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20/04/2020

Allez écris !!!

confinement,soleil,silence

Confinement et covid-19, ces mots reviennent en boucle...

Chez les enfants ?
P'tite Soeur a complètement récupéré.
Merveille fait une rechute.
Les grands toussent et tout le monde dort.
Cette cochonnerie est extrêmement fatiguante.

À la maison, le Goût tousse et râle.
C'est le signe qu'il a encore de l'énergie.

Nous tournons dans le quartier.
Pour varier les plaisirs, nous changeons d'endroit pour éviter de faire la queue pendant l'heure qui nous est allouée.

Je rêve de voir les enfants.
J'ai compris que ce n'est pas pour demain.

Le téléphone a remplacé les musées, les cafés, les restaurants, les librairies, les amis.

On discute mais à bonne distance quand on fait la queue, des bienfaits du silence et du ciel bleu au dessus de nos têtes.

Je n'ai plus besoin d'aller vivre en haut d'une colline pour échapper au bruit.
La colline de Montmartre est silencieuse et fait très bien l'affaire.

Le bruit et les voitures reviendront mais la distanciation sociale va devenir la norme.
À être exprimés de loin, les sentiments seront peut être plus sincères.

27/03/2020

Ma journée d'hier.

confinement,paris,silence

Mes journées se ressemblent tellement que bientôt je n'aurai plus matière à écrire.

Je dois être une des seules à ne pas "relire" Proust.
Je lis des petits polars qui ne prennent pas la tête déjà bien encombrée.

Mes enfants me manquent.
Pour le reste on s'habitue.
Au silence d'abord, aux délais de livraison très longs ensuite...
J'attends encore d'être livrée par Carrouf'.
Les délais sont courts si on achète des "paniers Monop' " dont on ne choisit pas le contenu.

Chaque jour, on fait un tour de pâté de maisons.
L'heure accordée passe vite.
Les boutiques sont fermées, les travaux à l'arrêt et, pour ne pas croiser les rares passants, on marche au milieu de la rue.
Rue sans voiture ou presque.

J'aspire à garder mon mauvais esprit, cet humour noir qui est ma politesse.

Un blog n'est pas fait pour geindre.
On vit tous les mêmes galères et les Parisiens, ceux qui n'ont pas pris la fuite, ne sont pas privilégiés.

Mais je n'aurais pas pour autant envie d'aller vivre en province...

19/03/2020

Jour 4

confinement,paris,silence

J'ai décidé de tenir un journal du confinement.
Je dois dire que c'est moins simple que ça n'en à l'air...

Nous avons suivi le conseil d'une commentatrice et commandé un "panier +" chez Monoprix.
Panier livré le jour même par un malheureux, parlant mal français, ne respectant pas les consignes de distance, équipé d′une paire de gants chirurgicaux en triste état.
J'étais vraiment désolée pour lui qui livre toute la journée.

Le panier est très bien.
Pommes, pâtes, papier toilette, pas de quoi soutenir un siège mais la possibilité de se nourrir pendant quelques jours.

On a l'impression de vivre dans une ville fantôme.
Hier soir à vingt heures, nous avons concouru aux applaudissements qui encouragent et remercient le corps médical.
C'est là que nous avons vu que nous n'étions pas seuls même si nous n'en sommes pas encore à converser d'une fenêtre à l'autre.
La vie sociale manque, le téléphone, c'est bien mais ça ne remplace pas le contact physique.
Alors que l'Ours peste après ses filles, j'aimerais bien embrasser tout le monde.

Nous n'oublions jamais que nous sommes deux mais que la vie n'est pas plus simple pour les autres.

Notre arrondissement est un grand arrondissement.
Lorsque nous allons nous dégourdir les jambes du côté du Sacré Coeur, les rares piétons de Paris respectent
les distances.
En revanche, en descendant vers l'avenue, c'est le foutoir.
Ça s'embrasse, ça crie, ça essaie de vendre sa salade ou son "herbe" comme si rien n'avait changé.

