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18/09/2021

Contrôle aléatoire.

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Vous prenez le train pour revenir à la maison.
Vous n'avez pas envie car il fait beau mais les hôtels sont complets.
Festival du cinéma oblige...

Vous vous installez donc pour deux heures dans le train.
Ce train est plein, vous êtes à l'étage du wagon.
En fait "d'impériale" vous avez l'impression de prendre un train de banlieue...

Le soleil vous arrive dans les yeux, le bouquin que vous n'avez pas vraiment lu, reste posé à côté de vous.
Soudain arrivent dans le wagon sept gendarmes, une gendarmette et un chien.
Ils se dirigent 
vers un passager d'un pas martial, sauf le chien qui marche comme un chien.

C'est le seul Arabe du compartiment.
Ils parlent avec lui, vous commencez à vous faire un film.
Est-ce un gros bonnet de la drogue ? Un terroriste ?
Ce n'est pas votre faute, c'est simplement que vous regardez les informations à la télévision.

Prise d'un besoin naturel, vous redescendez car il n'y pas de toilettes à l'étage.
Vous retrouvez là vos gendarmes qui ont appelé le contrôleur.
Eh bien, le seul défaut de ce jeune homme c'est d'être un Arabe.
C'est donc le seul à qui on a demandé son pass sanitaire et qui a dû prouver qu'il avait payé sa place...

La maréchaussée lui souhaite un bon voyage.
Évidemment, sur les deux toilettes une est déjà hors service.
Je ne saurai pas si c'est faute d'eau ou de papier...

Mais j'ai compris le contrôle aléatoire.

 

 

19/09/2019

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille.

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Hier, nous sommes partis fêter l'anniversaire de l'Ours.
Anniversaire que nous aurions du fêter samedi mais qui fut repoussé car ils étaient tous malades.

Nous sommes montés jusqu'à la place pour prendre le bus.
Depuis des semaines l'affichage est en panne, ça doit être normal...
Arrivés à Saint-Lazare, le Goût, qui prétend ne pas voir clair, a aperçu de loin un train qui allait dans la banlieue des enfants.
Une proche banlieue de Paris mais pas celle des Balkany.

Le train a démarré dès que nous nous sommes assis.
L'écran indiquait comme prochain arrêt une ville du Val d'Oise dont nous ignorions même l'existence...

Le Francilien étant habitué aux facéties des transports, une voisine de siège nous a dit  "c'est une erreur d'affichage...".
Trois secondes plus tard, l'écran nous a affirmé que le prochain arrêt serait "Paris-Saint Lazare" avec le même aplomb alors que nous atteignions notre station de destination.
Et on veut encore supprimer des agents...

Nous sommes arrivés à bon port et avons découvert un nouveau membre de la famille, une petite chienne adorable.

Les filles avaient récupéré mais pas leur mère, JJF respirait par cœur car l'asthme s'était invité à cet anniversaire.
La chienne allait bien, elle...

La Ventoline ne fonctionnant pas, j'ai suggéré les urgences car en banlieue on manque encore plus de médecins qu'à Paris et leur généraliste est parisienne.

JJF n'a jamais voulu alors nous sommes rentrés inquiets.
L'Ours doit nous donner des nouvelles ce matin...

12/02/2018

Tu ne vas pas recommencer !

lakevio.jpg

Non ! Encore un devoir que je refuse de faire.
De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie !
Même anglaise, je n'en peux plus !

Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?
Un quai de gare, un train qui arrive avec du retard car les Anglais sont encore pires que nous.
Les parapluies qui gouttent.
Pas de place assise.

Tu as dû être prof dans une autre vie !
Un prof qui donne des devoirs tordus.
Le prof qui donne des devoirs qui gâchent les fins de dimanche .

Que veux tu que j'invente ?
Que la jeune femme en rouge a rendez-vous avec un éditeur ?
Qu'elle place tous ses espoirs dans son manuscrit ?
Qu'il va être refusé mais qu'elle va rencontrer un bel homme dans les couloirs de la maison d'édition ?
"L'amour dans un climat froid" ?
D'abord j'écris un roman à l'eau de rose si je veux !
C'est mon devoir après tout et l'amour, c'est mieux qu'un suicide !

Que je raconte que l'homme qui court a rendez vous avec une femme qui n'est pas la sienne ?
Et puis qu'en chemin, il va réfléchir, trouver toutes les qualités à sa légitime et rompre ?
Je sais, c'est du Delly.

Non, cette fois encore, tu ne m'auras pas !
D'ailleurs, cette pluie, ce train, ce quai, je ne trouve rien a dire.

11/06/2016

Paris et les superlatifs.

Hier, je suis allée à Paris en train.
Oui malgré la grève que je n'ai même pas remarquée.
Nos trains sont retardés, parfois supprimés, donc c'est comme d'habitude...

Arrivés à Saint Lazare, je m'attendais à trouver un tas d'immondices.
Même pas vrai !
Je me demande où le journal de France 2 va photographier.

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Nous sommes allés rue des Petites Ecuries, un quartier pas branchouille pour un sou.
On y trouve encore des boucheries casher avec des saucisses de foie, que c'est mauvais comme tout.
On y voit des papy avec la kippa que c'est juste pour cacher leur tonsure.
C'est un  quartier vivant, avec de la vraie mixité, ce n'est pas arboré mais plutôt rassurant.

Ensuite nos pas nous ont conduits vers le passage Jouffroy.
Certains magasins que je connais depuis toujours ferment définitivement.
Le temps passe, ma jeunesse disparaît.

Au marché de la Bourse nous avons acheté un melon, le meilleur de la série, des tomates, quelques asperges et notre pain.
Paris nous manque pour la diversité de ses choix.

Nous avons trouvé les touristes peu nombreux, pas stressés et des paquets plein les bras.
Celui qui a décidé de venir à Paris se moque du climat social, je crois même qu'il l'ignore.
On peut nous parler chaque soir du "niveau d'alerte attentat", je n'ai pas vu de forces de l'ordre.
Même pas un bidasse égaré.
Je me suis demandée si le 9-3 ne les avait pas tous.

Paris me manquait, hier soir, j'étais ravie.

04/04/2016

La maison au bord de la voie ferrée.

Aujourd'hui, je suis la dernière occupante de la maison.
La maison qui donne sur la voie ferrée.
Je suis vieille et fatiguée et surtout je ne veux pas la vendre.

Je vis dans mes rêves.
Je revois la maison pleine d'enfants, de cavalcades dans les escaliers, de mon angoisse de les voir aller sur la voie ferrée.
Plus d'enfants maintenant, ils ont grandi.
La vie les a dispersés...

Alors, je m'installe dans le salon.
Je demande qu'on m'ouvre les lourds rideaux.
Je regarde passer les derniers trains.
Oui, on annonce la fermeture de la ligne...

Le jour où les trains ne passeront plus, que la nature reprendra ses droits, que la verdure commencera à envahir les voies, mon temps sur terre s'achèvera.

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