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19/09/2019

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille.

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Hier, nous sommes partis fêter l'anniversaire de l'Ours.
Anniversaire que nous aurions du fêter samedi mais qui fut repoussé car ils étaient tous malades.

Nous sommes montés jusqu'à la place pour prendre le bus.
Depuis des semaines l'affichage est en panne, ça doit être normal...
Arrivés à Saint-Lazare, le Goût, qui prétend ne pas voir clair, a aperçu de loin un train qui allait dans la banlieue des enfants.
Une proche banlieue de Paris mais pas celle des Balkany.

Le train a démarré dès que nous nous sommes assis.
L'écran indiquait comme prochain arrêt une ville du Val d'Oise dont nous ignorions même l'existence...

Le Francilien étant habitué aux facéties des transports, une voisine de siège nous a dit  "c'est une erreur d'affichage...".
Trois secondes plus tard, l'écran nous a affirmé que le prochain arrêt serait "Paris-Saint Lazare" avec le même aplomb alors que nous atteignions notre station de destination.
Et on veut encore supprimer des agents...

Nous sommes arrivés à bon port et avons découvert un nouveau membre de la famille, une petite chienne adorable.

Les filles avaient récupéré mais pas leur mère, JJF respirait par cœur car l'asthme s'était invité à cet anniversaire.
La chienne allait bien, elle...

La Ventoline ne fonctionnant pas, j'ai suggéré les urgences car en banlieue on manque encore plus de médecins qu'à Paris et leur généraliste est parisienne.

JJF n'a jamais voulu alors nous sommes rentrés inquiets.
L'Ours doit nous donner des nouvelles ce matin...

12/02/2018

Tu ne vas pas recommencer !

lakevio.jpg

Non ! Encore un devoir que je refuse de faire.
De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie !
Même anglaise, je n'en peux plus !

Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?
Un quai de gare, un train qui arrive avec du retard car les Anglais sont encore pires que nous.
Les parapluies qui gouttent.
Pas de place assise.

Tu as dû être prof dans une autre vie !
Un prof qui donne des devoirs tordus.
Le prof qui donne des devoirs qui gâchent les fins de dimanche .

Que veux tu que j'invente ?
Que la jeune femme en rouge a rendez-vous avec un éditeur ?
Qu'elle place tous ses espoirs dans son manuscrit ?
Qu'il va être refusé mais qu'elle va rencontrer un bel homme dans les couloirs de la maison d'édition ?
"L'amour dans un climat froid" ?
D'abord j'écris un roman à l'eau de rose si je veux !
C'est mon devoir après tout et l'amour, c'est mieux qu'un suicide !

Que je raconte que l'homme qui court a rendez vous avec une femme qui n'est pas la sienne ?
Et puis qu'en chemin, il va réfléchir, trouver toutes les qualités à sa légitime et rompre ?
Je sais, c'est du Delly.

Non, cette fois encore, tu ne m'auras pas !
D'ailleurs, cette pluie, ce train, ce quai, je ne trouve rien a dire.

11/06/2016

Paris et les superlatifs.

Hier, je suis allée à Paris en train.
Oui malgré la grève que je n'ai même pas remarquée.
Nos trains sont retardés, parfois supprimés, donc c'est comme d'habitude...

Arrivés à Saint Lazare, je m'attendais à trouver un tas d'immondices.
Même pas vrai !
Je me demande où le journal de France 2 va photographier.

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Nous sommes allés rue des Petites Ecuries, un quartier pas branchouille pour un sou.
On y trouve encore des boucheries casher avec des saucisses de foie, que c'est mauvais comme tout.
On y voit des papy avec la kippa que c'est juste pour cacher leur tonsure.
C'est un  quartier vivant, avec de la vraie mixité, ce n'est pas arboré mais plutôt rassurant.

Ensuite nos pas nous ont conduits vers le passage Jouffroy.
Certains magasins que je connais depuis toujours ferment définitivement.
Le temps passe, ma jeunesse disparaît.

Au marché de la Bourse nous avons acheté un melon, le meilleur de la série, des tomates, quelques asperges et notre pain.
Paris nous manque pour la diversité de ses choix.

Nous avons trouvé les touristes peu nombreux, pas stressés et des paquets plein les bras.
Celui qui a décidé de venir à Paris se moque du climat social, je crois même qu'il l'ignore.
On peut nous parler chaque soir du "niveau d'alerte attentat", je n'ai pas vu de forces de l'ordre.
Même pas un bidasse égaré.
Je me suis demandée si le 9-3 ne les avait pas tous.

Paris me manquait, hier soir, j'étais ravie.

04/04/2016

La maison au bord de la voie ferrée.

Aujourd'hui, je suis la dernière occupante de la maison.
La maison qui donne sur la voie ferrée.
Je suis vieille et fatiguée et surtout je ne veux pas la vendre.

Je vis dans mes rêves.
Je revois la maison pleine d'enfants, de cavalcades dans les escaliers, de mon angoisse de les voir aller sur la voie ferrée.
Plus d'enfants maintenant, ils ont grandi.
La vie les a dispersés...

Alors, je m'installe dans le salon.
Je demande qu'on m'ouvre les lourds rideaux.
Je regarde passer les derniers trains.
Oui, on annonce la fermeture de la ligne...

Le jour où les trains ne passeront plus, que la nature reprendra ses droits, que la verdure commencera à envahir les voies, mon temps sur terre s'achèvera.

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19/01/2016

Auprès de mon arbre.

Depuis presque une semaine on coupe les arbres en bas de chez moi.
Ces arbres étaient un des rares avantages de cet immeuble.

L'abattage des arbres montre déjà que les doubles vitrages ne sont pas top.
Ils sont de la même qualité que le reste.
Aujourd'hui, fenêtres fermées j'entends vaguement les trains et j'ai l'impression que la terre entière peut regarder chez moi.

Le terrain appartient, enfin je suppose, aux propriétaire de la maison que je vois de chez moi.
Dans la partie jardin, les arbres ont été élagués, protégés même.
Même si certains ont été débités en  bûches
aujourd'hui.

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De l'autre côté, là où les enfants de la maison vont jouer, on dirait bien que les arbres ont été coupés de façon à bien dégager le terrain.
Pour l'instant, un seul avantage, nous avons un peu plus de lumière.

Notre immeuble a toujours bruissé de rumeurs, certaines vérifiées et d'autres non.
Le promoteur est tombé malade au début du chantier, l'immeuble a été construit sans surveillance.
Les sous-traitants ont été choisis au "moins disant", les malfaçons sont nombreuses et ne sont pas prises en compte.
Le propriétaire de la maison est un ami du promoteur et a été "l'apporteur d'affaire".

Aujourd'hui, se pose une question : Le nettoyage programmé de ce terrain n'est-t-il pas le prélude à la construction d'un futur immeuble ?

La perspective est peu enthousiasmante...