Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/04/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°121

La toilette_Miller.jpg

Ne dites rien, je sais...
Les rousses, les peaux claires, le Goût et gnagnagna « et patin et couffin » comme disait la mère de mon père.
Mais cette toile de Richard Miller me parle.
Et à vous ?
Vous dit-elle quelque chose ?
Nous devrions tous en savoir quelque chose lundi…

Que me dit cette toile ?
Que je vais faire grève !
Des jeunes filles en fleur, des ondines aux longs cheveux, des nues, des rousses encore des rousses !

Je veux de la diversité !
Des hommes, des enfants, même une pompe à essence au milieu d'un endroit désert !

Je veux même un lapin avec une grosse montre, un lapin qui court partout mais je refuse Alice !

Je veux des enfants cherchant des oeufs dans un jardin et même un bébé pleurant de déception parce que personne ne vient le chercher dans son lit.

Bon, elle est jolie cette jeune femme qui attend le prince charmant mais je crois que j'aurais plus d'imagination devant un homme ordinaire à qui on a posé un lapin.

28/03/2022

Devoir de Lakevio du Goût N°118

G._Caillebotte_-_Chemin_montant.jpg

Je suis ravi en regardant cette toile de Caillebotte.
Non, il n’est pas à Paris, pas sur le Pont de l’Europe.
Il n’est pas non plus en train de regarder des raboteurs de parquet au boulot.
Non, il regarde un couple qui part en direction d’un petit bois, sur « Un chemin montant. »
Je vous dirai lundi ce que j’en pense.
J’espère surtout lire ce que vous en pensez…

À lundi donc…

Il fait beau, le ciel est bleu, l'herbe est verte...
Ils marchent tranquillement comme un vieux couple qui fait une promenade digestive après un repas dominical un peu trop copieux.

Il ne pense pas à ses amis peintres.
Il les aidera à vivre un autre jour.

Elle ne pense pas à la poussière qui macule le bas de sa robe, elle la donnera, sans même un regard, à la bonne qui la brossera.

C'est un moment de détente, au détour du chemin ils ne trouveront pas un trou de verdure où chante une rivière.
Personne n'aura deux trous rouges au côté droit.
Ils auront juste les joues un peu plus rouges en revenant de leur promenade.

13/05/2021

Moi, j'aime pas le printemps !

Chaque année, le printemps est là, pluvieux, venteux, chaud, peu importe.
Je pleure, je me gratte, j'éternue et j'ai une voix de corbeau malade.

C'est particulièrement vrai en cette période de Covid-19 où cafés, restaurants et musées sont encore fermés.

Il reste quoi aux Parisiens qui n'ont pas de famille à la campagne ?
Et à ceux qui en plus aiment la ville même si c'est un peu moins en ce moment ?
Hier le Goût voulait même s'installer au bord de la mer dans une ville grande comme Chatou mais sans le Vésinet ni Saint Germain en Laye, là où les Catoviens passent leur vie.

Donnez lui un musée ouvert, un vrai jour de printemps et il s'installera heureux comme un pape devant un café immonde au Musée de la vie romantique.

Il nous reste les parcs et rien d'autre à part les Parisiens installés sur les pelouses.
Il nous reste les fleurs, les feuilles et les branches.
Et le pollen, hélas, ami des abeilles mais ennemi des allergiques.
D'ailleurs je me venge, je n'aime pas le miel...

Alors, j'attends la pluie promise, qui comme Godot n'arrive pas.
Non pas frapper, pas sur la tête ! C'est vital.

printemps,allergies,arbres

 

17/04/2017

Elle ne m'a pas rendue chèvre...

P4131733.JPG

Toutes les photos ont été prises par Merveille.

Merveille qui me manque déjà.
Sa sœur aussi que nous n'avons pas encore vue.

L'Ours avait parlé d'œufs de Pâques.
Le Goût a acheté.
Ils sont là.

J'espère qu'ils ne vont pas rester ici jusqu'à Noël.
Le Goût craquera avant.
D'ailleurs il a déjà craqué.

Le soleil est déjà reparti.
Comme d'habitude, le rouge partira et je ne bronzerai pas...

Cette parenthèse enchantée est refermée.

06/03/2016

L'émigré.

Montmartre de Lakevio.jpg

Comme le premier touriste venu, je me suis dirigé vers Montmartre.
J'ai eu du mal à me diriger.
Je viens d'arriver à Paris.
J'ai réussi à quitter Calais, je n'ai pas envie de me retrouver en Angleterre, je ne pense pas que la vie sera plus douce là-bas.

Je suis venu m'installer sur ce banc avec un journal de mon pays.
Même si la censure est visible, je peux savourer ma langue, je peux rêver à mon pays.
J'ai quitté la Jordanie pour trouver du travail.
Assis sur mon banc, je rêve du désert mais je dois nourrir ma famille.

En France on ne parle jamais de la Jordanie.
Pour les français, je suis un arabe de plus...

Ceux dont certains disent que nous venons chez eux pour faire des attentats ou toucher les allocs.
Je ne suis pas un réfugié de guerre Syrien, je suis un réfugié économique de Jordanie.
Pourquoi ai-je choisi la France ?
Aujourd'hui seul sur mon banc, avec la solitude comme seule compagne, je me le demande.

La France, terre d'accueil, "Pays des Droits de l'Homme", je l'ai cru.
Je ne le crois plus.

On vient de me refuser mes papiers alors je vais faire comme les autres, je vais disparaitre dans cette grande ville.
Je travaillerai, parfois même pour l'Etat français.
Je cotiserai et, le moment venu, je n'aurai droit à rien et parfois, avec d'autres clandestins, je manifesterai dans l'indifférence générale...

Pourquoi ai je quitté mon pays ?
Pour une vie meilleure ?
Vraiment ?