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09/10/2019

Downton Abbey.

Dimanche, le Goût était de sortie.
"L'ami fâché", un de son "forum Hi-Fi" l'avait invité à l'anniversaire de ses soixante ans.
C'est une drôle d'idée de fêter ses anniversaires après la cinquantaine.
J'ai l'impression qu'on salue sa longévité.

Bref, il n'était pas là et n'avait pas donné d'heure de retour alors je suis allée voir Dowton Abbey avec une amie.

Ceux qui tiennent le haut du pavé dans le film sont ceux de l'office.
Les domestiques sont en première ligne, l'intrigue est mince, une visite royale, une fille cachée et tout ça, tout ça.
C'est la version "people" de la série...

Mais comme d'habitude le charme agit.
Le château donne envie.
Les robes donnent chaud.
La cuisine donne faim.

Maggie Smith est, comme toujours, remarquable et les autres ne sont pas mauvais.
Ce fut donc un excellent moment.

Et lorsqu'on a dépassé la soixantaine, tous les bons moments sont excellents pour le moral.
Quand je suis rentrée à la maison, j'avais un invité impromptu, un ami du Goût que je ne connaissais pas, il est Dr ès Sciences et travaille au CEA.
Maintenant que j'en connais quelques uns, je peux vous le dire.
Comme le Goût, ils sont tous plus ou moins cinglés.

cinéma, Dowton Abbey, "le film"

 

27/09/2019

Jour de pluie à New York.

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Lorsqu'un film de Woody Allen sort, même si son pays ne le diffuse pas, j'y cours.

"Jour de pluie à New-York" ne m'a pas déçue.
Ce n'est pas un grand cru, d'accord, mais...
Le jeune Gatsby est magnifique.
Oui je sais, c'est facile...
Manhattan est superbe et me donne envie de retourner là-bas.

Woody Allen vieillit.
Alors ses films sont de plus en plus beaux.
Il est comme un peintre qui triche avec la couleur parce que ses yeux le trahissent.
Il use de filtres et il fait des films à l'image mordorée.

Sinon ses héros sont beaux, riches et l'amour y est volatil.

Le seul véritable amour profond de ce film est celui que Woody Allen voue à New-York.

 

02/10/2018

Toi aussi ma fille.

Un dimanche après midi, je suis allée au cinéma avec le Goût.
Je ne sais plus qui avait gardé l'Ours, il était certainement en vacances.

Nous avions déjeuné au restaurant, je me sentais un peu lourde.

Nous sommes allés voir Pirates, un film de Polanski.
L'image était magnifique.
Le bateau faisait de l'effet sur la mer bleue.
Hélas, il manquait un détail : le scénario.
En digne fille de mon père je me suis endormie.
Brusquement, une voix féminine s'est élevée dans la salle, criant "Minou, baisse la télé !"
L'époque avait changé.
On était passé de la radio à la télé mais le cinéma après déjeuner faisait toujours dormir le père et la fille...

cinéma, sommeil, pirates

01/10/2018

C'était la dernière séance

lakevio.jpg

Regardez l'ouvreuse de ce petit cinéma de quartier !
Elle sait qu'elle va disparaître.
Elle habite le quartier.
Je ne sais pas si elle travaille au "Royal Monceau".
Il est grand ce cinéma, pour sortir, on passe sous la salle, par les abris de la dernière guerre.
Les enfants courent, la guerre, ils ne connaissent pas, ils ne savent même pas que les tickets de rationnement existent encore.
En y repensant, je pense qu'il s'agit plutôt du "Royal Villiers".
C'est comme ça dans ce quartier, les cinémas sont "royaux", le "Royal Villiers" est plus petit que le "Royal Monceau", il a des loges, des rideaux rouges et des publicités payées par les commerçants du quartier.

C'est long d'attendre le film.
On compte les publicités. On regarde un documentaire animalier.
On regarde même l'attraction de l'entracte, un pauvre magicien qui n'arrive pas à faire sortir le lapin de son chapeau...

Ce doit être un dimanche après midi.
Je suis là, avec mes parents. Les deux ensemble, c'est plutôt rare car le dimanche mon père fait la sieste en écoutant la radio.
Je me souviens du film, "L'auberge du sixième bonheur".

J'adore ! Ma mère aussi. Mon père s'endort...
Chic, il ne ronfle pas, du coup ne fait pas de réflexion car il n'est pas bon public.
C'est le moment du film où on retient son souffle.
C'est là qu'une voix s'élève, une voix qui porte.
Mon père demande à ma mère "Baisse la radio !"

Je vois encore le sourire de l'ouvreuse...

18/06/2018

Breakfast at Tiffany's

lakevio.jpg

Devoir de Lakevio - Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" Emprunt à Jean et sa divine Ondine.

- Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard." Emprunt à François et sa Thérèse D.

- Entre les deux, casez ce que vous voulez !

Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?
Elle cherche son chat.
Encore une fête où elle a trop bu.
Encore un appartement qu'elle ne connaissait pas.
Encore des jeunes gens charmants et cet ennui constant.

Elle a volé une petite cuillère pour sa collection, c'est maigre comme butin.
C'est assez sot comme comportement...

Je la regarde passer, elle ne sait pas que je pense à Truman Capote, cet écrivain de génie qui a noyé sa vie dans l'alcool, celui qui l'a crée fantasque, à son image.

Je me fais mon film, non, je me fais le film d'un autre, il pleut, Holly court, elle va le retrouver son chat...

Je ne peux même pas faire preuve d'imagination.
J'ai trop lu ce Truman Capote.
Et même relu.

C'est fichu, je n'ai plus qu'à fermer la fenêtre, oublier cette fille, sortir un livre au hasard, elle peut faire ce qu'elle veut, elle ne sera jamais Audrey Hepburn, d'ailleurs, il ne pleut même pas.
Pourtant je revois ce moment du film, celui où
elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard.