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14/05/2018

Triangle amoureux.

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Voilà...

Il a fallu que je crève alors que j'ai rendez vous avec Arthur, Jean avec sa tête de premier de la classe à traversé, sans regarder, pour me venir en aide.

Sauf que Jean est un crane d'œuf, un premier de la classe, un bosseur.

D'ailleurs, il suffit de le voir, maladroit, appliqué, espérant un regard, un signe de moi pour me demander de réviser avec lui.

Je n'ai pas envie de réviser, je veux vivre sans contrainte, être avec Arthur sans mentir à mes parents, je veux m'enfuir avec Arthur, vivre avec lui dans une mansarde à Paris.

Jean a fini de réparer la roue, il traine, il cherche à retenir Camille, il veut lui parler, il voudrait lui confier qu'il aime Arthur, qu'il est capable de tout pour lui prouver son amour, s'enfuir avec lui, vivre dans une mansarde à Paris avec lui.

Il espère que Camille lui confirmera qu'Arthur est gay.

05/03/2018

Petit bleu.

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En lieu et place du devoir "La lettre"...

ENVOYEZ UN TELEGRAMME - STOP

Vous pouvez l'écrire seul ou l'inclure dans une histoire. A vous de décider.

Tu me regardes de loin, sûr de toi, sûr de ton emprise sur moi, sûr de ta fortune.
Tu ne sais même pas que je ne t'aime pas, que je me moque de ta fortune, que ce mariage me fut imposé par ma famille.

Tu crois que j'envoie un télégramme à Eugénie-les-Bains, à mon hôtel préféré, que j'ai besoin de prendre les eaux, de me reposer pour concevoir ta progéniture.

Mon pauvre ami !
Tu ne sais même pas que les femmes ont recours à des artifices pour ne pas avoir d'enfant !

Le destinataire de ce télégramme, vous allez le découvrir à votre retour, c'est vous !

Ce "petit bleu" vous cueillera comme un uppercut !

Léon -STOP -
Je vous quitte- STOP -
Vous êtes un barbon ennuyeux - STOP -
J'embarque pour le Nouveau Monde - STOP -
Vous ne me retrouverez jamais - STOP -

Effectivement, Léon ne la retrouva pas.
On ne retrouva même pas ses restes.
Fallait pas embarquer sur le Titanic...



19/02/2018

Inconnu à cette adresse.

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Petit garçon, je venais au Lutetia avec mon père.
J'étais fier de connaître le lieu, de regarder ces femmes si élégantes, ces hommes si affairés et de comprendre que mon papa en faisait partie.
Les Allemands ont déclaré la guerre à la France qui avait bien voulu accueillir ces Juifs d'Ukraine victimes de pogroms.
Le 14 juin 1940, on a perdu.
Les Allemands occupèrent Paris et le Lutetia devint le siège de l'Abwehr.

A la Libération, le Lutetia devint un centre de regroupement et accueillit les survivants des camps.
Yanka, la bonne dame d'Izieu, regroupait les rares survivants et tenait à jour les listes.
Je venais chaque jour regarder ces listes espérant voir un nom connu.
Les jours s'écoulaient, je n'avais plus d'espoir.

Je ne vins plus à l'hôtel.
On y apprenait plus de mauvaises nouvelles que de bonnes...

Pourtant, je ne résistai pas longtemps et j'y retournai.
Ce jour là, je vis le nom de mon père dans la liste des survivants.
Rien que son nom, pas d'adresse.
Je passai des mois à le rechercher.
J'écumais les Associations juives, sans succès.
Parfois on croit attraper la chance.
On me donna un jour une adresse, un lieu dans le Marais.

Je m'y rendis aussitôt et arrivai rue du Temple.
Dans un hôtel particulier, une ruine, mais j'y entendis parler le yiddish.
On m'indiqua un escalier.
Je restai longtemps, très longtemps derrière cette porte.
Je finis par frapper, puis cogner.
Mon cœur battait la chamade quand la porte s'ouvrit sur un homme décharné, le regard vide.
Il m'apprit que mon père avait quitté la France persuadé qu'il était le seul survivant de notre famille.
Il m'arrive encore aujourd'hui, d'aller au Lutetia et je ne peux m'empêcher de croire qu'un jour mon père franchira la porte qui le conduira vers moi...

 

12/02/2018

Tu ne vas pas recommencer !

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Non ! Encore un devoir que je refuse de faire.
De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie !
Même anglaise, je n'en peux plus !

Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?
Un quai de gare, un train qui arrive avec du retard car les Anglais sont encore pires que nous.
Les parapluies qui gouttent.
Pas de place assise.

Tu as dû être prof dans une autre vie !
Un prof qui donne des devoirs tordus.
Le prof qui donne des devoirs qui gâchent les fins de dimanche .

Que veux tu que j'invente ?
Que la jeune femme en rouge a rendez-vous avec un éditeur ?
Qu'elle place tous ses espoirs dans son manuscrit ?
Qu'il va être refusé mais qu'elle va rencontrer un bel homme dans les couloirs de la maison d'édition ?
"L'amour dans un climat froid" ?
D'abord j'écris un roman à l'eau de rose si je veux !
C'est mon devoir après tout et l'amour, c'est mieux qu'un suicide !

Que je raconte que l'homme qui court a rendez vous avec une femme qui n'est pas la sienne ?
Et puis qu'en chemin, il va réfléchir, trouver toutes les qualités à sa légitime et rompre ?
Je sais, c'est du Delly.

Non, cette fois encore, tu ne m'auras pas !
D'ailleurs, cette pluie, ce train, ce quai, je ne trouve rien a dire.

29/01/2018

Non non ! Pas ce devoir là !!

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Tu n'as pas honte de profiter de ton absence pour nous donner ce genre de devoir ?
Il est plus qu'équivoque ce tableau.

Tu as dû te dire "elle ne s'abstiendra pas", "elle le fera", "c'est une amie".
"Bon, un peu dilettante sur les bords, elle va le bâcler"
Et oui ! Elle le bâcle !
Cette fille écroulée sur des papiers, une ecchymose au creux du bras, tu crois que ça me parle ?

J'ai envie d'écrire, bien fait pour elle !
Fallait pas se mêler d'écriture, fallait pas pourchasser l'inspiration.
D'ailleurs je n'en ai pas.
Le crayon me tombe des mains.

Il est certain que ce mec est une vraie pourriture mais ce n'est pas lui qui me fera écrire le roman du siècle.
Je préférerai faire de la dentelle, de la tapisserie, même un carpaccio que de tartiner sur ce tableau.

C'est du roulage dans la farine ton truc.
J'aurais pu terminer sur "rideau" car la pièce est finie mais je dois placer tenture... 

Cette fois-ci, tu ne m'auras pas eue avec ce devoir Lakevio !