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25/09/2019

Quelques faits sans importance ou avec.

Je n'écris plus tous les jours.
L'envie m'en manque.
Puis je me vois mal raconter que la dernière fois que je suis allée chez le médecin, j'ai oublié de lui donner ma carte VITALE.
Tout bénef' pour la Sécu...

C'est la rentrée, JJF a encore changé de classe, enfin d'hôpital.
Après la Pitié-Salpêtrière, Garches, Versailles, Avicenne et quelques autres, elle va maintenant aux Invalides.
J'ai oublié le nom exact de l'hôpital militaire.
Ils y sont donc allés lundi mais, avant de rencontrer le médecin, elle et l'Ours ont pu boire un café en regardant le dôme.
À défaut de remarcher sans béquille, elle est suivie attentivement.
Sans résultat probant mais suivie.
.

Cette histoire d'Invalides m'a fait penser au musée Rodin.
Qui m'a rappelé notre visite au Musée Bourdelle.
Comme celui du musée Rodin ou celui du musée de la Vie Romantique, le jardin est charmant mais
je sais que je n'y retournerai pas.

De toutes ces promenades, il me revient qu'il m'arrive de voir des choses étranges.
Il y a quelque temps, en passant chez "Lafayette Gourmet", j'ai vu des touristes qui adorent prendre les photos les plus surprenantes.
Je me rappelle même avoir vu une jeune femme qui avait encore sa valise au pied, photographier les choux-fleurs...
Étonnant non ?

Mais bon, les jours filent, il pleut et je suis ravie.
J'avais l'impression de vivre à Tel-Aviv mais sans la mer.
Ouvrir la fenêtre et voir le ciel bleu, ça finit par être démoralisant.
Tandis que "le bruit doux de la pluie par terre et sur les toits".
Vous connaissez la suite...

hôpital, musée,Lafayette gourmet

08/06/2018

Et ça continue encore et encore.

Lorsque le Goût est remonté du bloc, il était en pleine forme.
Il semble plus fatigué aujourd'hui.
Vouloir reprendre une vie normale si vite, ça fatigue.

Il a regardé ses messages.
Nombreux.
Un lui annonçait que sa cousine préférée était au plus mal.
Impossible de se rendre à son chevet.
Elle est morte dans la soirée.

Elle s'est battue comme une lionne pour sa fille qui aura 15 ans en septembre.
Cette petite aura connu sa mère malade pendant neuf longues années.

Toujours souriante, toujours drôle, toujours fantasque, elle et le Goût se racontaient des blagues de cancéreux et dissertaient sur leur famille de cinglés...

Finalement, le cancer, ce n'est pas si drôle que ça.
Il vous prend les gens que vous aimez.
Alors mardi matin, nous irons à l'église, nous ne savons pas pourquoi.
Elle non plus sans doute car elle ne croyait pas plus en dieu qu'au diable.
Puis nous l'accompagnerons au Père Lachaise.
Je trouve que nous allons trop souvent dans notre ancien quartier.

Je n'ai pas voulu la voir au funérarium.
Je ne veux garder que l'image de son visage s'illuminant lorsqu'elle voyait sa fille...

06/06/2018

Une journée particulière.

Déjà, le réveil a sonné à cinq heures, le temps de se préparer, de prendre un petit déjeuner pour moi.
Rien pour le Goût...

Un taxi nous a conduits à l'autre bout de Paris.
A peine assis dans la salle d'attente, une "cheftaine" a installé tous son monde dans des chambres.

Ensuite rien.
Le voisin du Goût et lui attendaient qu'on vienne les chercher. Son voisin est parti le premier vers dix heures.
Le Goût était prévu à l'heure suivante.
Le voisin ne remontait pas, le Goût ne partait pas.
Evidemment, il avait faim...

En allant boire un café j'ai failli me noyer avant d'arriver jusqu'au premier café accueillant tant il pleuvait.
J'en ai même bu deux.
Je suis remontée, le Goût était toujours là et son voisin toujours absent.
Sa femme commençait à s'inquiéter alors j'ai émis l'hypothèse que le chirurgien avait dû avoir une urgence, c'était le cas.

A une heure de l'après midi, le Goût était toujours là, il ne pensait qu'à une chose manger.
Si possible du homard ou un friand...

Il me fut conseillé d'aller prendre l'air alors je suis partie à la Nation où j'ai déjeuné mal pour cher.
Ensuite je suis allée au Monoprix où j'allais faire mes courses lorsque nous habitions le  quartier mais le cœur n'y était pas.
Je suis repartie à l'hôpital, le Goût n'était plus là et j'ai attendu, attendu, attendu.
Il ne remontait pas, je guettais les brancards.
Ce n'était jamais lui, à un moment, inquiète je suis allée voir l'infirmière en chef.
Pile au moment où elle prenait le téléphone, le Goût est arrivé en pleine forme.
Devinez quoi : Il a réclamé à manger.
Nous sommes partis, sans voir le chirurgien, nous avons rendez-vous et nous y retournerons début juillet.
Aujourd'hui, le Goût a trois petits trous rouges au côté droit.

hôpital,attente,pluie

 

29/05/2018

Laisser parler les petits papiers.

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Hier le Goût avait rendez-vous avec une anesthésiste.
Pas l'anesthésiste qui va l'endormir, une autre.
Hôpitaux privés ou pas, la paperasse règne en maîtresse.

Il a passé un quart d'heure avec un médecin et le reste du temps avec l'administration.
Et que je te colle des étiquettes bleues.
Et que je te redemande pour la dixième fois ton numéro de téléphone.
Et patin et couffin...

Je l'attends à la descende du bus et là, mon Goût annonce :

"Il faut que je retourne à l'hôpital, ils ont oublié de me passer à la numérisation".

Il ne s'agit pas d'un numération globulaire mais d'une numérisation des documents.

En fait pour faire faire des économies à l'hôpital, on multiplie le personnel administratif mais pas les médecins, ni les lits.

Ce matin, le Goût qui a la "chance" de bénéficier du 100% s'aperçoit que la Sécu lui a piqué des franchises de 2009 déjà retenues.
Nous sommes en 2018, le Goût va régulièrement chez le dentiste et les franchises ont été récupérées depuis longtemps.
Ils vont les lui rembourser, c'est sûr.
Mais quand ?

 

15/05/2018

Voyage, voyage...

déménagements,hôpital,le goût

Hier j'ai accompagné le Goût à l'hôpital à l'autre bout de Paris.
Sous la pluie...

Notre dernier déménagement a laissé des traces sur le corps de rêve de l'homme qui partage ma vie depuis si longtemps.
Nous avons passé deux heures dans cette Fondation crée en 1906 pour venir en aide aux nécessiteux de l'Est Parisien.

Deux heures, c'est peu dans un hôpital.
En deux heures, le Goût a vu un chirurgien, fait une prise de sang, obtenu un rendez vous avec l'anesthésiste et a déjà une date d'opération fixée au 5 juin.
En principe il ne restera que la journée à l'hôpital.
Il n'en sortira que si je vais le chercher.
Fini les charges lourdes !
Terminé le port des cartons !
Fin du remontage des meubles !
On doit devenir sédentaire !
Où payer beaucoup plus cher pour déménager...

En sortant, nous nous sommes restaurés, puis nous sommes allés boire le café chez une amie qui habite le coin.
C'était bien malgré la visite à l'hôpital.