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20/08/2018

Prends garde à la douceur des jours.

paris au mois d'août

Le temps est volatile et inspire d'étranges réflexions aux artistes graffiteurs...
Parfois il se traîne et le plus souvent il cavale.
Il cavale de plus en plus vite lorsqu'on avance en âge.

La Tornade est repartie, nous laissant sans force comme d'habitude.
Nous espérons toujours que l'âge va la calmer, espoir toujours déçu.

Nous sommes allés à Bagatelle sous le soleil et le soleil parisien semble toujours plus chaud que celui du bord de mer.
Nous sommes passés devant l'immeuble où nous avons failli habiter après notre fuite de "l'endroit calme et arboré".

Nous avons mesuré notre chance d'habiter au bas de Montmartre même si, comme partout, rien n'est parfait et qu'un collège en vacances est un bonus que nous savourons d'autant plus que la rentrée approche...

Demain nous allons fêter, avec retard, l'anniversaire de P'tite Sœur, nous la ramènerons à la maison avec Merveille.
Nous arriverons à les occuper car le Jardin des Plantes fait toujours l'unanimité.

Les jours raccourcissent déjà, j'ai rêvé de Mab s'activant au jardin et pestant contre Eugénie.

"Carpe diem", le temps qui nous est imparti est si court qu'il ne faut pas le gaspiller.

16/08/2018

La fin des vacances ?

On dirait que les Parisiens rentrent déjà.
Il y a plus de monde dans les rues.
C'est un peu dommage mais ça a ses bons côtés.

La Tornade arrive demain.
Elle a émis le souhait de visiter les jardins de Bagatelle.
La honte sur moi ! Je ne connais pas mais je suis quand même ravie.

La semaine prochaine, on récupère les filles.
Là aussi, ça sent la fin des vacances...

On va dire qu'à partir de lundi, c'est fini.
Les villes de vacances vont retomber dans la torpeur et Paris retrouver sa folie.

paris,les filles,la tornade

14/08/2018

Jours tranquilles à Paris.

C'est ma semaine préférée à Paris.
Les deux immeubles en face de chez moi sont entièrement vidés de leurs habitants, c'est chouette.

Je lis Benoîte Groult et son combat quotidien contre la vieillesse.
Et sa santé bien sûr : deux hommes !
Bon, je vous l'accorde l'Américain ne vient que trois ou quatre fois par an et le légitime ne fonctionne plus très bien...

J'ai toujours aimé Benoîte Groult.
Elle avoue que son féminisme est tardif et que son snobisme n'est pas qu'intellectuel.
J'aime bien les femmes qui ont des défauts, je me sens moins seule...

Je me promène dans Montmartre, j'y cherche du pain, la rue des Abbesses compte plusieurs bonnes boulangerie dont une qui a fourni l'Elysée pendant un an.
Elles n'ont qu'un défaut, elles sont fermées.

On y trouve des pêches, qui ont le goût, des pêches de notre enfance.
Si retrouver l'enfance n'a pas de prix, les fruits oui...

On s'installe à la terrasse des cafés, on regarde passer les touristes.
J'espère que ce sont des touristes car le caleçon dans Paris ne me semble supportable que chez le touriste.
Vous savez, le touriste, celui dont on vous cause dans le poste chaque soir, celui qui a tous les droits puisqu'il rapporte...

Lecture, promenade parisienne

11/08/2018

Roman Cieslewicz

musée,place vendome,bijoux

Ce n'est pas plus facile à comprendre qu'à écrire...

C'est un graphiste, mort en 1996, ami de Roland Topor et d'Arrabal.
Ça n'aide pas non plus...

C'était un Polonais.
Ce fut ma première impression.
La Guerre Froide, le communisme et je pense à qui ?
A mon père.
Si mon malaise est bien présent, je n'ose penser à ce qu'aurait été sa réaction à lui.

Des salles pleines de collages.
Quelques visiteurs clairsemés dans des salles délabrées.
Elles sont raccord avec l'exposition...

Il me faut de la frivolité en sortant alors je vais jeter un œil à la toute petite exposition Hermès qui célèbre le couturier Margiela.
C'est beau, les tissus sont somptueux et l'exposition toute petite.
Ça me va, j'ai envie de sortir.

On se retrouve place Vendôme, c'est Paris !
Un  bâtiment m'attire l'œil, il fait tache, il a besoin de travaux, une fenêtre ouverte montre un bureau digne d'une pièce de Courteline, un pauvre ventilateur ne brasse rien, le plafond est si bas.
On voit que l'Etat ne se soucie guère de la Justice.
Le seul bâtiment de la place qui est dans la débine est celui du Ministère de la Justice...

On cherche du pain, on en trouve rue de Castiglione.

On prend le bus à l'Opéra.
Nous sommes choqués, comme chaque fois, par les musiciens qui font un outrage à Puccini et aux touristes affalés sur les marches.
Touristes eux-mêmes qui sont un outrage aux statues de Carpeaux qui les entourent...

Musée, Place Vendome, Bijoux

09/08/2018

Enfin, il a plu.

Cette nuit, j'ai entendu tomber la pluie avec le même bonheur que je l'entendais tomber à Tel-Aviv.

A Tel-Aviv, tôt le matin, il fait déjà chaud.
Le Goût part travailler et moi, je pars à "l'Oulpan".

Je traverse Gan Meir, le jardin à côté de chez moi, et j'arrive à l'endroit où je vais passer quatre heures avec une petite récréation.

Je prends des cours intensifs d'hébreu, avec des Russes et des Américains qui connaissent déjà la langue, une Suisse, une Allemande et une seule Française, moi...

J'écris de gauche à droite et je répète :"Ani gara be Tel-Aviv" et "ani mi Tsarfat".

Il fait chaud, pas de clim, la récré arrive enfin.

Certains mangent et partagent avec les chats errants qui, comme toujours, squattent les endroits où ils sont nourris.

Les premiers jours, on n'ose pas quitter la cour.
On se comporte comme des gamins à la rentrée des classes.

Et puis, je traverse la rue, je m'installe en terrasse et je bois un café.
Je maudis Ran, le patron du Goût, qui a eu cette idée de me faire apprendre l'hébreu pour m'occuper.

Je retourne bredouiller "Ani chota" d'ailleurs ça tombe bien, j'ai soif.

Enfin, il est treize heures, l'heure de la sortie, je vais déjeuner avec le Goût.

Je sais dire bonjour.
Surtout ne pas utiliser "bonjour", on passe pour un touriste.
Pareil pour "merci".
Même absence d'usages et de civilités.
D'ailleurs, sauf à passer pour un snob étranger, il est recommandé de ne jamais dire dans un café "efchar lekabel espresso be va kacha ?" -"pourrais-je avoir un café s'il vous plaît  ?".
L'autochtone jette plutôt d'un air pressé "ani rotsa café, k'cha !" soit "je veux un café, 'rci ! "

Tel-Avi, Oulpan, matinée, chaleur