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18/05/2022

Retour aux sources.

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Nous venons de vivre quatre ans dans le 18ème arrondissement, c'était le rêve du Goût.
Pas le mien...

C'est l'endroit le plus froid où nous avons vécu.
Dans tous les sens du terme :
- Un séjour dont la température avait du mal à être plus élevée que celle de la rue en hiver.
- Aucun contact avec les voisins, ils n'étaient jamais là et quand ils étaient là, pas trois mots en les croisant.
- Les commerçants étaient du genre "cul serré".
À force nous avons fini par faire nos courses rue de Lévis.

Aujourd'hui nous sommes dans le 17ème.
Pas celui de ma naissance non, celui où on trouve plus de boutiques de fringues que de boulangeries, celui où les restaurants coûtent un bras, celui où on propose le brunch à 62 €.
Alors nous prenons le bus et continuons à faire nos courses rue de Lévis.

Comme d'habitude, nous avons tendance à vivre ailleurs que là où nous habitons...
Nous avons découvert Levallois, son cinéma génial, son parc avec ses rats qui ne sont guère farouches et son marché couvert plein de produits superbes.

Comme d'habitude, nous avons décidé que c'est la dernière fois que nous déménagions.
La fatigue nous fait toujours dire la même chose.
Pour la première fois, nous n'avons même pas rangé tous les livres.
Les opalines sont toujours protégées dans leur emballage et ce n'est pas la chaleur accablante qui va nous faire travailler plus vite.

09/05/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°122

Rue-plus-courte-de-Paris.jpg

À la demande générale de deux personnes, je vous propose donc un « devoir de Lakevio du Goût ».
Et je remercie Alainx et Pivoine de leur intérêt pour ces « devoirs ».
Vous est-il arrivé d’emprunter une rue aussi courte que la « Rue des Degrés » ?
J’espère que vous avez une histoire pas trop brève à raconter sur une rue brève.
J’aimerais aussi que cette histoire commençât par :
« Hier, il ramassait les miettes de pain tombées sur son pantalon, par terre, en faisant des efforts énormes. »
Et qu’elle finît par :
« Nous étions debout sous la pluie, parmi les provisions de bouche. »
À lundi donc, si vous voulez…

Hier, il ramassait les miettes de pain tombées sur son pantalon, par terre, en faisant des efforts énormes.
Il faisait toujours des efforts énormes...
Déjà pour garder son travail chez Boulinier.
S'il aimait les livres, il aimait moins son travail.

Il faut bien constater que Boulinier n'attirait plus les foules.
Toutes les librairies du groupe avaient été vendues, le groupe dispersé.
Vous connaissez sans doute les conséquences de ce genre de vente.
On compresse surtout les salaires, on écrase le personnel et on fait trimer deux fois plus ceux qui restent.

Alors, il n'allait plus déjeuner au café pendant sa coupure.
Il mangeait assis sur les escaliers en regardant passer les forçats du tissu ployant sous le poids des rouleaux et il comptait les années qu'il lui restait à travailler.
Il n'était pas le seul à vouloir vieillir pour enfin vivre.
Il retournerait vivre en Creuse.
Il ne craignait pas l'ennui.

A force de le croiser, nous discutions parfois avec lui.
Il pleuvait peu sur Paris mais ce jour là, une averse soudaine survint et nous surprit.
Nous étions debout sous la pluie, parmi les provisions de bouche...

28/01/2022

Déménager à notre âge, c'est de la folie !

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Nous avions dit lorsque nous sommes arrivés ici « C'est notre dernier déménagement ! »
L'appartement avait certes ses défauts, comme tous.
Nous perdions quelques mètres carrés mais le Goût aimait ce quartier qui monte et qui descend.

Mais quatre années à monter et à descendre, c'est fatigant !
Et puis, la chaudière moribonde a changé la donne.

