Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/10/2020

Emmanuel l'a dit...

On va devoir rester chez nous le soir parce que le virus flambe un peu partout.
Parce qu'on recommence à repousser les opérations pour laisser la place aux personnes atteintes d'une forme sévère de Covid.

Je sors tous les jours.
Je mets mon masque correctement.
J'applique généreusement le gel qui me rend les mains rouges et desséchées.

Si chacun d'entre nous avait fait le minimum, nous n'en serions pas là.
Les terrasses de café qui empiètent sur la place et vous obligent à marcher sur la rue sont en partie responsables.

Tout comme les fêtes bruyantes dans la rue et dans des appartements.

Tous ces rassemblements plus ou moins clandestins où les gens sont sans masque.
Tous ceux qui arpentent les rues et portent le masque sous le menton.
Cette partie de la population refusant de croire au Covid et pensent que ce n'est qu'une excuse pour limiter les libertés.
Ce sont sans doute les mêmes qui pensent que la terre est plate.
Ceux qui voteraient Trump...

Comme tout le monde, je regrette le temps béni de la liberté mais même la région où vit ma soeur, verte jusqu'à présent, change de couleur et nous sommes tous coupables.

Nous pensons toujours que ça ne touche que les autres.
Lorsque je vais dans un café, je suis encore surprise de devoir laisser mes coordonnées mais comme le reste on va finir par s'habituer.

Arrêtons de nous comporter comme des enfants gâtés ou partons aux US où les gens crèvent comme des mouches faute de couverture sociale mais pensent que le Covis est une "grippette socialiste".

Cette mesure est une mesurette, si on veut continuer à vivre, on ira au restaurant, au cinéma et ailleurs.
Mais plus tôt...
Tous ceux qui pensent "j'ai le droit de" ou "je ne risque rien, je suis suis jeune" devraient se rappeler que la moitié des cas en réanimation a moins de 65 ans.

13/09/2020

Ne lisez pas cette note si vous êtes "politiquement correct".

Hier, nous sommes allés chez les enfants fêter l'anniversaire de l'Ours.
JJF souffre toujours et ne marche toujours pas.
Rien de nouveau chez elle depuis quatre ans et demi.
Seul l'état de ses épaules empire à cause des cannes...

P'tite Sœur m'a demandé de l'accompagner faire de la trottinette devant le groupe scolaire et Merveille a décidé de nous suivre avec le chien.
Puis, P'tite Sœur a voulu une glace.
Or, dans certaines banlieues, en dehors du centre ville, on ne trouve rien le samedi après-midi alors les filles m'ont emmenée jusqu'à ce très grand parc que je déteste mais où il y a un marchand de glaces.

Mes enfants habitent une "banlieue rouge" à côté de Paris.
Avant, cette banlieue était rouge parce que communiste.
Aujourd'hui, elle est rouge à cause du taux du Covid-19 et il faut donc sortir masqué, même dans les parcs.

Lorsque nous sommes arrivées dans ce parc, juste à côté du glacier, 90 % des personnes présentes ne portaient pas de masque.
Il faisait beau, le parc faisait le plein alors on y fêtait des anniversaires sans aucun respect des gestes barrières...

La quasi totalité des personnes sans masque étaient des Français d'origine maghrébine.
Des Français comme vous et moi.
C'est au moins la troisième génération née ici alors je ne connais pas les raisons de ce refus.
Tout comme ces ados sans masque qui ont essayé de nous coincer pour nous souffler au visage, je pense à une forme de provocation.

J'ai essayé avec les petites de rester à l'écart et la glace à peine achetée, je suis repartie avec les filles vers un endroit désert.

L'Ours m'a annoncé hier soir qu'on comptait encore plus dix mille nouveaux cas.
Je ne peut pas dire que j'ai été surprise...
Ce n'est pas politiquement correct mais c'est simplement ce que j'ai vu.

10/09/2020

Parfois je n'aime plus Paris.

paris,masque,civisme

Non, je ne vais pas encore déménager !
Juste je fatigue.
À chaque déménagement, je m'allège, en partie par choix, en partie parce que les déménageurs "oublient" toujours des colis.
C'est à l'usage qu'on s'aperçoit des pertes.

J'aime aller dans un musée lorsque j'ai envie.
Je n'ai pas envie de réserver un créneau pour parcourir des salles au pas de charge.
J'aime aller — pas souvent — au cinéma le matin pour être pratiquement seule dans la salle avec le Goût.

