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07/12/2018

Noël, Noël, tu vas venir bientôt.

Hier, j'ai tenté le Printemps.
Pas pour acheter, non, je n'achète que rarement dans les grands magasins mais pour tester ma vue.
C'est mon obsession du mo
ment.
Ce n'est pas terrible, je n'arrive pas à accommoder "en temps réel" les changements de lumière, alors je suis sortie du Printemps.

Nous sommes allés boire un café, là où les cars de touristes s'arrêtent.
D'habitude, les touristes arrivent en trombe, dévastent les lieux d'aisance et repartent sans consommer.
Pas tous mais presque.
J'ai pu constater que les touristes boudaient Paris, ça ne me déplaît pas de récupérer ma ville.
j'entends déjà pleurer nos z'élites, tous coupables d'ignorer le sort du citoyen moyen.
Je me souviens d'un homme politique, je ne sais plus lequel, qui avait trouvé qu'on vivait très correctement avec 1.200 € par mois, je ne connais pas le prix de sa chemise mais il aurait dû manger du pain sec jusqu'à la fin du mois pour ne pas dépasser ces 1.200€.

Je n'ai pas trouvé que le coin ressemblait à un champ de ruines, en revanche, les clients ne se bousculent pas dans les magasins...

Tout ça pour dire que ma sœur pleure au téléphone et tout le reste.
Tout ça ne me fait pas penser à Noël...

noël,chalands,paris

14/10/2018

Mon premier chez moi.

Je venais d'avoir dix huit ans et j'ai claqué la porte de chez mes parents.

Je suis partie chez ma grand'mère, la mère de mon père, qui m'a hébergée.

Je ne pouvais même pas imaginer que ma grand'mère avait une vie bien à elle, j'avais dix huit ans, tout le monde me paraissait vieux...

Ma grand'mère, qui connaissait la terre entière, a trouvé une chambre, pas un studio, non, une piaule.
C'était rue Saint-Séverin, sur la "rive gauche" pour une lectrice qui se reconnaîtra.

J'ai dû trouver un travail pour pouvoir continuer mes études.

La rue Saint Séverin puait le graillon. J'habitais juste à côté d'une salle "d'art et d'essai" qui a bien sûr disparu.

Mon immeuble était moche et je passais devant les poubelles de la pizzeria pour y entrer. Heureusement j'habitais au dernier étage, je n'ai jamais voulu manger dans cette pizzeria...

J'ai quitté l'endroit avant de savoir si le plafond allait me tomber dessus ou si le plancher allait céder sous mes pas.
Je n'ai jamais su...

Pourtant, j'ai d'excellents souvenirs de cette période.
Sauf la première nuit.
J'ai pleuré.
C'était la première fois que j'étais vraiment seule...

Rive Gauche, Paris, souvenirs

10/10/2018

Ma vie est palpitante.

Paris, soleil, pèse personne

Notre pèse-personne était devenu bizarre.
Il n'avait sans doute pas aimé déménager.
Un matin, il vous faisait perdre cinq kilos et en reprendre sept dans la foulée.
C'est le seul pèse-personne qui vous fait prendre un kilo dans la nuit.
Qui dort dîne ?

Nous sommes donc partis chercher une nouvelle balance.
C'est facile et rapide.
Hélas, la garce m'a fait prendre un kilo dont je n'ai pas besoin.
Puis, encore et toujours la quête de la chaussure pas trop moche, ce qui est un plus mais pas essentiel.
La chaussures qui ne me fera pas saigner les pieds, ça c'est plus rare.
J'ai un carton de chaussures de ce style...

J'ai fini par acheter des chaussures noires, moches sans plus, et une provision de pansements le temps de les "faire".
Comme nous avons prévu d'aller voir aujourd'hui une exposition qui se termine bientôt.
Si la foule est trop importante au Petit Palais, nous changerons de trottoir pour aller voir Venise au Grand Palais.

Sinon, je relis "La douleur" et je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas aimé ce livre la première fois.
Duras ne se rappelait plus l'avoir écrit, le manuscrit en a été retrouvé par hasard.
C'est le livre d'une femme qui souffre de l'attente du rescapé d'un camp.

07/10/2018

Paris hier.

Hier, nous sommes partis le nez au vent avec l'idée d'aller voir le Caravage au musée Jacquemart-André ou Jakuchu au Petit Palais.

En passant devant la pyramide du Louvre, nous avons vu la foule.
Nous avons donc continué jusqu'à l'Eglise de Saint Germain des Près.
Là, c'était pire.

Nous, pardon "je" me suis arrêtée devant chaque vitrine de chaussures.
Je n'ai rien vu que mon pied accepte.
J'ai admiré les sacs à main.
Je n'ai rien vu que mon porte-monnaie accepte.

Nous avons fini au Bon Marché.
Il était noir de monde.
J'ai cru comprendre que c'était une période de soldes ou équivalent.
Nous avons constaté que le concept de soldes, ce n'était pas évident au Bon Marché.

Puis nous sommes allés à la libraire.
Nous en sommes ressortis les mains vides, ce qui est rare.
C'est même exceptionnel.
Nous n'avons même pas bu de café car il fallait faire la queue.
Nous sommes passés à "La Grande Épicerie" que nous avons fuie presque en courant à voir la foule.

Pourtant c'était bien...

Paris, Caravage, jakuchu, Bon Marché

27/08/2018

Chic, il a plu.

Ce matin, lorsque je me suis levée, il pleuvait.

Quel bonheur !
Depuis juillet, j'avais l'impression de vivre à Tel-Aviv mais sans la mer.
Le ciel était bleu, le soleil présent et les températures caniculaires.
Il faut allumer la lumière plus tôt le soir.
Mab commencerait à râler sur les jours qui raccourcissent.
J'entends l'ascenseur de mon immeuble mais on ne croise encore personne.
On va trouver du pain ailleurs que rue des Abbesses.
Bon, le boulanger du coin est encore en vacances.

La semaine prochaine, les petits anges du collège retournent en classe mais ils vont avoir la couette collée au dos.
J'espère qu'ils seront plus calmes qu'en fin d'année.

Bientôt le Goût se plaindra du froid.
Je râlerai après les voitures qui m'empêchent de respirer.

C'est la rentrée...

pluie,paris,embouteillages