Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/12/2019

Je crois, je crois pas...

devoir de lakevio du gout_20.jpg

Cette toile de Claude Guilleminet, avec son bœuf et son âne gris, me rappelle quelque chose, mais quoi ?
Je trouverai bien quelque chose à vous en dire.
Je suis sûr qu’à vous aussi elle va inspirer une belle histoire.
Alors lectrices et rares lecteurs mais chéris aussi, je compte bien vous lire lundi…

Voilà...Me voilà bien ennuyée.
Lorsque j'ai vu cette image, j'ai vu une crèche...

Déjà que je ne suis pas croyante et que je trouve que les trois religions monothéistes c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

D'abord, pour commencer par Bethléem, "la maison du pain", "ביתלחם" en hébreu, je ne connais pas.
Je n'ai pas eu le droit de m'y rendre, en plus je n'ai rien à faire là-bas.
C'est un endroit saint pour les juifs et les chrétiens alors imaginez comme c'est simple.

En revanche, je connais Nazareth.
Il y des ânes de toutes sortes, même des vrais, une basilique moderne mais surtout des marchands du temple.
Partout du commerce.
De ferveur point.
De beauté point.

Le seul endroit où j'ai ressenti de la sérénité, c'est à Jérusalem, dans les jardins de l'église Sainte Anne.
J'aurais pu y rester des heures, seule avec mon livre, la foule se pressant au Saint Sépulcre, débordant de faux-dévots.
Il est vrai que le marché est gros et le gâteau est partagé par trois religions...

La foi, je ne l'ai jamais trouvée dans ce genre de supermarket du bon dieu.
Ni ici ni ailleurs...

Jeu, le Goût, le boeuf et l'âne gris

02/12/2019

Le cerf-volant...

promenade dans les prés.jpg

En regardant cette toile d’Harold Harvey je m’interroge.
À quoi peuvent bien penser ces trois enfants ?
J’ai bien une idée, mais vous ?
Je vous dirai lundi ce qu’ils ont d’après moi à l’esprit…

Je l'ai regardée cette toile.
Je l'ai regardée et j'ai d'abord pensé à une histoire "façon Comtesse de Ségur".


Madeleine et ses deux cousins qui jouent.
Madeleine qui ne veut pas prêter son cerf volant.
Les deux garçons vont faire fondre la tête de la poupée au soleil.
Et c'est parti !
Les deux garçons seront fouettés et tout finira par une prière...

Pfff... Que c'est lénifiant comme histoire.
Édifiant comme il se doit.

Puis, j'ai pensé à "Sa majesté des mouches".
Ça finit mal cette histoire.
Tous ces enfants livrés à eux-mêmes qui, après un drame, finissent par recréer l'autorité. 
Et quelle autorité !

Que choisir ?

Rien de particulier, se laisser porter par ce tableau.
Trois enfants.
Une petite fille qui ne veut pas lâcher son cerf volant.
Deux garçons qui mijotent de le lui arracher.
C'est bucolique mais dans un instant, tout va basculer.

Le garçon va se lever, attraper l'objet convoité, se mettre à courir, son ami va le suivre, la petite fille déséquilibrée va dévaler la pente et se blesser au genou.

A la vue du sang, les garçons vont accourir, supplier la petite fille de se taire, lui faire un bandage sommaire et ils vont jouer tous les trois.

La toile redevient charmante.
On est passé à côté du pire.
Elle aurait pu se tuer en tombant mal sur une pierre.

08/11/2019

Chacun son tour.

Le Goût vous parle souvent de moi comme la lumière de ses jours.
Lumière éteinte quand un de ses amis l'invite à son anniversaire, ou à aller voir une expo ou déjeuner chez lui.

Le Goût a des amis aussi déjantés que lui.
Des audiophiles, autant dire des cinglés.
Des hommes, qui parfois ne vivent pas dans la même maison que leur femme...
Et pourquoi ?
Pour avoir des enceintes acoustiques plus grandes que le studio d'un étudiant parisien !

Le Goût est le cousin germain de Gaston.
Ce matin il a la même coiffure.
Tous les jours il a le même sens de l'absurde...
Il est capable - et il l'a fait- de jeter des billets d'avion à la poubelle avec l'enveloppe de dollars et les traveller-checks.
Il est même capable de sortir sans pantalon.
C'est d'ailleurs le regret de ma vie, j'ai tellement ri qu'il a compris que quelque chose clochait et a fini de s'habiller...

Le Goût ne ferme jamais les portes, toutes les portes.
Il m'est très difficile de prendre ma douche tranquille, le bruit de l'eau doit lui donner envie de m'informer immédiatement de tout et de rien.

Même ses petites filles ne lui font pas confiance pour traverser.
Il traverse sans regarder, l'écharpe au vent, il va certainement marcher dessus avant la fin de l'année.

Vous connaissez mieux le Goût ?
Vous avez de la chance, pas moi...

Le Goût, vie, ordinaire, heureuse ?

16/09/2019

Enfin...

devoir de lakevio du gout No8.jpg

Enfin, il en aura fallu des déjeuners, des compromissions, des embrassades, des compliments qui donnent la nausée, des rencontres avec des hommes politiques qui donnent envie de déchirer sa carte d'électeur.
Mais bon, la fin justifie les moyens !

Je ne crois à rien de tout ça.
Je crois à-la-ré-u-ssi-te !
Je la vois déjà ma flotte de camions.
Je les vois déjà, mes ouvriers qui me saluent servilement.
Et pour cause... Je serai bientôt le seul employeur de la région.

À moi, les suppliques du Maire et du Préfet, les salaires bas, les heures supplémentaires gratuites !
À moi, les éleveurs qui vont faire la queue pour que j'achète leurs peaux !
À moi les tanneurs qui vont polluer les rivières, et empuantir une région..

Et tout ça pour vendre des sacs à "la ménagère de moins de cinquante ans" qui se rêvera bourgeoise le temps de l'achat, devant une vendeuse soumise mais qui n'en pense pas moins...

A moi, les bénéfices engrangés grâce aux touristes qui passent trois jours à Paris pour acheter des sacs qui sont parfois fabriqués chez eux.

Oui... La tannerie c'est pour le "Made in France"...
Ailleurs, c'est pour le profit.

 

09/09/2019

Il me reste mon portrait

devoir de Lakevio du Gout.jpg

Je regarde le tableau.
Je suis dubitative.
C'est comme ça qu'il me voit...

C'est vrai, je suis toujours hésitante.
Lorsqu'il a demandé à faire mon portrait, j'ai dit "oui !" tout de suite.
Il me plaisait.
L'homme, pas le peintre.

Nous nous étions rencontrés dans un petit restaurant.
Un lieu très branché, "mi-gay mi-chou".
Ça sentait l'école de commerce.
Le concept avait été étudié. Et bien.
Le service était rapide, efficace et amical.

J'étais seule, lui aussi.
On nous avait placés à la même table.
Je n'ai pas ouvert mon livre, j'ai écouté.
J'ai accepté de poser pour lui.
Il avait un atelier Villa des Arts que la lumière inondait.

Il ne parlait plus, il travaillait, il était courtois mais distant.

Le dernier jour, alors qu'il dévoilait la toile, un homme est entré.
"Mon" peintre m'a présentée à son compagnon.
C'est toute juste si on ne m'a pas demandé un don d'ovule...