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17/09/2017

Ours manipulateur.

L'Ours est fils unique et je suis sa mère.

Avec le temps, je suis toujours sa mère.
Lui est persuadé d'être un bon fils.
Il l'est sans aucun doute.
Il me téléphone chaque jour.
Enfin presque...
Il me téléphone presque car il parle à ses filles, à sa femme ou à quelqu'un d'autre en même temps mais il a fait son devoir.
Il a appelé sa vieille môman.

Comme tous ses congénères, il est persuadé que mon âge ne me permet pas de comprendre que sa vie l'éloigne de moi.
Il lui arrive de passer devant chez moi et de ne pas monter prendre un café et trouve que c'est très bien ainsi.

Là où je ne suis pas d'accord, c'est lorsqu'il veut m'empêcher de vivre la mienne de vie, en essayant de me culpabiliser.

Je n'aime pas la banlieue, le Goût encore moins.
On les aime eux mais on peut les aimer aussi bien ailleurs.
A Paris, par exemple.

J'ai annoncé la nouvelle à l'Ours hier.
Je le tiens au courant depuis la première visite, il y a plus de quatre semaines.
Le Goût, à juste titre, est persuadé que l'Ours n'a rien dit à personne.

Hier soir, j'ai eu la confirmation que son père avait raison.
Après quelques "légères" piques sur "ces gens qui ont la bougeotte", la sentence est tombée : Je me dois de battre ma coulpe et avouer aux filles que j'abandonne leur père.

Ours, manipulateur, doudou

28/10/2016

Ce bon vieux Jardin d'Acclimatation.

Le Goût l'appelait le "Jardin d'Exploitation" lorsque l'Ours était petit.

C'était bien trouvé...
C'est juste pire aujourd'hui depuis que le groupe LVMH a repris la concession de l'endroit qu'il gère déjà depuis 1984.

Déjà, pour prendre "le Petit Train", il fallait faire la queue.
Longtemps...
Le système de paiement de fonctionnait pas.
Un jeune homme est arrivé, on était sauvé,.
Merveille commençait à dire :

"Je ne pourrai pas faire toutes les attractions que je veux faire."

Que de grands-parents et de nounous dans ce jardin.
Que de souvenirs aussi.
Il ne reste de mon enfance que la rivière enchantée et les promenades sur les poneys et les dromadaires...

Merveille a hésité longtemps.
Elle ne voulait pas faire la queue de peur de n'avoir pas le temps.
Alors le Goût l'a emmenée sur des "Montagnes russes", elle a adoré.

Elle a voulu voir Victorine, l'ourse du jardin qui partira bientôt ailleurs couler des jours heureux dans un refuge de la Mayenne.

Le jardin nous proposera à la place des poules et des canards.
Ça coûte moins...
Monsieur "Merci Patron" compte, il fera des économies.
Une poule ça mange moins qu'un Ours.

Au retour, Merveille s'est endormie dans le bus, nous l'avons réveillée puis nous sommes revenus à pied de la ville d'à côté.

Ce matin, elle vient de se réveiller, a demandé l'heure.
Elle veut du temps pour jouer...

lvmh,exploitation,ours,merveille

19/10/2016

L'Ours n'a pas appelée hier.

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L'Ours nous téléphone en principe chaque jour.
Ça ne dure pas longtemps, c'est décousu, il a toujours une excellente raison pour raccrocher mais c'est un rituel.

Je le connais.
Il est d'un tempérament anxieux.
Il vérifie qu'on est vivant puis, rassuré, repart vivre sa vie.

J'estime déjà avoir beaucoup de chance d'avoir un fils qui vérifie notre état de santé.
Cela dit, je n'ose penser combien de temps nous resterions, dormant pour l'éternité, si par un jour d'hiver, notre chaudière nous mettait KO...

