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16/09/2019

Enfin...

devoir de lakevio du gout No8.jpg

Enfin, il en aura fallu des déjeuners, des compromissions, des embrassades, des compliments qui donnent la nausée, des rencontres avec des hommes politiques qui donnent envie de déchirer sa carte d'électeur.
Mais bon, la fin justifie les moyens !

Je ne crois à rien de tout ça.
Je crois à-la-ré-u-ssi-te !
Je la vois déjà ma flotte de camions.
Je les vois déjà, mes ouvriers qui me saluent servilement.
Et pour cause... Je serai bientôt le seul employeur de la région.

À moi, les suppliques du Maire et du Préfet, les salaires bas, les heures supplémentaires gratuites !
À moi, les éleveurs qui vont faire la queue pour que j'achète leurs peaux !
À moi les tanneurs qui vont polluer les rivières, et empuantir une région..

Et tout ça pour vendre des sacs à "la ménagère de moins de cinquante ans" qui se rêvera bourgeoise le temps de l'achat, devant une vendeuse soumise mais qui n'en pense pas moins...

A moi, les bénéfices engrangés grâce aux touristes qui passent trois jours à Paris pour acheter des sacs qui sont parfois fabriqués chez eux.

Oui... La tannerie c'est pour le "Made in France"...
Ailleurs, c'est pour le profit.

 

01/07/2019

Risibles amours.

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Vous commencerez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi." Propos tenu par Milan K., qui plaisante.

Vous terminerez par la phrase suivante : "La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." Ainsi philosophe la bonne Rosalie, personnage de Guy de M., quand il raconte Une Vie.

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi.
C'était juste une énorme plaisanterie...
Je connaissais le succès.
Le samedi après Apostrophes, les libraires mettaient mes livres en pile, ils partaient comme des petits pains.
J'assurais la trésorerie du samedi de ces dames, les hommes étaient moins nombreux dans cette profession.

Je retournais chez moi pour raison familiale car ma femme se languissait de notre pays.
Je crois que comme tous les déracinés, elle le rêvait plus beau qu'il n'était.

D'ailleurs, aujourd'hui je vis toujours en France, mystérieux et vieux, mais vivant.

La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit.

 

24/06/2019

Les mots pour le dire...

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La toile du jour et les dix mots choisis à introduire dans votre histoire :
cheval
cinglant
stigmate
outrage
porcelet
caravane
pouf
parfum
digérer
limitrophe


Jamais plus je ne remonterai à cheval !
C'est haut un cheval, ça bouge même lorsqu'on ne lui demande rien !

En plus, je me trouvais ridicule avec ma bombe, ma cravache et mes bottes !
Je n'aime pas le parfum du crottin de cheval !
Je ne suis pas près de digérer
le cadeau d'anniversaire de Charles...

Assise sur un pouf, rêvassant au cadeau idéal qu'évidemment je n'ai pas reçu, je ne me voyais quand même pas dans une caravane, attendant le bivouac et la cuisson du porcelet, regardant les étoiles avec un Charles ému et troublé par mon ton cinglant.

Je garderai longtemps les stigmates de cet anniversaire raté.
Épouser un homme qui ne connaît pas vos goûts, c'est comme déménager dans une  banlieue limitrophe quand on est parisienne.

03/06/2019

Romance...

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Frais ombrages, amers ou doux secrets

On se découvre, on se frôle,

les baisers se donnent ou se volent.

En route pour l'été

Ou pour l'éternité...

A vous de composer.

PS : Phrase à inclure dans votre récit : 

"Une absence totale d'humour rend la vie impossible."  

Encore une candidate au mariage...
J'ai même reçu l'autorisation des parents de me promener avec l'oiselle sans chaperon.
Je m'ennuie.
Elle est sotte et, comme dit mon ami, elle est la preuve qu'une absence totale d'humour rend la vie impossible.

Aujourd'hui c'est Odile, que je vais faire pleurer en la rendant à ses parents dans huit jours.
Marguerite ou Violette, seront les prochaines.
Je sais que j'irai me promener dans les sous-bois avec elles, caressant ma moustache.
Je n'aime pas la peau des femmes, elle est trop lisse, trop douce.
Je n'ose m'avouer que je ne veux pas me marier même avec une femme qui accepterait mon peu d'attirance pour son sexe.

J'ai rendez vous avec Pierre, lui aussi doit se marier, lui non plus n'aime pas les femmes.
Il les trouve toutes sottes.

Nous avons décidé de partir pour Tanger.
Nous y retrouverons des hommes comme nous, le soleil, la lumière et le regard indifférent des autres.

27/05/2019

Le coin coin...

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Trois canes dans un pré.
Les canes, ça cancanne...
Elles sont trois, ce sera donc le sujet à trois "personnages".

On nous raconte n'importe quoi, la cane de Jeanne n'est pas morte ce matin, elle a trouvé refuge dans un jardin extraordinaire.

Extraordinaire, n'exagérons rien, un petit jardin parisien, avant l'ouverture.

Les deux vieilles canes, je n'ai pas dit, vieilles carnes, ont du mal à faire de la place à la cane de Jeanne, faut dire qu'elle a une certaine notoriété, qui ne plaît pas aux deux autres.

- Tu la trouves comment la nouvelle cane ?

- Ordinaire.

- Tu crois que les passants vont s'arrêter et qu'on va entendre toute la journée, tu as vu "c'est la cane de Jeanne" qui a trouvé refuge dans un petit jardin parisien.

- Tu parles, ils vont la regarder une journée et demain, elle sera une cane comme les autres, c'est un peu comme les grenouilles où les hommes politiques, ils se font plus gros qu'un bœuf et ensuite, ils explosent.

- Dommage que Brel n'ait pas chanté de cane, je me serais faite passer pour elle.