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07/04/2021

Troisième confinement.

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Troisième confinement !
J'aurais plutôt tendance à écrire "deuxième confinement" tant le précédent ressemblait à une joyeuse pochade.

Écoles ouvertes.
Cafés de plus en plus ouvertement ouverts.
Restaurants clandestins.
Magasins ouverts.
Port du masque de plus en plus aléatoire au point qu'on devrait dire "facultatif".

Depuis hier, les enfants sont privés d'école.
Même de cours en vidéoconférence pour cause de "bug".
"Un coup des Russes ! " a annoncé notre Premier Ministre.

Dans mon immeuble, encore moins habité que d'habitude, ceux qui ont des enfants ont quitté la ville.
On n'entend même plus l'ascenseur, c'est dire...

Et, signe des temps, le Goût se fait vacciner aujourd'hui.
Je suis bien plus stressée que lui !
Il me faut vous dire que la seule fois où il a été vacciné contre la grippe, il l'a eue ! C'est d'ailleurs la seule fois où il a eu la grippe.
Et vous connaissez les hommes malades...

J'ai des envies de quitter Paris !
"Paris est une fête" mais plutôt morose en ce moment, la fête.
Je sais que je ne le ferai pas mais je rêve.

Bon, je vous dirais comment le Goût a réagi au vaccin.

26/02/2021

On se remonte le moral comme on peut...

Il nous faut être chez nous à dix huit heures.
Ces derniers jours, il a fait beau alors aller s'installer dans un coin tranquille avec vue sur le Sacré Cœur, boire un mauvais café bio en retirant son masque sans risque, est un plaisir minuscule qui va sans doute nous être refusé bientôt.

Alors j'essaie de "positiver".
Dans les années 60, nous n'allions pas au café, c'était l'exception et je me forçais à boire la grenadine qu'on m'offrait.
Aujourd'hui, je n'aime toujours pas la grenadine...

Dans les années 60, nous n'allions au restaurant que dans de grandes occasions et c'était une fête.
Dans les années 60, nous restions dans notre quartier et si je retrouvais une amie au Prisunic des Champs Elysées, c'est que cet endroit n'était pas si loin de chez moi.
Je n'ai jamais trouvé que c'était la plus belle avenue du monde...

Je dois avouer que malgré ces belles paroles, j'ai envie de bord de mer, un coin mi-breton, mi-normand, me trouver dans un restaurant du port et manger des moules, m'installer en terrasse, regarder passer les gens.

Je ne rêve pas de grands voyages.
J'ai simplement envie d'un peu d'évasion.
Pour l'instant, je me suis contentée de ces fleurs.

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16/12/2020

Pratiquer l'auto-confinement

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Depuis hier on n'a plus d'attestation, on peut aller où on veut.
"Chic ! " me dis-je, alors qu'avec ou sans attestation je suis coincée...

L'auto-confinement, on le pratique depuis le 30 octobre.
Nos amis n'habitent pas à côté de chez nous.
Les plus jeunes ne veulent pas nous voir de peur de nous contaminer.
Ceux de notre âge restent chez eux.
On est quand même allé aux Galeries Lafayette.
Bon, la visite est toujours intéressée car ils ont des sanitaires impeccables.
Hélas je ne dirai pas la même chose de leur "Espace Gourmet"...

Faute de touristes et de Parisiens et malgré l'agrandissement des allées pour respecter les consignes gouvernementales, le frais fait triste figure.
Les coquilles Saint Jacques dépérissent sur l'étal du poissonnier.
Les tomates faiblissent, le jambon se dessèche et l'acheteur lambda repart avec un pot de miel...
Il nous reste la rue des Abbesses, les livraisons à domicile, les sacs posés devant la porte et le livreur s'enfuyant vers l'ascenseur après son coup de sonnette.

Nous aimerions pourtant boire un café, même mauvais, avec des amis...

 

20/11/2020

La liste de mes envies

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Je voudrais du soleil vert,
Des dentelles et des théières...

Je voudrais voir les filles et leurs parents.
Je voudrais voir leur arche de Noé.

Je voudrais changer d'atmosphère.
Je voudrais voir la tour Eiffel plutôt que le Sacré Coeur.

Je voudrais habiter place Saint Georges.
Même si je ne terrasse pas de dragon...

Je voudrais voir la mer, marcher le long de la plage.

Je voudrais des salons de thé avec des madeleines de Proust.
Je voudrais écouter des serveuses qui me parlent de Balbec.

J'ai droit à un kilomètre.
J'ai droit à une heure.
Je ne vois pas les filles.
Je monte toujours vers le Sacré Coeur.
Je ne vois que le Goût.
Je sais que Merveille n'est plus la première en latin.
Je sais qu'elle n'aime pas du tout ne pas être la première.

Je trouve mon jardin d'hiver trop rigoureux.

18/11/2020

Confinement saison 2

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Je ne suis pas sûre que ce confinement soit un vrai confinement.
Lors du premier confinement il n'y avait que peu de monde dans les rues.
Pas une voiture non plus.
Rien que des gens dûment porteurs d'une attestation..

Le deuxième est un embouteillage.
Un embouteillage généralisé, de tous et tout, des gens et des voitures.
Le port du masque est plus aléatoire qu'obligatoire...
Ça va de "pas de masque" au masque qui ne protège que le menton, voire simplement le poignet ou la bouche...

Lors du premier confinement, je me suis demandé si un trafic clandestin de loueur de chiens n'avait pas eu lieu.
Tant de chiens tenus en laisse par des jeunes gens !
Tous ces chiens ont disparu aujourd'hui.
Il y eut aussi une foule de joggers trottinant à petites foulées.
Toutes petites, les foulées.
Ces joggers ont également disparu aujourd'hui.

En saison deux, ils ont été remplacés par des fumeurs et des "mangeurs".
Je n'ai jamais vu autant de gens qui fument dans la rue, qui mangent en marchant, qui boivent en marchant.
Des gens faisant tout ce qui est permis pour se promener dans la rue sans masque.

Nous avons repris nos "promenades de confinement".
Nous achetons notre viande rue des Abbesses.
Notre baguette chez "Pain-pain".
Nos légumes chez un "petit producteur".
Oui, les boutiques de "petits producteurs" ont poussé comme des champignons.
Je ne sais si c'est une leçon du premier confinement ou un effet de mode...

On s'occupe, on passe beaucoup de temps au téléphone au lieu de voir les amis "en présentiel" comme disent les ministres car le vocabulaire change.
On ne voit personne mais on boit des cafés virtuels, enfin, je boirais des cafés virtuels si j'avais une caméra...

On ne s'ennuie même pas.
La preuve, je n'ai  pas ouvert le tiroir à fouillis.