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26/02/2021

On se remonte le moral comme on peut...

Il nous faut être chez nous à dix huit heures.
Ces derniers jours, il a fait beau alors aller s'installer dans un coin tranquille avec vue sur le Sacré Cœur, boire un mauvais café bio en retirant son masque sans risque, est un plaisir minuscule qui va sans doute nous être refusé bientôt.

Alors j'essaie de "positiver".
Dans les années 60, nous n'allions pas au café, c'était l'exception et je me forçais à boire la grenadine qu'on m'offrait.
Aujourd'hui, je n'aime toujours pas la grenadine...

Dans les années 60, nous n'allions au restaurant que dans de grandes occasions et c'était une fête.
Dans les années 60, nous restions dans notre quartier et si je retrouvais une amie au Prisunic des Champs Elysées, c'est que cet endroit n'était pas si loin de chez moi.
Je n'ai jamais trouvé que c'était la plus belle avenue du monde...

Je dois avouer que malgré ces belles paroles, j'ai envie de bord de mer, un coin mi-breton, mi-normand, me trouver dans un restaurant du port et manger des moules, m'installer en terrasse, regarder passer les gens.

Je ne rêve pas de grands voyages.
J'ai simplement envie d'un peu d'évasion.
Pour l'instant, je me suis contentée de ces fleurs.

covid,confinement,nouvelles mesures

31/01/2021

On vit une époque formidable.

ecoles,covid,dépistage

L'Ours, qui a eu un Covid-19 violent, je continuerai à dire LE Covid, est invité à se faire dépister par l'école qui l'emploie.
Or, sur vingt trois élèves, il en manque treize et trois des animateurs sont absents.
Les uns et les autres sont malades mais "l'omerta règne".

L'Ours ma appelée au téléphone, je lui ai demandé s'il a fait son test.
Il m'a répondu "pas encore, de toute façon, c'est sur la base du volontariat et personne n'exigera le résultat..."
Politique sanitaire douteuse, mais bon...

Quant au collège de Merveille, une classe de quatrième y est enfin fermée.
Pourquoi "enfin" ?
Parce qu'il faut savoir qu'un collège ne ferme pas pour un ou deux cas chez les élèves, même chose pour les profs et si un parent pose une question, on répond que tout va bien.

Sachant que c'est P'tite Sœur qui avait contaminé sa mère, sa sœur et son père, et que tous gardent un souvenir ému de ce virus, pourquoi les écoles ne ferment elles pas ?

Violence ? Décrochage ? Vaste foutaise !
Pour ce qui est des violences familiales, il suffit d'écouter les infos, pas besoin de virus pour faire souffrir les enfants.
Décrochage ? C'est la même chose.
Il y a un collège en face de chez moi.
Je les vois depuis bientôt quatre ans, les "décrocheurs".
Ils ne sont pas que "décrocheurs", ils préfèrent s'occuper autrement, c'est tout.

Il faut sauver l'Économie, quitte à mettre tout le monde en péril dans les supermarchés qui ferment désormais à dix-huit heures où nous rendre malades en faisant la queue à la boulangerie sous la pluie.
À se demander si le gouvernement n'hésite pas sans cesse entre " vaut-il mieux être vivants et pauvres ou morts et riches ?" 

14/01/2021

La vie d'avant.

Un jour, on retrouvera notre vie d'avant et on râlera aussi.

Aujourd'hui dès vingt heures voire avant, la rue est vide.
Si ce n'était pas l'hiver, on pourrait dormir la fenêtre ouverte et le matin, les gamins du collège, masqués, ne font pas de bruit.

À Paris, on dort.
Enfin... Si on a un bon sommeil, ce qui n'est pas mon cas.

On ne voit plus de traînées blanches dans le ciel et pour cause : Il passe un avion tout les jamais.

Paris n'est plus une tour de Babel.
Lorsque rue des Abbesses, les gens se "piquent la ruche" au vin chaud et chantent à tue-tête dès quatre heures de l'après midi, c'est du local.
Bon c'est du local qui ne porte pas le masque et contamine son voisin mais en français.