Nous déménageons surtout à cause du froid dans l'appartement.
Pendant le moment où les températures sont devenues hivernales, nous n'avons pas dépassé 16°C dans l'appartement !
Mais nous ne souffrons plus du froid maintenant...
J'ai même parfois trop chaud !
Eh oui, nous vivons parmi les cartons et c'est un isolent très efficace.
Nous repartons donc dans le XVIIème arrondissement, un quartier que j'aime.
« Mon quartier à moi. »
Nous avons là un appartement plus grand, avec un chauffage collectif qui fonctionne parfaitement - on a testé -, dans un quartier qui ne monte, ni ne descend...
Le Goût le trouve moins joli que Montmartre mais préfère ne pas passer son temps à monter.
Première fois que je ne danse pas de joie.
Que « je traîne » au lieu de me ruer sur les cartons à faire.
Contente malgré tout même si le Goût a dû emprunter un plat aux voisins car nos plats ont été mis en carton un peu trop hâtivement...
Tout comme les assiettes creuses qui sont pourtant bien pratiques pour manger la soupe que je fais et qu'il trouve si bonne...

Il nous reste quinze jours à passer ici et le rythme s'est ralenti.
Nous n'avons plus la frénésie de nos trente ans, nos amis non plus.
On fatigue et eux sont loin et ne songent plus à déménager...

J'ai hâte d'être à notre nouvelle adresse, nous prendrons le temps pour nous installer.
J'ai besoin de deux Billy, elles sont manquantes chez le Suédois.
Que celui qui n'a rien de chez le Suédois lève la main !

03/11/2021

Les filles sont parties.

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Les filles sont parties !
La grande nous a laissé son virus.
On tousse, surtout le Goût.
On marche à deux à l'heure, surtout le Goût.
On râle, tous les deux.

On a beaucoup marché...
J'ai retrouvé dans P'tite Sœur, Merveille au même âge.
Merveille voulait habiter le Louvre.
P'tite Sœur veut habiter la Samaritaine.
Elle a commencé à l'aménager à son goût.
Elle nous a prévenus, « Il faudra garder la vente des bijoux et je serai la directrice car il faut bien vivre... »

Et nous voilà tous les deux, toujours en train de se chipoter, de faire des projets fous comme si nous avions toujours vingt cinq ans.

On croise nos petits doigts douloureux pour que ça marche.
La vieillerie est un naufrage mais on rêve...

Notre voisin, plus habitué à jouer de la basse que de la truelle, a voulu bricoler.
Résultat ? Il a « refait » sa salle de bains et depuis nous avons un mur dont la peinture se gondole.
Il faut attendre une décision et je ne suis pas patiente.

Les gens heureux n'ont pas d'histoire dit-on.
La preuve en est avec cette note...

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25/10/2021

Souvenirs, souvenirs...

balade avenue Louise.jpg

Ce matin, je me promenais dans Bruxelles sur Google Map à la recherche de l’endroit où nous avions habité environ un an.
J’ai beaucoup aimé cette petite promenade.
Elle m’a inspiré.
Et vous ?
J’espère avoir lundi quelques lumières sur ce qu’elle a suscité chez vous…

La boîte qui employait le Goût à Tel-Aviv avait décidé de l'envoyer à Amsterdam.
J'avoue avoir râlé car, après l'hébreu, apprendre le néerlandais, c'était trop pour moi.
Là, je ne donnais pas dans la facilité.

Il fut donc décidé que ce serait Bruxelles.
J'étais ravie d'entendre à nouveau parler français.
Bruxelles n'était pas loin de Paris et j'en ai oublié de me méfier.
La suite nous prouvera que ce n'était pas la première fois que NOS Israéliens plantaient les gens à Bruxelles.

Le Goût était à Tel-Aviv.
J'ai pris l'avion pour aller louer un appartement à Bruxelles.
Le seul Belge que nous connaissions avait dit "A Bruxelles ? C'est Uccle ou Ixelles, sinon rien" alors j'ai loué Avenue Legrand...

L'Avenue Legrand n'a pas changé.
La chaussée de Waterloo si.
Il n'y a plus de Delaize, ni de boulangerie délicieuse, seul le petit café du coin a résisté.

Le premier jour, je suis descendue faire les courses à mon heure habituelle.
Tout était fermé sauf la boulangerie, je suis remontée avec mon pain et j'ai dit au Goût que nous avions du emménager un jour férié.
À Tel-Aviv, on se méfie du soleil, pas de l'heure car cette ville vit jour et nuit.

En fait, je n'avais pas que changé de ville, j'avais changé de mode de vie, je devrai prendre de nouvelles habitudes.

Je connaissais déjà Bruxelles car j'y étais venue plusieurs fois.
J'ai appris là que passer dans un endroit comme touriste et y vivre ce n'est pas la même chose.
On devrait tous avoir la chance de vivre pendant un an dans une ville qu'on croit connaître...