Il penserait que nous sommes à Paris ou que nous sommes partis faire les courses.
Nous oublions régulièrement les portables à la maison, il ne serait pas surpris de notre silence.
Il lui faudrait bien huit jours avant de venir vérifier que nous sommes vivants.
A condition, évidemment qu'il ait retrouvé nos clefs.

Cette nuit, j'ai fait des rêves chaotiques.
Dont un rêve avec des bébés, des hospitalisations, c'était le balagan dans mon inconscient.

Comme quoi, je dois avoir besoin de ce petit appel.
Je suis bien une mère, j'ai toujours peur qu'il leur arrive quelque chose.

N'oubliez jamais qu'il n'est pas nécessaire d'être juive pour être une mère juive.

31/03/2016

Il pleut sur la ville.

Ce matin il pleut.
Hier il a plu.
Il me semble qu'il pleuvra demain.

Je suis en froid avec l'Ours et incapable de lui exposer mes raisons.
Raisons valables pourtant.
Ne jamais avoir Petite Sœur.
Être toujours ceux qui vont voir les petites et d'autres choses encore...

Je suis malheureusement quelqu'un qui ne dit rien pendant très longtemps, qui encaisse et qui un jour explose pour un tout petit truc.
J'étais déjà comme ça lorsque l'Ours était petit et le Goût me disait déjà "engueule le raisonnablement au lieu d'encaisser et de l'engueuler de façon disproportionnée pour un rien ! ".
Alors j'attends d'être calmée.
C'est facile.

L'Ours ne téléphone plus et la dernière fois j'ai refusé de lui parler de peur de me laisser déborder.

Donc hier, avec le Goût, nous avions prévu d'aller au Musée d'Orsay aujourd'hui.
Nous avions oublié la grève.
Grève plutôt suivie puisque je n'ai pas entendu les trains ce matin.

C'est parfois gênant de refuser d'avoir une voiture.
Les jours de grande pollution, je respire trop mal pour ajouter mes propres particules fines.
Je vis à côté de Paris et sauf les jours comme aujourd'hui, la voiture ne me manque pas.
Mais des fois, j'aimerais bien en avoir une...

Ours, grève, Musée d'Orsay

07/02/2016

La recherche.

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Hier, je suis partie à la recherche de ma jeunesse et celle de l'Ours.
Je suis allée dans ce qui fut le quartier des éditeurs, des cinémas d'art et d'essai, des petits restaurants russes.

La mienne de jeunesse, contrairement à celle du Goût, est plus à Saint Michel.
J'ai vécu rue Saint Séverin, face à l'église,  dans une petite chambre au dernier étage.
Elle donnait sur l'arrière d'un restaurant "faux italien".
C'était à vous dégoûter de manger italien le reste de votre vie...

Hier en arrivant devant chez Sonia Rykiel, j'ai d'abord cru que me trouvais devant un magasin vendant de la lingerie pour professionnelles.
Puis, j'ai vu les livres, des livres partout !
C'est certainement là qu'on trouve le plus de livres dans le quartier.
Le reste ? Rien d'intéressant, on ne rêve plus.

Je suis passée devant la Rhumerie.
Je n'y ai jamais bu que des cafés.
Nous avons pris la rue de Buci et je n'ai rien reconnu.
C'était la rue commerçante du coin, le Goût qui n'a pas les mêmes souvenirs que moi, connaît moins ce coin où j'allais surtout avec l'Ours.
Je lui dirai, à l'Ours, que la boutique Chevignon existe toujours mais que les petits restaurants russes ont disparu.

Ferré regrettait déjà l'âme de ce quartier.
Il mettrait sans doute le feu aux "boutiques à souvenirs" du coin.

Le Goût allait au "Resto U Mabillon", le plus mauvais de Paris.
Votre servante, elle, allait à la "Mission Catholique Vietnamienne" car on y mangeait correctement pour pas cher.

Nous aurions pu nous rencontrer plus tôt si nous avions déjeuné dans les mêmes endroits...