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19/05/2019

Le musée de la Vie Romantique

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Le musée de la Vie Romantique n'est pas un grand musée.
Vous n'y verrez ni un Guardi, ni un Sisley.
Non, rien de tout ça.

C'est un petit musée consacré à George Sand qui y venait en voisine mais n'a jamais habité là.
C'était la maison du peintre Ary Scheffer, bon faiseur mais...

J'avais lu qu'on pouvait y voir une exposition sur les salons littéraires.
Il n'y avait qu'un seul bémol, nous y venions
une semaine avant l'exposition...

Il faisait beau, les roses embaumaient le jardin, les visiteurs étaient peu nombreux, discrets et la part de cake au citron copieuse.
Du calme, à peine troublé par les enfants de l'école voisine en récréation.
Si ce n'était pas le bonheur, ça y ressemblait.

Du plaisir  presque à côté de chez nous, une promenade à pied aller et retour.

 

08/05/2019

On se cultive. Ou pas...

En ce moment, on est en pleine régression.
Je lis Agatha Raisin, le Goût vient de finir un bouquin qui finit bien de Legardinier.
En plus, au lieu d'aller voir l'exposition "Hammershoe" à Jacquemart-André, j'ai choisi Ikea Madeleine.
D
éjà, on a fait la queue comme dans une soirée privée lorsqu'on ne fait partie du carré VIP.

Vingt ans que je n'avais pas mis les pieds chez Ikea.
Finalement ça ne me manquait pas, les cinq mille mètres carrés étaient pleins de retraités, gays et hétéros, on n'a pas su repérer les transgenres...
Ça faisait vraiment trop de monde et l'odeur des produits chimiques m'ont rapidement empêchée de respirer.

Nous avons traversé et nous nous sommes réfugiés au Café Pouchkine.
Aïe aïe aïe... Des dorures, des tentures, j'ai cru que c'était Garcia qui avait fait la "décoration".
Il parait que non mais ça doit être un de ses admirateurs.

Le café était bon, les sacs V... étincelaient au soleil, les touristes étaient là, c'était beau comme dans un roman de Barbara Cartland.

Pour continuer à nous cultiver, nous sommes allés au Monoprix Saint-Augustin acheter quelques nourritures terrestres.

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07/12/2018

Noël, Noël, tu vas venir bientôt.

Hier, j'ai tenté le Printemps.
Pas pour acheter, non, je n'achète que rarement dans les grands magasins mais pour tester ma vue.
C'est mon obsession du mo
ment.
Ce n'est pas terrible, je n'arrive pas à accommoder "en temps réel" les changements de lumière, alors je suis sortie du Printemps.

Nous sommes allés boire un café, là où les cars de touristes s'arrêtent.
D'habitude, les touristes arrivent en trombe, dévastent les lieux d'aisance et repartent sans consommer.
Pas tous mais presque.
J'ai pu constater que les touristes boudaient Paris, ça ne me déplaît pas de récupérer ma ville.
j'entends déjà pleurer nos z'élites, tous coupables d'ignorer le sort du citoyen moyen.
Je me souviens d'un homme politique, je ne sais plus lequel, qui avait trouvé qu'on vivait très correctement avec 1.200 € par mois, je ne connais pas le prix de sa chemise mais il aurait dû manger du pain sec jusqu'à la fin du mois pour ne pas dépasser ces 1.200€.

Je n'ai pas trouvé que le coin ressemblait à un champ de ruines, en revanche, les clients ne se bousculent pas dans les magasins...

Tout ça pour dire que ma sœur pleure au téléphone et tout le reste.
Tout ça ne me fait pas penser à Noël...

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14/10/2018

Mon premier chez moi.

Je venais d'avoir dix huit ans et j'ai claqué la porte de chez mes parents.

Je suis partie chez ma grand'mère, la mère de mon père, qui m'a hébergée.

Je ne pouvais même pas imaginer que ma grand'mère avait une vie bien à elle, j'avais dix huit ans, tout le monde me paraissait vieux...

Ma grand'mère, qui connaissait la terre entière, a trouvé une chambre, pas un studio, non, une piaule.
C'était rue Saint-Séverin, sur la "rive gauche" pour une lectrice qui se reconnaîtra.

J'ai dû trouver un travail pour pouvoir continuer mes études.

La rue Saint Séverin puait le graillon. J'habitais juste à côté d'une salle "d'art et d'essai" qui a bien sûr disparu.

Mon immeuble était moche et je passais devant les poubelles de la pizzeria pour y entrer. Heureusement j'habitais au dernier étage, je n'ai jamais voulu manger dans cette pizzeria...

J'ai quitté l'endroit avant de savoir si le plafond allait me tomber dessus ou si le plancher allait céder sous mes pas.
Je n'ai jamais su...

Pourtant, j'ai d'excellents souvenirs de cette période.
Sauf la première nuit.
J'ai pleuré.
C'était la première fois que j'étais vraiment seule...

Rive Gauche, Paris, souvenirs

10/10/2018

Ma vie est palpitante.

Paris, soleil, pèse personne

Notre pèse-personne était devenu bizarre.
Il n'avait sans doute pas aimé déménager.
Un matin, il vous faisait perdre cinq kilos et en reprendre sept dans la foulée.
C'est le seul pèse-personne qui vous fait prendre un kilo dans la nuit.
Qui dort dîne ?

Nous sommes donc partis chercher une nouvelle balance.
C'est facile et rapide.
Hélas, la garce m'a fait prendre un kilo dont je n'ai pas besoin.
Puis, encore et toujours la quête de la chaussure pas trop moche, ce qui est un plus mais pas essentiel.
La chaussures qui ne me fera pas saigner les pieds, ça c'est plus rare.
J'ai un carton de chaussures de ce style...

J'ai fini par acheter des chaussures noires, moches sans plus, et une provision de pansements le temps de les "faire".
Comme nous avons prévu d'aller voir aujourd'hui une exposition qui se termine bientôt.
Si la foule est trop importante au Petit Palais, nous changerons de trottoir pour aller voir Venise au Grand Palais.

Sinon, je relis "La douleur" et je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas aimé ce livre la première fois.
Duras ne se rappelait plus l'avoir écrit, le manuscrit en a été retrouvé par hasard.
C'est le livre d'une femme qui souffre de l'attente du rescapé d'un camp.