Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/02/2020

Danser sous la pluie

devoir de Lakvio du Goût_27.jpg

27ème devoir de Lakevio du Goût
Si vous commenciez votre devoir par :
« Distendu, ralenti, comme dans un rêve, c’était la musique d’Avril au Portugal. »
Le terminiez par :
« Et de nouveau son regard s’attardait sur mes mains. »
Tout ça en brodant pour lundi une histoire autour de cette aquarelle de John Salminen.

Distendu, ralenti, comme dans un rêve, c'était la musique d'Avril au Portugal.

Il pleut, mes chaussures prennent l'eau et j'ai cette chanson idiote dans la tête.
Je longe du mur du Père Lachaise, c'est le point final de cette journée de mince.

Je viens de rompre avec mon copain, mon mec, mon fiancé, vous pouvez rayer les mentions inutiles, elles le sont toutes d'ailleurs.
C'était un pervers narcissique, j'adore cette expression qui ne veut pas dire grand chose...

Pervers s'appliquant à tout le monde, il suffit de relire Valéry Larbaud avec ses petites filles sages suçant leur croix imbibée d'éther et leur innocence affichée.

J'ai rompu avec un imbécile qui me prenait pour l'imbécile qui aller taper sa thèse.

Je viens de croiser un garçon pas mal.
Il a de belles mains, belle prestance.

J'ai croisé cette fille, pas mal, elle avait déjà regardé mes mains et de nouveau son regard s'attardait sur mes mains.

16/09/2019

Enfin...

devoir de lakevio du gout No8.jpg

Enfin, il en aura fallu des déjeuners, des compromissions, des embrassades, des compliments qui donnent la nausée, des rencontres avec des hommes politiques qui donnent envie de déchirer sa carte d'électeur.
Mais bon, la fin justifie les moyens !

Je ne crois à rien de tout ça.
Je crois à-la-ré-u-ssi-te !
Je la vois déjà ma flotte de camions.
Je les vois déjà, mes ouvriers qui me saluent servilement.
Et pour cause... Je serai bientôt le seul employeur de la région.

À moi, les suppliques du Maire et du Préfet, les salaires bas, les heures supplémentaires gratuites !
À moi, les éleveurs qui vont faire la queue pour que j'achète leurs peaux !
À moi les tanneurs qui vont polluer les rivières, et empuantir une région..

Et tout ça pour vendre des sacs à "la ménagère de moins de cinquante ans" qui se rêvera bourgeoise le temps de l'achat, devant une vendeuse soumise mais qui n'en pense pas moins...

A moi, les bénéfices engrangés grâce aux touristes qui passent trois jours à Paris pour acheter des sacs qui sont parfois fabriqués chez eux.

Oui... La tannerie c'est pour le "Made in France"...
Ailleurs, c'est pour le profit.

 

05/08/2019

Dans la maison vide.

 

devoir de lakevio.png

Dans la maison vide, je compte les heures et j'attends.

Un soir, attirée par toute cette verdure, tout ce calme, je me suis attardée.
Il était tard, la maison était abandonnée depuis peu, on s'attendait à sentir le café, les portes n'étaient pas fermées, je suis entrée et comme Boucle d'Or, j'ai choisi ma chambre et je me suis endormie.

Au matin, pas d'ours, pas de prince charmant et pas d'odeur de café.

Mais j'ai trouvé du café, j'ai choisi ma table et je me suis installée là.
J'ai bu "mon" café et je suis rentrée chez moi.

Petit à petit, j'ai amené des provisions, si vous passez par là, vous sentirez l'odeur du café et le pain grillé et chaque soir, j'attends.

J'attends le retour du propriétaire, j'ai un peu exploré la maison, c'est un homme qui vit là, et il vit seul, j'en ai fait un aventurier.

Il n'est pas défendu de rêver.
Il n'est pas défendu d'attendre, et mon prince charmant ne fera peut être pas attention à mon bec de lièvre.
Qui sait... Un baiser peut le faire disparaître.
Ou me transformer en grenouille...

Je suis prête à tout pour changer ma vie misérable de gratte-papiers.

18/06/2018

Breakfast at Tiffany's

lakevio.jpg

Devoir de Lakevio - Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" Emprunt à Jean et sa divine Ondine.

- Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard." Emprunt à François et sa Thérèse D.

- Entre les deux, casez ce que vous voulez !

Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?
Elle cherche son chat.
Encore une fête où elle a trop bu.
Encore un appartement qu'elle ne connaissait pas.
Encore des jeunes gens charmants et cet ennui constant.

Elle a volé une petite cuillère pour sa collection, c'est maigre comme butin.
C'est assez sot comme comportement...

Je la regarde passer, elle ne sait pas que je pense à Truman Capote, cet écrivain de génie qui a noyé sa vie dans l'alcool, celui qui l'a crée fantasque, à son image.

Je me fais mon film, non, je me fais le film d'un autre, il pleut, Holly court, elle va le retrouver son chat...

Je ne peux même pas faire preuve d'imagination.
J'ai trop lu ce Truman Capote.
Et même relu.

C'est fichu, je n'ai plus qu'à fermer la fenêtre, oublier cette fille, sortir un livre au hasard, elle peut faire ce qu'elle veut, elle ne sera jamais Audrey Hepburn, d'ailleurs, il ne pleut même pas.
Pourtant je revois ce moment du film, celui où
elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard.

 

12/02/2018

Tu ne vas pas recommencer !

lakevio.jpg

Non ! Encore un devoir que je refuse de faire.
De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie !
Même anglaise, je n'en peux plus !

Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?
Un quai de gare, un train qui arrive avec du retard car les Anglais sont encore pires que nous.
Les parapluies qui gouttent.
Pas de place assise.

Tu as dû être prof dans une autre vie !
Un prof qui donne des devoirs tordus.
Le prof qui donne des devoirs qui gâchent les fins de dimanche .

Que veux tu que j'invente ?
Que la jeune femme en rouge a rendez-vous avec un éditeur ?
Qu'elle place tous ses espoirs dans son manuscrit ?
Qu'il va être refusé mais qu'elle va rencontrer un bel homme dans les couloirs de la maison d'édition ?
"L'amour dans un climat froid" ?
D'abord j'écris un roman à l'eau de rose si je veux !
C'est mon devoir après tout et l'amour, c'est mieux qu'un suicide !

Que je raconte que l'homme qui court a rendez vous avec une femme qui n'est pas la sienne ?
Et puis qu'en chemin, il va réfléchir, trouver toutes les qualités à sa légitime et rompre ?
Je sais, c'est du Delly.

Non, cette fois encore, tu ne m'auras pas !
D'ailleurs, cette pluie, ce train, ce quai, je ne trouve rien a dire.