Je n'aime pas Paris sur masque et ses incohérences.
Passer masquée devant trois cafés, frôler la foule des gens en terrasse qui eux ne portent pas de masque.

D'ailleurs aujourd'hui, je vais faire comme eux.
Je vais aller chez le médecin pour mon renouvellement d'ordonnance.
Je vais partir masquée.
Je vais discuter avec un homme masqué pendant vingt minutes.
Puis, en sortant, je vais me précipiter dans un café, rien que pour pouvoir retirer ce fichu masque.

En arrivant, je retirerai ce "truc" mouillé, puant, et je vais le jeter.
Pas par terre comme beaucoup mais dans une poubelle.
Ce qui m'agace le plus ?
Porter un masque parce que c'est la loi et croiser tant de gens le nez au vent, les jeunes, les nounous, les vieux ventripotents et surtout les accros au téléphone, c'est à dire la majorité des gens.

03/09/2020

Rentrée des classes

Les filles ont fait leur rentrée, la grande, masquée et contente de ses profs.
La petite est contente de sa maîtresse et de l'école.
Et ça c'est plutôt exceptionnel.

À tout juste sept ans lorsque vous restez six mois sans aller à l'école, vous espérez ne plus jamais y mettre les pieds ! Jamais !

Le collège de ma rue a fait sa rentrée, une rentrée silencieuse puisque masquée.
Ce matin, j'ai jeté un coup d’œil à la fenêtre.
Ils sont là.
Même pas en groupe.
Ils ont le masque sur le nez, contrairement à de nombreux adultes.
Ils ont le nez masqué dans des livres.
J'avoue qu'à voir la rentrée des petits de sixième, mon cœur de grand'mère a saigné.

Nous sommes allés chez le médecin pour le Goût.
À la vitesse de "deux à l'heure", même pas sûre que ce soit "deux kilomètres à l'heure".
Sa crise de goutte joue les prolongations, nous sommes revenus encore moins vite, si si c'est possible, le tout ponctué de "aie aie aie".

A peine arrivée, j'ai jeté le masque à la poubelle.
Le seul endroit où je peux vivre sans masque, c'est chez moi.
Les longues promenades, j'évite.

J'ai l'impression de rejouer le confinement sauf que la voiture est de nouveau envahissante.
L
e monde devait changer.
Il change.
Il devient simplement encore plus individualiste.

collège, rentrée, masque

16/05/2020

J'suis snob, encore plus snob que tout à l'heure.

Masque, pivoine, Paris

"J'veux un masque de chez Dior ! "
Boris Vian doit faire des sauts de carpe dans sa tombe en voyant apparaître des masques "Louis Vuitton".
Je n'ai pas vu de masque Dior mais j'ai vu des masques Vuitton et Burberry's.
Je me suis demandé si on attrapait moins le CoViD-19 avec un "masque de créateur"...

Quant à nous, nous avons enfin obtenu un rendez-vous chez le coiffeur !
Ce sera le 23 mai !
Un client par heure, le Goût à dix heures, moi à midi.
La seule chose qui me vient à l'esprit en nous regardant c'est que ça ne sera pas du luxe.

Sinon, nous continuons nos vies de "déconfinés-confinés".
Les transports qui nous sont presque autorisés mais surtout presque interdits.
Partir après dix heures et être de retour avant seize heures.
Pourquoi faire ?
Pas de cafés, pas de musées, des cinémas fermés.
Même aller lire dans un square nous est interdit.
Le Goût et moi sommes toujours en tête à tête.
Nous ne sommes reliés au monde extérieur, enfin, extérieur au quartier, que grâce au téléphone.
Le téléphone est notre "perfusion de monde"...
Le Goût tousse toujours.
Depuis que les masques sont payants, ils existent.
Nous en trouvons, nous sortons masqués et il est difficile de respirer au travers de ces masques.
Nous avons enfin reçu les masques en tissu envoyés par des amies.
Nous ne les avons pas encore testés.

Bref, nous menons une vie passionnante...
C'est là que je regrette d'être une vraie Parisienne.
Je n'ai aucune famille à la campagne.
Si j'en ai une, elle est obligatoirement à plus de cent kilomètres à vol d'oiseau.
On ne peut même pas aller à l'hôtel dans un village perdu pour regarder pousser l'herbe.