin pour le fleurir.
Je ne déteste pas mon coin.
Il est calme, très calme.
Surtout en ce moment.
Seulement voilà, il manque de fantaisie, il manque d'âme.
J'ai l'impression qu'il ne mérite pas mes soins.

On peut donc aimer des endroits biscornus, bruyants.
On peut même vouloir en partir et pourtant s'y sentir bien et les aimer.

Fleurs, jardinières, maison

19/09/2015

Hier, j'ai bravé la pluie

 

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Assez de rester dans mon coin !
Cet été, il faisait trop chaud.
Ce mois de septembre, il pleut.
En décembre, il neigera peut être et je resterai dans mon coin.

Alors, hier, nous sommes allés à Paris avec nos deux énormes parapluies.
Au début, lorsque je suis passée devant la Librairie de Paris, c'était bien.
Il ne pleuvait pas, je suis fière de moi, je ne suis pas entrée.
Bon, j'ai de quoi lire, il me reste encore une pile qui s'entasse à côté d'une Billy déjà pleine.

Il a commencé à pleuvoir sérieusement à l'entrée du square des Batignolles.
Nous nous sommes refugiés dans un café.
Le café n'était vraiment pas bon et pourtant j'aime le café américain.
L'accueil était comme le café, parisien, froid et cher...

Puis, j'ai voulu acheter quelques bricoles au marché de la rue des Moines.
J'ai acheté des fleurs, des dahlias, je les adore.
J'ai gardé le souvenir de ceux de Caen, d'énormes bottes de dahlias pour un prix minime qui donnaient un air de gaîté à toute la maison.
Là, je les ai achetés roses, ce sont les seuls qui avaient bonne mine.
Au déballage, c'était moins vrai.

Le Goût a voulu acheter quelques bricoles chez le traiteur italien, au bout d'un long moment où tous les habitués se faisaient servir avant lui, il a reposé bruyamment l'huile d'olive, a dit "viens, on se barre" et nous avons quitté le marché.

Sur notre petite place ici, on trouve un boucher, un salon de thé, un "cours des halles", une boulangerie.
Dès le premier achat, on cesse d'être anonyme et pourtant on fait la queue.
J'adore Paris et certains coins n'ont changé qu'en surface.
Là, le Parisien de fraîche date reprend rapidement son accent provincial.

Paris est une ville un peu fille de joie.
Elle me fait l'effet de certains blogueurs dont un Catalan qui se reconnaîtra, un qui efface les commentaires qui ne l'encensent pas et joue les kakous sur d'autres blogs.