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29/03/2019

Je réfléchis.

Il est loin le temps où j'écrivais facilement...
A ma décharge nous habitions un quartier animé.
"Quartier animé", c'est une façon gentille d'écrire que les bars, les "relous" et la restauratrice de l'immeuble amenaient une certaine animation au quotidien, de jour comme de nuit.

Ici, pas de voisine folle qui se jette par la fenêtre avec le "Da Vinci Code" à la main.
Il est possible que la lecture de ce truc explique à elle seule son geste...
Je vous rassure, elle n'en est pas morte mais internée.
Elle était connue des services de santé pour avoir envoyé des bouteilles de verre sur les enfants de l'école maternelle voisine.

Habitant au premier étage, on avait entendu la chute puis la douce voix d'un pandore m'avait demandé si j'avais une idée de qui était la femme couchée en bas.
J'avais proposé "la folle du quatrième".
Le pandore nous avait ensuite enjoint de dormir.
Comme si c'était possible...

Facile à dire, difficile à faire.
Les pompiers grimpaient les escaliers quatre à quatre avec leurs lourdes bottes, les policiers discutaient à voix haute, la lectrice gisait sous la fenêtre de la chambre.

Ici, il y a juste un chatte vagabonde, grasse comme une loche, qui prend l'ascenseur pour ne pas user ses pattes.
Essayez donc d'écrire un truc passionnant sur un immeuble quasiment toujours vide avec des enfants blonds très très bien élevés.
N'allez pas croire que je regrette l'animation de mon ancien quartier, je regrette juste la matière pour écrire chaque jour.
Je suis en train de terminer avec peine "L'a-t-elle empoisonné ?"
J'arrive à la fin, je ne le sais toujours pas.
Maintenant j'attends.
Va-t-elle être pendue ?

 Soleil, promenade, lecture

 

23/03/2019

Le Goût a dit : "Force toi" !

Alors en épouse soumise, je me force.
Il me dit et ce n'est pas faux "ça te fait travailler la cervelle ! "
Je lui réponds "L'IRM a dit que mon cerveau était parfait ! "
je doute de l'affirmation quand je cherche pendant deux jours le nom d'un auteur...

Normalement, la Tornade devrait être là mais une grève du zèle des douaniers a eu raison de sa motivation.
Elle qui part tellement en avance qu'elle pourrait prendre, nom pas le train d'avant, mais quasiment celui de la veille, ça me surprend toujours.
Pour moi, ça ne vaut pas le coup de subir tant de stress, d'ailleurs j'arrive plutôt après le départ du train...
Alors, nous sommes allés jeudi au Musée du Luxembourg voir les Nabis, c'était une exposition comme je les aime.
L'exposition qui me donne envie de repartir avec un tableau sous le bras.
Là c'est un doux rêve car les toiles sont gigantesques et notre appartement tout petit.

Hier, nous avons profité du soleil avec un ami.
Nous avons découvert le petit cimetière Saint-Vincent, grand comme un mouchoir de poche mais où on trouve quand même Marcel Aymé et surtout des espèces qui normalement ne s'acclimatent pas à Paris, des oliviers, des grenadiers, des amandiers, des amélanchiers.
Une promenade dans le sud donc.

Et voila, j'ai réussi à écrire.
C'est bien, non ?

Musée, soleil, promenade, amitié

13/03/2019

J'ai gardé ma couronne.

dentiste, couronne, promenade

L'an dernier j'avais testé un dentiste dans mon quartier parisien pour un détartrage.

J'en étais sortie dubitative et vaguement déçue.
Depuis que je fréquente des cabinets dentaires, c'est à dire une éternité, c'était le premier qui me disait que je me lavais bien les dents !
C'était mauvais signe...
En plus j'avais trouvé son détartrage bien léger...

Alors lorsque l'autre matin, j'ai senti en me lavant les dents que j'avais une couronne qui bougeait, j'ai choisi de retourner dans l'ancien cabinet.
Celui en face duquel j'habitais avant de revenir à Paris.
Sauf que je n'habitais plus en face et que mon praticien, qui a la bougeotte, était parti exercer à Liège.

