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24/09/2018

Vous ne regarderez plus les annonces de la même façon...

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Charmante maison à rafraîchir au lieu-dit "Les os du pasteur" située à 15 minutes du bourg, commerces à proximité, écoles desservies par car.
Ravissante propriété constituée d'un grand séjour sur cuisine ouverte, d'un bureau donnant sur le jardin, de deux chambres à l'étage avec possibilité d'une troisième sous les combles.
Vous serez conquis par le calme et le charme de la verdure.
Quelques menus travaux sont à prévoir.

Pour ceux qui vivent encore dans la maison de leurs parents, je traduis :

 - Située à 15 minutes du bourg : Ça c'est en voiture, sans se soucier des limitations de vitesse  et pas en saison de betteraves car les camions passent sans arrêt et la betterave sucrière, ça sent mauvais et c'est glissant.

 - Cuisine ouverte : Vague îlot carrelé et mal éclairé dans un coin du séjour car la cuisine a été transformée en chambre, en fait cuisine à créer.

- Le bureau : pièce trop petite pour même contenir un lit et donnant sur une friche car le jardin est retourné à l'état sauvage.

- Petits travaux à prévoir : Toiture à refaire car il pleut dans les chambres, planchers des chambres à changer.

- Quel calme : en été les touristes, en automne les chasseurs, en l'hiver le chasse-neige (lorsqu'il peut passer...)

- Quant à l'école, située à quarante kilomètres, pensez que le car lorsqu'il n'est pas en grève, ne peut venir à cause des congères en hiver.

Petit bonus : même l'agence n'est pas au courant, ma belle-mère repose à la cave, sous la chaudière.

22/06/2017

Laissons les volets clos...

canicule,maison,voisin,mauvaise humeur

Depuis deux jours, je ne sors pas.
Je vis dans le noir et je dégouline.
On dirait un fromage trop fait...

Hier soir j'ai regardé les programmes de mon cinéma.
D'habitude, je trouve un film à mon goût mais hier soir rien.
Rien de rien.

Je n'avais plus qu'à supporter le "connard laqué" de la maison du coin.
Celui qui rend toutes les invitations de l'année le 21 juin.
Celui qui ne prévient que ses quatre voisins les plus proches.
Les autres sont sans doute des "va-de-la-gueule", ils n'ont qu'à crever.

L'année de notre arrivée, je suis allée le voir pour le remercier d'empêcher un coin calme et arboré de dormir.
Lui rappeler aussi la loi.
Il a fallu négocier avec son service d'ordre pour entrer car Monsieur se donne des airs ce jour là.

L'année dernière, il a  plu, j'ai réussi à dormir.

Hier vers minuit, il faisait 30° chez moi.
J'ai fermé les fenêtres et essayé de dormir.
J
e n'avais même pas le courage de recommencer le parcours du combattant, franchir son service d'ordre, lui rappeler qu'il n'a pas demandé d'autorisation à la mairie et surtout qu'il n'est pas seul au monde.
Mes deux voisins les plus proches ont deux enfants de quatre ans.

Ce matin, je ressemble à un caniche mouillé, toussant et "respirant par cœur"...

22/02/2017

Même mes rêves sont désenchantés.

Je regarde si souvent les annonces immobilières que dès que j'ouvre mon navigateur, elles me sautent aux yeux.
Je fais le tour de France des agences, je rêve et j'espère.

Cette nuit, j'ai visité une maison à Montmartre.
Une cuisine de quarante mètres carrés au minimum avec une La Cornue, c'est le Goût qui va être heureux.

Une pièces tapissée de livres, carrément la bibliothèque du Sénat.
Un jardin extraordinaire sans canard.

Je n'ose demander le prix.
Le propriétaire m'annonce mille €uros.
Je demande "par jour ?"
Il me dit "non, par mois..."
Là, même en rêve, je sais que c'est impossible.

Les agences immobilières tuent même les rêves...

Rêve, désenchantement, maison

19/08/2016

Aimer ou non.

Déjà à Tel-Aviv je disais au Goût :

- Regarde cet immeuble, il est tout fleuri, les habitants doivent s'y plaire.

J'aimais Tel-Aviv, mon appartement était sympa pourtant j'y ai même fait crever les cactus qui poussent en liberté là-bas.

Lorsque je suis arrivée à Bruxelles, j'avais pourtant choisi moi-même l'appartement, il était presque vide et grand mais sans âme.
Je ne l'ai pas fleuri...

De retour à Paris j'ai eu du mal à me loger.
Vraiment du mal.
Je n'ai même pas choisi.
J'ai pris un petit appartement et bien contente en plus.
Il a toujours été fleuri et les plantes s'y plaisaient bien.

A Caen, j'avais des brassées de dahlias vendues "trois francs, six sous" sur le marché.
J'avais des fleurs partout, du lilas dans le jardin et des plantes qui sont sorties pile au moment où je quittais le coin.

Depuis cinq ans et trois déménagements j'ai quatre malheureuses plantes qui résistent et je n'achète presque plus de fleurs coupées car elles sont traitées.
Je vois passer le camion néerlandais qui livre les fleurs de tout le coin.
J'ai l'impression d'avoir des bouquets figés.
Ils résistent et meurent d'un coup sans prévenir.

J'ai l'impression qu'il faut aimer son coin pour le fleurir.
Je ne déteste pas mon coin.
Il est calme, très calme.
Surtout en ce moment.
Seulement voilà, il manque de fantaisie, il manque d'âme.
J'ai l'impression qu'il ne mérite pas mes soins.

On peut donc aimer des endroits biscornus, bruyants.
On peut même vouloir en partir et pourtant s'y sentir bien et les aimer.

Fleurs, jardinières, maison

16/05/2016

C'est une maison jaune.

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C'est une maison jaune et devant coule une rivière.

Lorsqu'on arrive à la maison, seul le silence nous accueille.
On s'attendrait à entendre des enfants jouer.
Pourtant, écoutez bien, vous n'entendrez pas la lettre à Elise déchiffrée par des petits doigts malhabiles.
Vous ne sentez pas l'odeur légère de la cannelle ni celle de la pomme ?
Un gâteau devrait sortir du four.
Regardez mieux les petits enfants dans le jardin à la chasse aux œufs.

C'était une famille heureuse.
Puis
un jour, Petit Pierre a laissé tomber son ballon dans la rivière.
Il a voulu le récupérer.
Petit Pierre n'est pas sorti de la rivière.

Les rires et les chants se sont tus.
La maison est vide.
C'était une maison jaune faite pour le bonheur.