Un jour, je ne sais pas quand car je ne suis pas une diseuse de bonne aventure, on reprendra notre vie d'avant.
Là "ça va nous faire drôle" !
On verra de nouveau dans ma rue un concierge secouant ses clés et conduisant son troupeau.
On entendra de nouveau dans ma rue le bruit des roulettes sur les trottoirs.
On entendra de nouveau les fêtes sauvages et le bruit de verre des bouteilles jetées par les fenêtres et s'écrasant dehors.

Les touristes seront partout.
Les expositions feront le plein et il sera difficile d'accéder au salon de thé.

Les commerçants redeviendront mal aimables.
Le Français se plaindra.
La vie reprendra son cours et les nuisances aussi.
Vous verrez que par moment on regrettera le temps du Covid...

covid, Paris, la vie d'avant

13/09/2020

Ne lisez pas cette note si vous êtes "politiquement correct".

Hier, nous sommes allés chez les enfants fêter l'anniversaire de l'Ours.
JJF souffre toujours et ne marche toujours pas.
Rien de nouveau chez elle depuis quatre ans et demi.
Seul l'état de ses épaules empire à cause des cannes...

P'tite Sœur m'a demandé de l'accompagner faire de la trottinette devant le groupe scolaire et Merveille a décidé de nous suivre avec le chien.
Puis, P'tite Sœur a voulu une glace.
Or, dans certaines banlieues, en dehors du centre ville, on ne trouve rien le samedi après-midi alors les filles m'ont emmenée jusqu'à ce très grand parc que je déteste mais où il y a un marchand de glaces.

Mes enfants habitent une "banlieue rouge" à côté de Paris.
Avant, cette banlieue était rouge parce que communiste.
Aujourd'hui, elle est rouge à cause du taux du Covid-19 et il faut donc sortir masqué, même dans les parcs.

Lorsque nous sommes arrivées dans ce parc, juste à côté du glacier, 90 % des personnes présentes ne portaient pas de masque.
Il faisait beau, le parc faisait le plein alors on y fêtait des anniversaires sans aucun respect des gestes barrières...

La quasi totalité des personnes sans masque étaient des Français d'origine maghrébine.
Des Français comme vous et moi.
C'est au moins la troisième génération née ici alors je ne connais pas les raisons de ce refus.
Tout comme ces ados sans masque qui ont essayé de nous coincer pour nous souffler au visage, je pense à une forme de provocation.

J'ai essayé avec les petites de rester à l'écart et la glace à peine achetée, je suis repartie avec les filles vers un endroit désert.

L'Ours m'a annoncé hier soir qu'on comptait encore plus dix mille nouveaux cas.
Je ne peut pas dire que j'ai été surprise...
Ce n'est pas politiquement correct mais c'est simplement ce que j'ai vu.

31/08/2020

46ème devoir de Lakevio du Goût

 

devoir de Lakevio du Goût_46.jpg

À la demande générale de Gwen toute seule, le devoir de Lakevio du Goût reprend du service.
C’est la rentrée.
La rentrée, ce sont des rencontres.
La rentrée, c’est la fin des vacances.
La rentrée, ce sont des séparations.
Cette toile de Mr Balding me dit quelque chose.
Mais quoi ?
Et à vous ?
Que dit-elle ?
Que vous inspire-t-elle ?
S’il vous plaît, lectrices chéries – et lecteurs -, dites le à tous lundi prochain.

Premier Septembre 2020.

Ce jour-là, ils avaient onze ans et n'étaient que "les petits sixième".
Ils ont fait leur rentrée le masque sur le nez.
Les enfants sont plus malins que les adultes, un masque, ça couvre la bouche ET le nez.
C'est un accessoire gênant mais obligatoire comme leur emploi du temps.

Premier septembre 2030.

Ils ont vingt et un ans et sont en troisième année de licence.
Ils font encore leur rentrée un masque sur le nez.
Ils ont connus des étés masqués, des hivers doux, des printemps démasqués, ils ont grandi avec la pandémie...

Comment ont-t-ils découvert qu'ils étaient amoureux ?
Un jour, comme tous les adolescents, ils ont retiré leur masque.
Transgression suprême depuis que Big Brother a pris le pouvoir.

Depuis ?
Ils se cachent pour se retrouver, s'aimer, oublier la peur.
Septembre 2030... Des enfants qui s'aiment...
Ne trouvez vous pas qu'il flotte un peu d'espoir à les regarder ?