 

17/03/2020

Jour 2

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Même le Sacré-Coeur est vide !
Hier, nous avons passé un bon moment à essayer de passer une commande en ligne.

Une commande sans pâtes, sans papier-toilette, sans haricots verts.
Malgré le peu qui restait en rayon, les restes de ceux qui ont fait des réserves, nous avons appris que nous ne serions livrés que le 23 mars, alors on a abandonné...

On est sorti en début d'après-midi pour aller au Monoprix du coin.
On a croisé peu de gens mais presque tous portaient un masque.
Ça avait un côté oppressant que je n'ai pas connu même en Israël lorsque mon bus s'arrêtait, que le silence se faisait, que le robot faisait sauter le paquet et que les démineurs examinaient les restes.
Au moins, la vie reprenait immédiatement.

Le Monoprix ne recevait que cent personnes à la fois sauf que ce Monoprix a deux entrées et que la nôtre n'était pas surveillée.
Evidemment ça fausse les comptes...
On a pris un panier et on a regardé le carnage.
Des gens partout : Difficile voire impossible de garder ses distances, difficile voire impossible de trouver des légumes ou des fruits.
Tant pis, on mangera du jambon et des oeufs...

En rentrant, on avait des messages sur le répondeur.
L'Ours qui ne veut pas qu'on sorte, qui fait les courses pour sa famille et qui s'inquiète pour ses parents.

La Tornade a été obligée d'annuler son voyage.
De Londres, où elle vit normalement -sont fous ces Anglais- elle voulait nous envoyer un colis...

Plein de papotages au téléphone avec amis et soeurs.
Alors la journée est passée à toute vitesse.

Pour l'instant, je dois avouer qu'en période de confinement, le ménage n'est pas mieux fait et que les carreaux attendent toujours notre bon vouloir...

13/05/2019

Le monde du silence.

Toutes mes excuses à Lakevio mais ce devoir je ne le sentais pas.
La poésie et les triangles, même amoureux, ce n'est pas mon truc.

Hier soir, j'ai regardé les informations sur la deux, son rabâchage et son politiquement correct habituels.
Puis j'ai écouté l'invitée, Mathilde Seigner.
J'aime bien cette femme qui n'a pas sa langue dans sa poche et ça change du discours habituel.
Elle n'accepte plus les invitations sauf lorsqu'elle défend un film.
Elle trouve notre époque ennuyeuse, trop policée et il lui est difficile d'accepter ce consensus mou.
C'est quasiment une interdiction tacite que dire "je n'aime pas" ceci ou cela.
Il est interdit d'avoir sa propre vision des choses du moins de la dire.
Il est interdit d'avoir son propre féminisme.
Pourtant le féminisme, c'est particulier !
On n'est pas obligé de penser comme les autres.
Ça dépend de notre âge, de notre vécu, de nos rapports avec l'autre sexe.

Aujourd'hui, en théorie on peut penser ce qu'on veut.
Mais à condition de penser comme ceux de la case dans laquelle on nous a mise.
Il faudrait mettre des "e" partout.
Il faudrait défendre la cause féminine mais oublier l'excision pratiquée essentiellement par des femmes et des grand'mères mais défense de le dire, de l'écrire, c'est mal.

Alors oui, je suis féministe mais pas que.
Je suis aussi grand'mère, mère, épouse.
Certaines pensent "soumise", faut croire qu'elles ne me connaissent pas.

C'est facile d'admirer aujourd'hui Signoret, Girardot et Romy Schneider.
Pourtant leur parcours n'a pas été une vallée de roses.
Elles étaient libres et aujourd'hui il n'est pas sûr qu'elles le seraient autant.
Ce n'est pas si facile d'être libre, se laisser ligoter avec des mots n'a jamais ouvert la porte ni l'esprit.

Politiquement correct, silence, admiration béate, parole censurée

Politiquement correct, silence, admiration béate, parole censurée