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04/04/2016

La maison au bord de la voie ferrée.

Aujourd'hui, je suis la dernière occupante de la maison.
La maison qui donne sur la voie ferrée.
Je suis vieille et fatiguée et surtout je ne veux pas la vendre.

Je vis dans mes rêves.
Je revois la maison pleine d'enfants, de cavalcades dans les escaliers, de mon angoisse de les voir aller sur la voie ferrée.
Plus d'enfants maintenant, ils ont grandi.
La vie les a dispersés...

Alors, je m'installe dans le salon.
Je demande qu'on m'ouvre les lourds rideaux.
Je regarde passer les derniers trains.
Oui, on annonce la fermeture de la ligne...

Le jour où les trains ne passeront plus, que la nature reprendra ses droits, que la verdure commencera à envahir les voies, mon temps sur terre s'achèvera.

Maison, Lakevio, Hopper, train

19/01/2016

Auprès de mon arbre.

Depuis presque une semaine on coupe les arbres en bas de chez moi.
Ces arbres étaient un des rares avantages de cet immeuble.

L'abattage des arbres montre déjà que les doubles vitrages ne sont pas top.
Ils sont de la même qualité que le reste.
Aujourd'hui, fenêtres fermées j'entends vaguement les trains et j'ai l'impression que la terre entière peut regarder chez moi.

Le terrain appartient, enfin je suppose, aux propriétaire de la maison que je vois de chez moi.
Dans la partie jardin, les arbres ont été élagués, protégés même.
Même si certains ont été débités en  bûches
aujourd'hui.

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De l'autre côté, là où les enfants de la maison vont jouer, on dirait bien que les arbres ont été coupés de façon à bien dégager le terrain.
Pour l'instant, un seul avantage, nous avons un peu plus de lumière.

Notre immeuble a toujours bruissé de rumeurs, certaines vérifiées et d'autres non.
Le promoteur est tombé malade au début du chantier, l'immeuble a été construit sans surveillance.
Les sous-traitants ont été choisis au "moins disant", les malfaçons sont nombreuses et ne sont pas prises en compte.
Le propriétaire de la maison est un ami du promoteur et a été "l'apporteur d'affaire".

Aujourd'hui, se pose une question : Le nettoyage programmé de ce terrain n'est-t-il pas le prélude à la construction d'un futur immeuble ?

La perspective est peu enthousiasmante...

28/11/2015

Quatre drapeaux et "un accident grave de voyageur".

Hier, nous avions rendez vous à la banque à quinze heures.
Oui, histoire de discuter avec notre banquière des frais pris directement pris sur notre compte pour des services prétendument gratuits...

Hélas, dix minutes de Paris, ce n'est pas Paris.
Lorsque nous sommes arrivés sur le quai, un train était à l'arrêt.
Le quai se remplissait, le train était toujours à l'arrêt.
Le haut parleur a "mourgouné" quelque chose.
Comme d'habitude, on n'a pas compris.
Il a fallu un certain temps pour apprendre qu'un suicide avait eu lieu à la gare d'à côté.

On nous a suggéré d'aller prendre le train dans une commune voisine, sur une autre ligne.
Nous avons commencé à marcher.
Nous avons regardé l'heure.
C'était fichu...

Nous nous sommes arrêtés dans la commune voisine  pour acheter quelques bricoles.
Oui nous habitons un coin où lorsque nous traversons la rue, nous changeons de ville.
Nous sommes allés à la gare nous faire rembourser nos tickets.
Ça a pris un temps fou.
Ces machines sont faites pour prendre de l'argent.
Pas pour le rendre...

Nous sommes revenus par une troisième ville et nous avons compté les drapeaux aux fenêtres.
Quatre drapeaux dans trois villes différentes, ça fait peu.

Mais ce matin, en me levant, j'ai vu de petites lumières tremblotantes.
Dans mon coin, on aime mieux les petites bougies.

Finalement dix minutes de Paris, c'est une sacrée différence avec Paris.
Dix minutes de Paris, c'est pas Paris...

Paris, c'est ça :

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22/11/2015

C'est aujourd'hui dimanche...

C'est aujourd'hui dimanche, derrière la porte close.
La porte n'est pas close.
Hier elle fonctionnait.
Ce matin, elle ne fonctionne plus.
Ça s'appelle l'efficacité...

Le train aussi est à l'arrêt.
Et dire qu'on est venu ici pour la proximité de la gare.

Il fait un froid de loup, je vais rentrer ma plante, celle qui dépérit à l'intérieur, on verra bien.

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Il fait soleil.
La "VMC", la seule chose qui travaille dans cette immeuble, travaille trop.
Elle aspire trop fort l'air extérieur.
Alors la poussière s'installe en maîtresse chez nous dès qu'on a le dos tourné.

C'est aujourd'hui dimanche, nous allons descendre chercher des fruits et des légumes
Nous rentrerons hiberner dans notre nid.
Ce nid qui a failli être douillet.

21/09/2015

Hier c'était vide grenier.

 

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Hier, nous avons passé la passerelle pour aller sur la brocante de la ville à côté.
Peu d'exposants et un seul achat : le Larousse de la Cuisine à 50 centimes d'euro, celui avec la recette du gâteau à l'orange.

Mon Larousse appartenait depuis mon départ en Israël à l'Ours.

Ensuite, nous avons emprunté un "transport de substitution", à savoir un bus qui nous a conduit à la gare suivante.
Les trains ne fonctionnent pas le week-end car il y a des travaux depuis que nous sommes arrivés dans le coin.

Grosse brocante et grosse déception.
Des marchands et des livres en pagaille or, à part les livres d'éducation domestique pour les jeunes filles, je n'achète jamais de livres sur les brocantes.

Quelques personnages truculents, toujours assoiffés et deux femmes au verbe haut qui sortaient, je pourrais écrire du ruisseau, je préfère dire des années 50.

En arrivant vers chez nous, un jardin nous attendait.
Une charmante vieille dame, quelques années de plus que moi, faisait sa brocante dans son jardin.
J'ai acheté une poupée "barbie" habillée de "vichy" par une mamie expérimentée et des "poupées magnétiques" à habiller.
Le Goût a acheté un saladier, nous avions le même qui a disparu comme le reste.

Nous étions enchantés de notre "brocante jardin", il suffit parfois de passer le pont...