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09/01/2021

Londres, hier, 20 H 00

Hier Londres a connu une journée de panique.
Trop de malades et pas assez de lits, des ambulances faisant la queue sur trois files etdes soignants qui couraient pour attraper les plus malades.
Que dire de faire un tri dans ces conditions.

La Tornade a reçu une lettre de son maire, comme tous les autres Londoniens.
"Ne sortez pas, portez votre masque correctement sur le nez et la bouche."
C'est tout juste s'il n'y avait pas un petit dessin pour apprendre à porter le masque.

Ne riez pas des Anglais !
Plus d'un quart des personnes que je croise portent le masque de travers !
Qui sur le menton, qui au poignet voire ne porte pas de masque du tout.

Ne croyez surtout pas que la France est mieux organisée !
L'Europe entière a fait des économies et on a fermé des lits et supprimé des postes.
Je n'aurai pas l'audace de demander au profit de qui ou de quoi...

A côté de Royan, la plus jeune des belles-sœurs de ma petite sœur a fait une chute.
Le bilan ? Un col du fémur et un poignet cassés.
Elle a attendu quatre heures dans le camion des pompiers avant d'être admise à l'hôpital.

J'aimerais comme tout le monde sortir normalement.
Je rêve d'un café à côté du Jardin des Plantes.
J'aimerais être avec les filles et les voir courir dans les allées.

J'aimerais vivre comme avant mais je mesure ma chance : On est deux.

Londres, panique, virus

19/12/2020

Le Dieu des tous petits riens.

noël,virus,auto-confinement

Lors du premier confinement, le seul, le vrai, on était seul au monde.
Le Goût et moi montions tranquillement jusqu'au cimetière Saint-Vincent, fermé, et reprenions notre chemin sans peur et sans masque -on n'en trouvait pas- jusqu'à la maison.
On ne trouvait pas le temps long.

Nous sommes partis en juillet puis en août sans crainte mais avec le masque qui était devenu obligatoire.
Nous avions encore des cafés et des restaurants.
Nous étions dans une petite ville de province alors peu touchée.
Aujourd'hui, cette petite ville est comme les autres, très touchée et, comme à Paris, tout le monde connaît quelqu'un qui a eu le Covid.

Aujourd'hui, on est mou, il fait gris et il pleut.
Le Covid est toujours là.
Grimper la colline de nous intéresse plus.
Nous retrouver sur les grands boulevards non plus.
C'est pourtant le seul endroit où on peut soulager sa vessie...

Alors on se force à faire quelques petites courses pour acheter des fruits et des légumes.
On ne s'ennuie pas, non...
On regrette seulement notre vie d'avant.

On s'est même abonné à Netflix !
Bon pour l'instant, on a regardé une seule série.
Même pas, seulement une "saison", on n'est vraiment pas accro.

On nous a mis des guirlandes dans la rue, des sapins de Noël.
Vu qu'à vingt heures on est consigné chez soi et que, que notre rue est silencieuse, le moindre bruit devient important.
Justement, hier soir, en entendant des voix à vingt-trois heures, j'ai cru à un accident !
Le silence est revenu presque immédiatement.
Ce fichu virus nous a déjà volé un an de vie et la vie est courte.

23/11/2020

Venise et ses touristes

devoir de Lakevio du Goût_58 .jpg

Mais que diable se disent-ils.
Mais que diable ont-ils vu ?
J’espère que nous aurons une idée d’ici lundi…

Ce sont des Vénitiens.
Ils sortent du Florian.
Ils s'apprêtent à retourner travailler et regardent les touristes enfin revenus.

Ils ne sont pas encore nombreux ces satanés touristes.
Surtout pas de trace des "HLM flottants" qui déversent pour quelques heures une foule sans aucune tenue.
Une foule qui achètera une glace et partira dans l'après-midi à la "découverte" d'une autre ville.

Venise se mérite !
Il faut lui accorder du temps, aller traîner à l'Arsenal, se perdre dans le Ghetto.

Si on est sage, si on se promène sans bruit, on aura la chance d'apercevoir les chats venitiens.
Ces chats n'ont pas besoin de chasser les souris.
Ils sont déjà gras comme des évêques...

