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12/02/2018

Tu ne vas pas recommencer !

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Non ! Encore un devoir que je refuse de faire.
De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie !
Même anglaise, je n'en peux plus !

Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?
Un quai de gare, un train qui arrive avec du retard car les Anglais sont encore pires que nous.
Les parapluies qui gouttent.
Pas de place assise.

Tu as dû être prof dans une autre vie !
Un prof qui donne des devoirs tordus.
Le prof qui donne des devoirs qui gâchent les fins de dimanche .

Que veux tu que j'invente ?
Que la jeune femme en rouge a rendez-vous avec un éditeur ?
Qu'elle place tous ses espoirs dans son manuscrit ?
Qu'il va être refusé mais qu'elle va rencontrer un bel homme dans les couloirs de la maison d'édition ?
"L'amour dans un climat froid" ?
D'abord j'écris un roman à l'eau de rose si je veux !
C'est mon devoir après tout et l'amour, c'est mieux qu'un suicide !

Que je raconte que l'homme qui court a rendez vous avec une femme qui n'est pas la sienne ?
Et puis qu'en chemin, il va réfléchir, trouver toutes les qualités à sa légitime et rompre ?
Je sais, c'est du Delly.

Non, cette fois encore, tu ne m'auras pas !
D'ailleurs, cette pluie, ce train, ce quai, je ne trouve rien a dire.

11/06/2016

Paris et les superlatifs.

Hier, je suis allée à Paris en train.
Oui malgré la grève que je n'ai même pas remarquée.
Nos trains sont retardés, parfois supprimés, donc c'est comme d'habitude...

Arrivés à Saint Lazare, je m'attendais à trouver un tas d'immondices.
Même pas vrai !
Je me demande où le journal de France 2 va photographier.

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Nous sommes allés rue des Petites Ecuries, un quartier pas branchouille pour un sou.
On y trouve encore des boucheries casher avec des saucisses de foie, que c'est mauvais comme tout.
On y voit des papy avec la kippa que c'est juste pour cacher leur tonsure.
C'est un  quartier vivant, avec de la vraie mixité, ce n'est pas arboré mais plutôt rassurant.

Ensuite nos pas nous ont conduits vers le passage Jouffroy.
Certains magasins que je connais depuis toujours ferment définitivement.
Le temps passe, ma jeunesse disparaît.

Au marché de la Bourse nous avons acheté un melon, le meilleur de la série, des tomates, quelques asperges et notre pain.
Paris nous manque pour la diversité de ses choix.

Nous avons trouvé les touristes peu nombreux, pas stressés et des paquets plein les bras.
Celui qui a décidé de venir à Paris se moque du climat social, je crois même qu'il l'ignore.
On peut nous parler chaque soir du "niveau d'alerte attentat", je n'ai pas vu de forces de l'ordre.
Même pas un bidasse égaré.
Je me suis demandée si le 9-3 ne les avait pas tous.

Paris me manquait, hier soir, j'étais ravie.

04/04/2016

La maison au bord de la voie ferrée.

Aujourd'hui, je suis la dernière occupante de la maison.
La maison qui donne sur la voie ferrée.
Je suis vieille et fatiguée et surtout je ne veux pas la vendre.

Je vis dans mes rêves.
Je revois la maison pleine d'enfants, de cavalcades dans les escaliers, de mon angoisse de les voir aller sur la voie ferrée.
Plus d'enfants maintenant, ils ont grandi.
La vie les a dispersés...

Alors, je m'installe dans le salon.
Je demande qu'on m'ouvre les lourds rideaux.
Je regarde passer les derniers trains.
Oui, on annonce la fermeture de la ligne...

Le jour où les trains ne passeront plus, que la nature reprendra ses droits, que la verdure commencera à envahir les voies, mon temps sur terre s'achèvera.

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19/01/2016

Auprès de mon arbre.

Depuis presque une semaine on coupe les arbres en bas de chez moi.
Ces arbres étaient un des rares avantages de cet immeuble.

L'abattage des arbres montre déjà que les doubles vitrages ne sont pas top.
Ils sont de la même qualité que le reste.
Aujourd'hui, fenêtres fermées j'entends vaguement les trains et j'ai l'impression que la terre entière peut regarder chez moi.

Le terrain appartient, enfin je suppose, aux propriétaire de la maison que je vois de chez moi.
Dans la partie jardin, les arbres ont été élagués, protégés même.
Même si certains ont été débités en  bûches
aujourd'hui.

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De l'autre côté, là où les enfants de la maison vont jouer, on dirait bien que les arbres ont été coupés de façon à bien dégager le terrain.
Pour l'instant, un seul avantage, nous avons un peu plus de lumière.

Notre immeuble a toujours bruissé de rumeurs, certaines vérifiées et d'autres non.
Le promoteur est tombé malade au début du chantier, l'immeuble a été construit sans surveillance.
Les sous-traitants ont été choisis au "moins disant", les malfaçons sont nombreuses et ne sont pas prises en compte.
Le propriétaire de la maison est un ami du promoteur et a été "l'apporteur d'affaire".

Aujourd'hui, se pose une question : Le nettoyage programmé de ce terrain n'est-t-il pas le prélude à la construction d'un futur immeuble ?

La perspective est peu enthousiasmante...

28/11/2015

Quatre drapeaux et "un accident grave de voyageur".

Hier, nous avions rendez vous à la banque à quinze heures.
Oui, histoire de discuter avec notre banquière des frais pris directement pris sur notre compte pour des services prétendument gratuits...

Hélas, dix minutes de Paris, ce n'est pas Paris.
Lorsque nous sommes arrivés sur le quai, un train était à l'arrêt.
Le quai se remplissait, le train était toujours à l'arrêt.
Le haut parleur a "mourgouné" quelque chose.
Comme d'habitude, on n'a pas compris.
Il a fallu un certain temps pour apprendre qu'un suicide avait eu lieu à la gare d'à côté.

On nous a suggéré d'aller prendre le train dans une commune voisine, sur une autre ligne.
Nous avons commencé à marcher.
Nous avons regardé l'heure.
C'était fichu...

Nous nous sommes arrêtés dans la commune voisine  pour acheter quelques bricoles.
Oui nous habitons un coin où lorsque nous traversons la rue, nous changeons de ville.
Nous sommes allés à la gare nous faire rembourser nos tickets.
Ça a pris un temps fou.
Ces machines sont faites pour prendre de l'argent.
Pas pour le rendre...

Nous sommes revenus par une troisième ville et nous avons compté les drapeaux aux fenêtres.
Quatre drapeaux dans trois villes différentes, ça fait peu.

Mais ce matin, en me levant, j'ai vu de petites lumières tremblotantes.
Dans mon coin, on aime mieux les petites bougies.

Finalement dix minutes de Paris, c'est une sacrée différence avec Paris.
Dix minutes de Paris, c'est pas Paris...

Paris, c'est ça :

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