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03/07/2021

Et si on quittait Paris ?

Un matin comme un autre, on a parlé de quitter Paris.
Oui, de laisser ça :

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On a même osé penser que nous pourrions vivre à côté de mes soeurs !

J'ai envoyé ma plus jeune soeur visiter un appartement à côté de chez elle.
L'appartement était grand, propre, en face d'un parc, proche d'un restaurant plein d'étoiles.
Il n'avait apparemment pas de défaut.
Enfin... Il en avait un, majeur, il n'était pas à Paris.

Ces derniers temps, je n'étais plus fan de Paris.
Paris sur Covid n'a rien de passionnant.
Porter le masque en permanence dans les rues lorsqu'il commence à faire chaud, ce n'est pas glamour.

Et c'est là que je me suis aperçue qu'on avait pris un sacré coup de vieux.
Ce qui nous a retenus à Paris, enfin surtout moi car l'Homme n'avait pas envie de partir, c'est beaucoup l'offre de soins.
Je voulais garder mon généraliste, mon dentiste, mon ophtalmo.

Je n'avais même pas pensé à l'offre culturelle !
Même pas pensé au cinéma !
Même pas pensé au restaurant...

Dès le lendemain, nous avons repris nos périgrinations dans notre ville.
Comme l'Homme se plaint de son dos, il faut soigner le mal par le mal.

Sinon, il ne nous restera plus qu'à devenir vraiment vieux.
On s'installera à lire sur un balcon en face d'un parc en province.

24/06/2021

A la sortie du dernier confinement.

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Depuis la sortie du dernier confinement et peu avant le prochain, je n'entends parler que du variant indien.
Celui qui est devenu "Delta" pour ne pas vexer l'Inde.
Tout ça alors que le virus se moque des pays où il mute.
Il entre, il passe, la contamination croît et on referme...

Donc, dès le dernier déconfinement, avec le Goût et un ami, nous nous sommes précipités au Hilton.
Nous y allons depuis si longtemps qu'il a changé trois fois de nom mais le grand salon est toujours aussi beau, aussi vaste et la "distanciation physique" plus que respectée.

J'avais envie d'un club sandwich.
Hélas la carte avait changé.
J'ai donc choisi une salade César.

Les Américains, qui ne sont pas de retour, resteraient dubitatifs devant ce truc.

Dans mon saladier, une énorme salade, un gros quart de romaine jeté comme une "poignée de sottises", des croûtons, enfin un truc salé ressemblant vaguement à un biscuit apéritif émietté et du poulet sous vide.
Enfin, un truc marron...

Même si tous les Hilton se ressemblent avec une clientèle majoritairement américaine, c'est criminel de nous servir un truc comme ça pour la réouverture.

Je me contenterai donc d'y boire un café.
Je ne suis pas amatrice de café, je ne serai donc pas déçue...

05/05/2021

Le Goût est toujours en première ligne.

Le Goût, en parfait gentleman, a reçu sa deuxième dose de vaccin avant moi.
J'attendrai jusqu'à la fin du mois car le délai entre les deux injections est passé de quatre à six semaines.

La salle était pleine, des chaises avaient été ajoutées dans le hall.
J'ai continué à lire mon polar puis le Goût est arrivé souriant, comme la première fois.
Il n'avait pas mal au bras mais hier soir, il s'est couché avec bonheur.

En sortant, nous avons parcouru une rue commerçante du coin, acheté des légumes qui avaient l'air sympathique.
La fondue de poireaux fut délicieuse, sans doute grâce à la crème fraîche, le Goût n'a pas peur d'ajouter du liant...

Pendant que j'écris ce petit morceau de vie sans intérêt, Le Goût continue à se battre avec le syndic à propos de notre chaudière qui maintenant refuse de s'allumer.

Après la lettre recommandée d'usage, il va maintenant nous falloir contacter un juge, et vous savez combien ces gens là sont occupés...
Quand même, cette mairie est vraiment belle.

Vaccin épisode 2, Paris, réconfort

26/04/2021

A dix huit ans, j'ai quitté ma province.

devoir de Lakevio du Goût_78.jpg

Pivoine me l’a suggéré.
Je vous le soumets.
Comme nombre d’entre nous, elle aime les aquarelles de John Salminen.
J’espère qu’après l’avoir suggéré, elle se donnera la peine de nous soumettre à son le fruit de ses pensées.
Je vous ai quelquefois parlé de cette fontaine.
Elle a retenu l’attention de John Salminen, de Pivoine et de votre serviteur qui a déjà tartiné sur le sujet.
Mais à vous, que dit-elle ?
Quels souvenirs vous rappelle-t-elle ?
Racontez à votre tour vos pérégrinations dans le dédale de votre mémoires.

"A dix-huit ans, j'ai quitté ma province, bien décidée à conquérir Paris."

Il faut dire que je vivais dans la France profonde, très profonde...
Dès le lycée, nous nous retrouvions en internat et les études ne m'intéressaient pas.
Après un "BTS hôtellerie", je suis montée à Paris pour faire mes preuves.
Depuis, je m'occupe des petits déjeuners au Crillon.
En chambre souvent, en salle parfois.
Je préfère de loin être de service à table...

Hommes et femmes ont parfois des comportements étranges lorsqu'ils sont couchés et des demandes surprenantes, des attitudes gênantes.
Évidemment il est vivement recommandé de ne pas les froisser quelles que soient ces demandes.
Il m'arrive, trop souvent hélas, de trouver mon salut dans la fuite, sous des prétextes aussi minces que l'oubli d'un pot de lait.
De Paris, je ne connais guère que cette place et ma chambre de bonne du dernier étage.
Je serre les dents et j'apprends.
Je sais que je retournerai dans ma région de province et que j'y ouvrirai un restaurant.
J'obtiendrai mes étoiles au Michelin.
J'en suis sûre.
En attendant, je regarde la fontaine depuis le hall.
C'est mon quart d'heure de pause...

21/04/2021

Vaccin, entorse, promenade surprenante.

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Hier, je suis allée me faire vacciner.
Ce matin, j'ai mal à l'épaule.
Hier soir, j'étais épuisée.

J'ai une imagination féconde en matière de prévisions catastrophiques.
Plus jeune, j'échafaudais des romans avant de m'endormir.

La vie est un roman décousu.
Ma vie est un roman décousu...
Mon entorse est toujours là, douloureuse et ma cheville ne ressemble plus à rien...
Ah si ! Le matin au lever, elle semble aller...

On ne peut pas dire que vieillir m'enchante mais je ne suis certainement pas la seule.

Le samedi, comme presque tous les autres jours depuis que nous sommes "confinés", nous allons nous promener souvent vers le Sacré Coeur mais je me lasse.
Alors samedi dernier nous sommes descendus vers des terres inconnues.
Pas inconnues du Goût, qui a vécu dans cet arrondissement mais qui parfois perd ses repères.
Il reconnait les rues grâce à ses amours enfantines.
Comme il tombe amoureux depuis la maternelle, ça lui laisse une bonne connaissance du quartier...

En arrivant à la hauteur de notre Monoprix habituel, celui que j'aime le moins mais le plus proche de chez nous, on a vu nos premiers policiers depuis le début de la pandémie.
I
ls étaient immobiles, entourant une housse mortuaire.
Le sac plastique contenait un homme.
Je le sais, ses pieds dépassaient du sac.
J'ai pensé que le malheureux était mort d'une crise cardiaque.
Il n'y avait pas d'agitation, juste ces quatre policiers immobiles, entourant le sac.

Ma vie est vraiment palpitante...