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05/01/2016

Ca, c'était dimanche soir.

crève,livres,grande épicerie


Dimanche soir la grande est partie.
Elle allait mieux mais toussait toujours.
Elle a une toux explosive, qui vous déchire l'intérieur rien qu'à l'entendre.

La Grande n'est pas Marguerite Gautier, non, elle ne crache pas délicatement ses poumons dans un fin mouchoir de linon.
Elle tousse à se déchirer les poumons et se retourner la gorge, j'espère qu'elle va mieux, car ce matin elle repartait au travail.

Hier, quand on a pris la "Coulée verte", le Goût et moi, il faisait beau, il faisait doux, les pigeons roucoulaient.
Nous on prenait des paris sur le prochain qui allait "nous quitter".

J'étais contente, je n'avais pas attrapé la crève.
Pas encore car ce matin, ce n'est plus vrai.
Je n'ai plus de voix, la gorge me fait mal et j'éternue en rafale.
Mes yeux pleurent et en plus je vais chez le dentiste donc j'irai chercher Merveille, le tout sous la pluie.

Je voudrais qu'on me plaigne...

 

13/12/2015

Ecrire c'est comme lire.

Par période, vous refermez un livre et vite vous en ouvrez un autre, ils vous plaisent tous.

À d'autres moments, vous ouvrez, refermez, cherchez dans la pile, ce petit jeu se poursuit pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines et un jour, miracle, le goût de la lecture revient.

L'écriture, c'est pareil.
Certains jours les idées se bousculent sur un minuscule évènement.
Ne pas pouvoir consulter son compte en banque via le Net.
D'ailleurs on ne peut toujours pas mais on sait pourquoi : Notre banque a subi une attaque de malfaisants et pour l'instant, elle ne donne pas de code.
Avec de petites choses comme ça on arrive à faire une note qui se tient.

Là les sujets ne manquent pas.
Enfin le sujet que je vais retrouver partout, Noël.
Mais lorsque vous avez écrit "j'ai tous les cadeaux même celui du fils est résolu, un n'est pas arrivé, faut téléphoner dans quelques jours" il est difficile de devenir lyrique.

J'ai même le menu de Noël.
Choisi par Merveille et approuvé par ses parents.

L'autre sujet du jour : voter.
J'y vais, c'est déjà bien, rien d'autre à écrire.

Ah si ! Le scoop ! Les deux boulangeries proches de chez nous font maintenant du mauvais pain !
Il faut traverser la passerelle avant douze heures trente pour avoir une baguette croustillante...

livres, écriture, jeunesse

24/11/2015

Alors là, ça ne va plus du tout...

Lorsque l'Ours était petit, très jeune même et qu'il ne savait pas encore lire, il était fou d'un album du Père Castor "La grande panthère noire".
A force de le lire, de le relire, j'en ai acheté le disque.
L'histoire était dite par Philippe Noiret.
Il prenait ma place
et c'était bien...

Si vous avez encore dans les oreilles la voix de Philippe Noiret, vous pouvez l'entendre vous dire : "Alors là, ça ne va plus du tout..."

C'est sa voix que j'ai entendue ce matin lorsque j'ai commencé à lire vos notes.
Pardon, à essayer de lire vos notes.

Vous n'avez pas écrit, et alors là ça ne va plus du tout.

Vous croyez que c'est facile d'écrire un petit truc chaque matin ?
Surtout lorsque le Goût se plaint de la froidure et se lance dans la confection de gâteau aux pommes ?
Il ne me propose pas de chasse aux sardines, il n'a pas envie de traîner dans le Marais.
Non, il hiberne...

Il est presque content que la Pinacothèque soit en redressement judiciaire !
Il déteste ce musée et il sait que je ne l'y traînerai pas de force.

Alors, faites comme moi, vous devez bien avoir quelque part "une grande panthère noire" qui traîne.

Livres, enfance, écriture, absence

04/11/2015

Hier, je suis allée à Paris

gl,lafayette gourmet,livres,touristes

Hier, je suis allée à Paris.
J'avais des envies de "saucisse au couteau" mais je n'ai pas eu le courage d'aller rue Rambuteau, là où elle est délicieuse et peu salée.

J'avais également besoin d'un cadeau d'anniversaire.

On a d'abord bu un café chez Illy car on a nos habitudes.
Ensuite, puisque je n'avais pas envie d'aller dans le Marais, on est parti chez Lafayette Gourmet.
Ça faisait des mois que nous n'y avions pas mis les pieds.
Je pense que ça a été la dernière fois hier.
C'est bizarre cette façon de transformer un truc qui fonctionne en "attrape touriste".

Déjà, lorsqu'on arrive, ça sent la friture, des pâtes, des sushis, des tapas, ça fume de partout.
Sans doute de quoi réconforter le touriste affamé qui va aller lâcher son bel argent en face.
Mais de saucisse au couteau, point.
Nous sommes partis lorsqu'on a vu des produits "Reflets de France".
Aller chez la Lafayette Gourmet pour trouver les produits Carrouf en plus cher, ce n'est pas la peine.

Puis nous sommes allées au rayon librairie des Galeries Lafayette.
Il n'en reste qu'un mini rayon, surtout des livres sur Paris et de la papeterie avec des morceaux du Tour Eiffel dedans.
Les vendeurs sont chinois ou arabes, car la clientèle attendue est chinoise ou arabe.
A chaque étage, un malheureux vous salue et n'a rien d'autre à faire.
Je n'ai rien trouvé à 0,54 €.
Oui, 0,54  €, c'est le somptueux montant de l'augmentation de ma retraite...

Alors, j'ai quitté les lieux et je suis allée acheter mon cadeau d'anniversaire à la FNAC.
Elle vend encore des livres, elle...

02/11/2015

Le livre se vend mal, l'homme politique aussi.

Vous souvenez vous de l'époque où tous les hommes qui passaient à la télé avaient une chemise bleue.

Un chargé de communication avait dû dire à ces messieurs que le bleu faisait ressortir leurs yeux.
Je ne vois pas d'autre explication.

Aujourd'hui, alors que le livre va mal, l'homme politique aussi.
Il
cause à la télé devant des livres mais attention !
Pas devant une bibliothèque bien rangée, non.
Devant la bibliothèque de tout le monde, des livres rangés vaguement, des poches, des brochés, quelques Pleïades mais pas beaucoup, il faut ressembler à celui qu'on veut séduire.

Je ne suis pas séduite, j'aime les livres, pour le reste, je n'écoute pas.

livres, bibliothèque, hommes politiques