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27/07/2015

Hier, il a plu

 

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Hier, il a plu pratiquement toute la journée, une pluie régulière qui mouillait la terre.
C'était bien.

Nous avions l'impression d'être seuls au monde, entre ceux qui sont en vacances et ceux qui ont déménagé, l'immeuble nous appartenait.
Les jardins étaient vides et je n'avais pas envie de sortir.

Les programmes du cinéma ne me plaisent pas, dans mon coin tout est encore plus fermé que d'habitude.

Alors, je lis.
Je repasse.
Je lis plus que je ne repasse.

En ce moment, je me régale d'un polar, âmes sensibles s'abstenir.
On y tue des jeunes femmes sur le point d'accoucher.
La césarienne au couteau...

J'en ai lu la moitié hier.
Il va peut être pleuvoir aujourd'hui .
Rien que pour que je puisse continuer...

23/06/2015

Il va sans doute pleuvoir.

Il a plu toute la journée hier, j'aime bien la pluie, elle me permet de paresser sans mauvaise conscience.

Je passe de longs moments au téléphone avec ma sœur, ce qui me permet de me rappeler qu'il est urgent de changer de téléphone.
Il ne tient plus la charge.
Je me promets d'en acheter un au Monop'.
Achat que j'oublierai, comme à chaque fois.

Je repasse en regardant une vieille série.
Je ne fais pas mes carreaux, ça ne sert à rien et je garde ma bonne conscience devant mes carreaux sales.

J'aime ces parenthèses.
Le Goût regarde la pluie tomber et n'a pas envie d'aller à Paris.

Mes deux plantes survivantes ont un air guilleret.

Je ne suis pas Verlaine, mon cœur ne pleure pas.
Il jubile...

Pluie, repassage calmeIl I

 

05/05/2015

Hier, j'ai voulu profiter du soleil.

Hier nous sommes partis sous le soleil et nous sommes revenus trempés.
Nous avons bu un café en attendant que cesse l'averse.
Peine perdue, il pleuvait encore plus.

Il ne pleuvait plus lorsque nous sommes descendus du train.

Il paraît que l'orage de cette nuit était violent, nous n'avons rien entendu...

Malheureusement j'ai regardé les infos hier soir.
C'est un truc que j'évite de faire habituellement car ça me donne des envies de meurtre.
Ce n'est plus un journal d'information mais la rubrique des chiens écrasés.
Des gens sous le choc, des cellules de soutien et de la création de lien.

Hier, après la chose la plus importante du jour, à savoir le prénom de la petite princesse, faut pas rigoler avec la Monarchie, le présentateur a glissé en douce qu'on allait diminuer les APL.
Je ne les touche pas mais je les ai touchées.

A mon retour d'Israël, notre situation n'était pas brillante, lâché par son employeur à Bruxelles, nous y sommes restés une année espérant trouver du travail sur place, sans le néerlandais, c'est mission impossible, alors nous sommes revenus en France.

Grâce à un ami, nous avons trouvé un petit appartement dans Paris, à côté du Père Lachaise.
Petit l'appartement, et du travail, mal payé le travail, un petit mi-temps pour moi.
Le Goût fut l'ingénieur le plus mal payé de France.
Alors pendant un temps, nous qui n'avions jamais rien reçu de l'Etat, nous avons touché les APL.
Ce n'était pas du luxe ni de la triche.
Alors, hier lorsque j'ai entendu qu'une fois de plus, les plus démunis allaient encore payer les pots cassés, le remboursement des âneries des banques, la mauvaise gestion de notre pays, que nous vendons à la découpe et à des pays qui veulent asservir l'Europe, j'ai vu rouge.

promenade, pluie, informationsH

04/04/2015

Pas question le samedi.

 

abécédaire.jpgemprunté sur le net

Aujourd’hui, on avait dit, le Goût et moi, qu’on irait à Paris.
Rien qu’en ouvrant l’œil, à voir le temps et au silence qui vient du séjour, je sais que c’est pas bien parti.
Mon Goût ne tapote pas sur son clavier, ce qui me dit que son moral est bas.
Les ricorés de mon petit déjeuner sont trop chaudes.
Quand c’est comme ça, ça ne va pas.
Je ne sais pas comment va tourner la journée, je vous dirai ça demain.
Des fois ça peut s’arranger, on peut avoir une idée…
On va commencer par aller au Monop’ faire quelques courses pour avoir quelque chose à manger dimanche.
Pour lundi on s’en fiche, on est chez les enfants. A la chasse aux œufs de Pâques.
Je vais peut-être, histoire de faire rire le Goût, ressortir mon abécédaire.
Je lui fais prendre l’air une ou deux fois tous les cinq ans.
Au moins, ça amuse l’Homme qui prétend que je broderai le dernier point du « Z » le jour de ma mort et que c’est pour ça que je ne me presse pas…

20/01/2015

Portland Oregon

Je ne vais pas vous parler de la gastro du Goût.
Il a perdu quatre kilos.
Et c'est pas fini !
Oui, le marchand de journaux en a perdu huit...

Hier, à la pharmacie les gens arrivaient avec des ordonnances d'Imodium.
La pharmacie va bientôt être en rupture de stock.

Je vais vous parler du temps où le Goût parcourait le monde.
I
l était rare que je puisse partir avec lui, une librairie sans libraire, ça ne le fait pas...

Il a passé presque dix-huit mois à Portland, Oregon.
J'ai fini par le rejoindre pour deux semaines avec l'Ours.
Voyager pour son travail, ce n'est pas si drôle que ça !
Si j'avais eu le choix, j'aurais choisi New York.

Il pleut neuf mois sur douze à Portland, on appelle les habitants les "webbed feet", les pieds palmés.
Ils ont pris depuis longtemps l'habitude, au premier rayon de soleil, de sortir en tong et en short.

Portland, c'est Montargis à l'échelle d'une ville américaine, on trouve des banques, des garages, et un énorme supermarché ouvert jour et nuit.

J'ai passé mon temps au supermarché et dans la Roseraie, oui les distractions étaient rares à Portland en 1983...

Pluie, pied palmé, roses

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