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27/01/2018

Hier, nous sommes allés voir la Seine.

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Hier, nous sommes allés voir la Seine en crue.
Elle est pleine d'eau mais les Parisiens vont garder les pieds au sec.

Nous étions à côté de trois musées, le Louvre, L'Orangerie, le Musée d'Orsay.
Il n'y avait la queue nulle part.
De toute façon le Goût avec sa carte magique ne fait pas la queue, voire ne paie pas.
Nous aurions donc pu prendre une photo de la Seine et choisir un musée au hasard.
J'ai mes nouvelles lunettes et rien ne s'oppose plus à un peu de culture.
Sauf le manque d'envie...

Nous avons préféré nous promener du côté de Saint Germain des Prés.
Nous avons trouvé que ce quartier, comme les autres, subit de profondes transformations.
Les mêmes chaînes de magasins, les mêmes enseignes que partout.
C'est devenu un quartier sans âme et sans même une boulangerie.

A part ce café où j'ai eu l'impression de me trouver dans un roman de Blaise Cendrars, rien ne m'a vraiment intéressée.
C'était un bistrot interlope où même les rares touristes égarés là avaient une tête à embrouilles.

Mais quand même, c'était bien.

 

22/01/2018

Paris...

lakevio.jpg

- Mais Maman ! Je n'ai rien fait ! Je suis juste arrivé un peu en retard...
- Et pourquoi ça ?
- Pourtant j'ai couru...
- Et ces billes, tu les sors d'où ? Où les as-tu prises ?
- Mais Maman ! Je n'ai pas volé les billes, je les ai achetées chez Monsieur Roland.
- Avec quels sous ?
- ...
- Te voilà bien silencieux, alors ces sous, ils viennent d'où ?
- Je ne me souviens plus. Euh... Peut-être de mon anniversaire...
- Tu aurais gardé de l'argent pendant six mois sans même acheter un caramel ?
- Ben...
- Et tu avais besoin de billes pour jouer où ?
- ...
- Alors ? Pas à la maison pendant que je suis au travail, j'espère !
- Mais Maman ! A la sortie de l'école je vais à "la colline aux billes" jouer avec les copains.
- Tu vas au square, maintenant !
- Oui, mais juste à la colline aux billes, je suis bon, tu sais, je vais vite augmenter mon stock de billes.
- Je croyais t'avoir interdit de traîner dans les rues ! Je t'ai dit de rentrer directement à la maison !
- Mais maman !
- Tu vas devenir un petit voyou, après tu voleras des transistors, je tiens un futur blouson noir par la main !
- Mais maman !
- Si tu continues, dès que ton père rentre, on va devoir te mettre en pension.
- ...
- Pas la peine de pleurer ! Comme on fait son lit on se couche !
- ...
- Alors cet argent, il vient d'où ?
- Ben... Tu avais laissé ton porte monnaie sur la table, j'ai pris juste un petit peu de sous pour acheter les billes...
- Mon petit garçon, je ne sais vraiment pas quoi faire de toi, un futur gibier de potence !
- Non mamaaaaannnn !!!!
- Ne pleure pas, il fallait réfléchir avant ! Tu vas voir quand ton père va rentrer !

21/01/2018

Et pourtant il pleuvait.

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Malgré la pluie présente tous les jours, Paris ne nous tient pas rigueur de notre infidélité.
Vendredi nous sommes allés au Marché Saint Pierre avec de vieux amis parisiens depuis toujours.
Nous les connaissons depuis que nos enfants sont entrés en primaire.
Nous avons failli renoncer à cause de la grêle et la neige tombées pendant que nous déjeunions.
Puis le temps s'est éclairci et même devenu ensoleillé, sec et venteux.
Nous sommes allés vers un Sacré Cœur sans touriste et un marché Saint Pierre calme.
Ce fut une bonne journée.

Puis hier les enfants sont venus.
Merveille a encore grandi.
Elle sera plus grande que ses grand'mères.
Elle dévore mais ne prend pas de poids.
C'est bien la seule qui a perdu deux kilogrammes pendant les fêtes.
P'tite Sœur continue à être vaguement malade et mange peu.

Elles ont joué tranquillement.
Et elles ont même rangé les jouets !!!
Il faut dire que JJF n'a pas besoin d'élever la voix pour être obéie de ses filles...
C'était bien.
C'était bien même très bien.

10/01/2018

Jours calmes

Nous avons trouvé nos marques.
Les commerçants commencent à nous connaître.
Nous avions pris l'habitude de monter.
Nous prenons l'habitude de descendre.
Nous descendons vers le côté XVIIème.
Le XVIIème vivant, celui qui a l'accent parisien même lorsqu'il est né ailleurs.

Ensuite, heureux, nous retournons trouver le calme tout juste troublé par la sortie des enfants du collège.
C'est chouette d'habiter à côté d'une école.
Les enfants, c'est la vie.

Lundi, nous nous sommes retrouvés dans notre ancien quartier pour un tour au Monoprix.
Il a fait peau neuve.
Nous avons bu un café dans "notre café", qui a changé de propriétaire.
Il est devenu bruyant, mettre de la musique partout, ça fatigue.

La petite n'a pas fait sa rentrée, elle est encore malade.
Elle suit le même chemin que sa sœur qui a passé ses deux premières années de maternelle sous antibiotiques.

Ce matin, comme presque tous les jours, il pleut un crachin breton sur Paris.
Tornade me dirait, "c'est vivifiant ! ".
Ce n'est pas le terme que j'utiliserais...

Voila, c'est tout.
Il n'est pas facile d'écrire les petits bonheurs.
Ils sont difficiles à exprimer mais je préfère pédaler dans la guimauve que revivre certains moments...

Paris, quarties r d'hiver, pluie

05/01/2018

Trois ..six..neuf

Hier matin, avant de m'apercevoir que je ne voyais plus clair à cause de la fièvre, je voulais vous parler de Colette.

Pas la Colette des Claudine mais celle qui déménage, qui est casanière et vagabonde.
Non, ce n'est pas antinomique, je le sais, je suis comme ça.

Je me délectais à lire ses séances de déménagement où, à cinq heures du soir, le nouvel appartement ressemblait à un chantier où s'amoncelaient les paniers, où boitaient les meubles éprouvés par la nouvelle migration.

Elle parle aussi des pertes, des objets mis au rebut, des découvertes.
Elle parle des tares du nouvel appartement.

Inutile de vous dire que ça me parle.
D'autant plus que la propriétaire d'une librairie où j'ai travaillé m'avait dit, "vous avez la coiffure de Colette, pour le talent..."

Autrement, je n'ai pas la grippe, je n'ai pratiquement plus de fièvre, j'attends lundi et je vais voir mon généraliste dans le Marais.

On a annulé l'anniversaire du Goût, je ne veux pas filer un virus aux filles.

Colette, déménagements, Paris