Ces jeunes hommes sont vénitiens et sont partagés.
Heureux de voir revenir ceux qui font vivre la ville et en même temps pleurent leur tranquillité perdue.
Une ville qui perd ses habitants et ses commerces au profit de boutiques qui vendent des masques "made in China"... 

Ils sont comme tous les habitants des villes touristiques.
Ils sont ravis de voir leur ville revivre mais espérent qu'elle ne revivra pas trop, pas trop vite et pas de façon destructrice...

25/05/2020

Parole, parole.

devoir de Lakvio du Goût_40.jpg

40ème devoir de Lakevio du Goût
Mais que diable peut-il lui raconter ?
Où veut-il en venir.
Qu’attend-elle ?
Que pense-t-elle de sa ballade ?
À l’instant je n’en sais rien.

Grâce à vous j’espère en savoir plus lundi.

Dire que sa première sortie après le "déconfinement" est liée au travail !

Des licenciements sont en vue...
Bien qu'elle soit encore malade, bien qu'elle ait encore la respiration difficile elle doit écouter religieusement cet acheteur potentiel.
Évidemment, le "client est roi" même s'il n'est que potentiel.
Donc, pas de masque, pas de "distanciation".
La mode est au dessus de ces contingences, n'est-ce pas ?

Elle pense que dans une petite heure elle pourra rejoindre sa petite famille.
Avec la petite dernière qui a maigri au point d'avoir les genoux plus gros que les cuisses.
Elle pense aussi à son mari qui use et abuse de "Ventoline".
Elle pense à sa "presqu'ado" qui traduit son angoisse par des maux de ventre.

La nouvelle collection ? Elle s'en fiche !
Pour autant il n'est pas question de perdre un travail bien payé.
Alors elle regarde son interlocuteur.
Ce n'est pas un homme, c'est juste un marché qui s'ouvre à nouveau...
Marché fait de femmes qui veulent plaire après le confinement, de tissus à trouver, de cuirs fins et colorés à découvrir.
L'Italie ouvre à nouveau ses frontières, elle va devoir y aller...

Elle est si fatiguée, si douloureuse encore.
Elle a entendu tant d'idioties sur ce virus inconnu.
Que c'était "une petite grippe"
Alors que depuis près de deux mois, elle tousse jour et nuit.
Même s'il y a des moments où ils se pensent enfin guéris.

Elle n'a pas cru au "monde nouveau", elle a raison.
L'ancien est de retour avec ses embouteillages, sa course à la rentabilité, les imbéciles sans masque et le mot vacances sur toutes les lèvres.

D'ailleurs, son interlocuteur lui parle des vacances qu'elle ne devra pas prendre.
Le "télétravail", ce sont bien des petites vacances, non ?

Elle n'est pas loin de croire que l'Homme est une espèce nuisible...

18/03/2020

Journal d'un confinement, jour 3

nourriture,virus,paris,confinement

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Plus d'imprimante.
Pas moyen de la changer.
Il nous faut faire nos petites attestations à la main.

Le silence qui règne sur Paris est impressionnant.
Je croyais habiter une rue calme.
Le confinement me donne l'impression d'habiter une ville de province sans voitures.

Sortie avec le Goût pour aller à la pharmacie chercher deux boîtes de médicaments non disponibles la dernière fois.

Décidé d'aller chez Picard pour trouver des légumes.
Picard fermé faute de marchandises.
Il ne connait pas sa date de réouverture.

Se rendre chez les marchands de légumes du coin.
Ne rien trouver, sauf des fraises.
Pas acheté, ce n'est pas la saison.

Voir un traiteur, très chic et très cher, ouvert.
Son voisin le fromager, tout aussi chic et cher, fermé.

Avoir l'impression d'être dans un film de SF, une ville fantôme.

Je n'aurais jamais pensé que l'appel des pions incitant les élèves à se dépêcher me manquerait.

Nous ne voyons pas notre fils.
Nous nous téléphonons.
Il est comme nous.
P
as le droit de se déplacer.
Ce n'est pas lui qui fait nos courses.
Veille sur nous de loin...

Hier soir, nous avons testé CANAL PLUS gratuit.
Un film bizarre.
Mais pas plus que notre vie actuelle...