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07/05/2017

J'ai rendu les filles.

C'est confirmé.
Il faut que je change de canapé.
Il me faut un convertible deux places.
Pour la première fois P'tite sœur a dormi à la maison.
Elle a fait le tour du cadran.
Merveille aussi mais en décalé.

Nous ne pouvons pas avoir plus de place alors il va falloir devenir plus ingénieux et ce n'est pas mon truc.

Heureusement qu'il faisait beau vendredi.
La "Coulée Verte" était pleine de gamins.
Ça se résume à ça les activités de l'après-midi lorsqu'il fait beau et qu'il n'y a pas de crédits : Une malheureuse maîtresse se déplace avec dix-sept gamins déchainés.
L'institutrice est partie avant nous avec sa troupe et je l'ai entendue dire à Merveille : "Toi, je te laisse à tes grands parents".

Le Goût peut jouer les jolis cœurs, nous sommes passés du côté obscur, bon, je le savais déjà mais quand même.

C'était bien mais crevant, je n'ai pas besoin qu'on me rappelle mon âge.
Mon dos fait ça très bien.

Les filles, JJF, pluie

21/11/2016

Chantons sous la pluie

lakevio.jpg

Il pleut, c'est joli tous ces parapluies mais j'en ai assez de protéger mes yeux, mes bras.
On veut m'éborgner à coups de baleine de parapluie !

Pourquoi avoir voulu visiter cette expo ?

J'en ai marre, j'arrête, ça m'agace.
J'ai les pieds trempés.
Les cheveux me tombent dans les yeux mais je m'en fiche.
Je vais retrouver mon amant !
Un "après-midi-câlin", les fenêtres ouvertes, c'est mieux que pas mal.
"L'amour l'après-midi" c'est mieux que "Les parapluies de Cherbourg"...

13/11/2016

M'zelle Scarlett.

pluie,paris,touristes,passage,café vivienne

Hier, poussés par le manque, nous sommes allés à Paris.
Pour une raison encore inexpliquée, on avait des trains et il ne pleuvait pas encore lorsque nous sommes partis.

Le Goût est dans sa période IXème arrondissement, pas IXème siècle.
Le samedi, le coin est calme, shabbat oblige.
C'est toujours ces jours là que j'ai envie de retourner à Paris et dans ce coin.
Malheureusement, je n'aurai jamais les moyens.
Le savoir m'évitera de geindre le reste de la semaine.

Evidemment en sortant du restaurant il a commencé à pleuvoir.
Nous nous sommes réfugiés dans les passages.
Tous étaient remplis de touristes, de toutes nationalités.
Il faudra repasser pour nous parler des "touristes qui ont peur de venir à Paris à cause des attentats".

Passage Vivienne, avant d'arriver au café, nous sommes tombés sur un "shooting".
Une mariée en robe à crinoline.
On aurait dit Scarlett en moins belle.
Le jeune homme n'était pas très crédible en "jeune marié".
On voyait bien que la dernière femme qu'il avait embrassée, c'était sa môman...

Nous avons bu notre café.
J'avais le divan pour moi.
C'était bien.

 

24/10/2016

Camping.

Ton père a toujours été un original, vendre la maison, sans nous en parler.

Acheter une caravane et nous installer dans un coin désert, le prochain village est à dix kilomètres, sans eau, sans chauffage.
Pfff...
Ton père disait que ça allait vous endurcir.
Il avait juste oublié de prévenir qu'il ne serait pas avec nous et qu'avec l'argent de la vente de la maison il allait refaire sa vie ailleurs.
Allez ma fille, va chercher de l'eau, ça fait huit jours que vous n'êtes pas lavés, ni les uns ni les autres, que nous mangeons froid.

Je sais, nous n'avons pas d'argent.
Nous n'avons droit à aucune aide puisque je ne suis pas divorcée de ton père.
Je ne suis même pas séparée.
Comment, je joue sur les mots ? Lui est séparé, pas moi !
Non, je ne peux pas y croire !
C'est un jeu  cruel.
Ton père est parfois comme les enfants, tu sais ceux qui arrachent les ailes aux mouches mais il va venir nous chercher bientôt.

Tu dis qu'il faut que j'arrête de rêver.
Qu'il nous a laissé là l'année dernière, qu'il ne reviendra pas, que d'ailleurs il a une nouvelle femme et un bel enfant, lui.
Il ne boîte pas comme Julien, il n'est pas borgne comme Camille, il n'a pas une lippe baveuse comme Claude...
Camping, jeu, Lakevio, pluie

11/10/2016

Comme un lundi.

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Hier matin à dix heures et demie,
autant dire à l'aube, je suis allée chez le dentiste.

Il était déjà en retard mais pas assez pour que je lise "Elle".
C'est dommage, j'aurais pu vous parler des dernières tendances de la mode, du divorce de l'année, tout ça.
C'est raté.

Mais comme j'ai rendez-vous à midi et demi la prochaine fois, je crois que je pourrai reprendre ma chronique anachronique d'une revue qui ne m'intéresse plus.

Ensuite, le cœur léger, nous avons décidé d'aller au Monoprix de la ville d'à côté.
En voyant le ciel noir au dessus de nos têtes, nous sommes allés dans celui de notre ville.

Il est comme nous, il se dégrade, il perd des pièces.
Je sens qu'un faux plafond va nous tomber sur la tête.
Les rayons se vident et ne se remplissent pas.
J'espère que ça ne sent pas la fermeture pour travaux.

Après demain, nous aurons la visite d'une nouvelle fournée d'experts...
C'est fou ! Au mois de mai, on nous avait donné un délai de quinze jours pour les travaux.

Quelques mois ont passé.
Les travaux ?
Quels travaux ?
Il leur faut déjà un bon mois pour répondre à un mail et la réponse en est pratiquement illisible, truffée qu'elle est, de fautes d'orthographe.

C'était la chronique d'un lundi ordinaire sur cette terre qui est parfois si jolie mais arrosée hier et ce n'était pas du luxe.