Le cabinet était toujours là.
Je connaissais son équipement.
Alors j'ai choisi le petit nouveau, le remplaçant, un jeune homme, doux comme un agneau, et mignon comme un cœur.
D'autant plus mignon qu'il a annoncé que j'allais garder ma couronne.

Bon, je connais les dentistes, je sens comme un parfum, une envie chez lui de toucher à d'autres couronnes...
Il ne faut jamais oublier que, jeunes ou moins jeunes, ce sont des commerçants et qu'ils gagnent leur vie avec la perte de nos dents et qu'ils sont plus onéreux que la petite souris.

Le Goût m'accompagnait.
Nous devions passer voir les filles.
Evidemment l'Ours a téléphoné pour nous annoncer que Merveille avait la grippe.
Pire ! Que nous étions VIEUX et qu'il fallait mieux pas ! Merci l'Ours !
Il nous a dit que si nous venions c'était à nos risques et périls.
Alors nous avons choisi la promenade dans notre ancienne ville...

C'était sympa, j'aurais bien dansé à l'idée de garder ma dent mais si une petite fille se cache à l'intérieur de moi, elle a de plus en plus de mal à faire bouger la grande fille de dehors...

 

31/08/2018

De la discipline !

retraite,lecture,promenade,discipline

Quel vilain mot que celui de discipline !
Ça fait tout de suite conseil et punition.
Je suis passée en conseil de discipline.
Je ne suis pas devenue plus souple pour autant...

Discipline et retraite, ça sonne le glas !
Pourtant j'adore ne plus travailler alors que j'ai aimé être libraire.
J'ai attendu la rentrée littéraire.
J'ai pris des paris sur les prix.
Je me suis souvent trompée.
Parfois pas.

Aujourd'hui je lis par plaisir.
Je me promène dans ma ville, oui c'est MA ville.
Je vois mes petites filles.
Je trouve que nous avons de la chance.
Nous sommes même heureux.

J'écris de petites choses sans importance.
Elles sont sans grand intérêt.
Je les écris simplement par discipline.
Je n'aime pas la gym mais j'aime l'écriture...

Il va d'ailleurs me falloir faire des efforts car j'ai perdu la légèreté des mots et ça ne revient pas sur commande...

En son temps, j'avais détesté "La douleur " de Marguerite Duras.
J'ai décidé de le relire pour voir si le temps avait prise sur mes détestations.
Il est grand temps de vérifier que je ne suis pas toujours rentrée dans le rang...

20/06/2018

Marcher le nez au vent.

Il n'est pas toujours nécessaire de prendre l'avion, le train ou le bateau pour changer de ville, il suffit de se promener le nez au vent.

Changer de trottoir nous fait changer de ville.
Se retrouver dans un souk moyen-oriental à quelques stations de bus de chez soi nous fait changer de monde.

Le "marché de l'Olive" est une parenthèse.
A l'opposé des touristes de Montmartre.
Sans que ses habitants soient vraiment du quartier...
C'est un quartier étrange, un coin de Paris cosmopolite.
On n'y rencontre pas d'écrivains, d'acteurs mais on y trouve les derniers Parisiens.
Les vrais, ceux d'avant, ceux qui feraient peur au touriste américain...

Bon, les fumeurs de cracks sont visibles et abîmés et je n'irai pas traîner la nuit dans ce coin où pourtant j'ai vécu quelque temps avant d'aller m'embourgeoiser -mais pauvrement- dans le Marais.

C'est un de ces endroits de Paris où on peut discuter sur le trottoir avec quelqu'un qu'on n'a jamais vu et qu'on ne reverra sans doute jamais.

Cela dit, les légumes y sont beaux et comme nous ne nous nourrissons pas exclusivement de gâteau aux pommes caramélisées, c'est bien aussi.

Le Goût n'a pas résisté au "pata negra", vous avez le saucisson ibérique fourni par des cochons qui ne mangent que des glands.

Paris, marché de l'Olive, promenade

Paris, marché de l'Olive, promenade