Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/09/2019

Il me reste mon portrait

devoir de Lakevio du Gout.jpg

Je regarde le tableau.
Je suis dubitative.
C'est comme ça qu'il me voit...

C'est vrai, je suis toujours hésitante.
Lorsqu'il a demandé à faire mon portrait, j'ai dit "oui !" tout de suite.
Il me plaisait.
L'homme, pas le peintre.

Nous nous étions rencontrés dans un petit restaurant.
Un lieu très branché, "mi-gay mi-chou".
Ça sentait l'école de commerce.
Le concept avait été étudié. Et bien.
Le service était rapide, efficace et amical.

J'étais seule, lui aussi.
On nous avait placés à la même table.
Je n'ai pas ouvert mon livre, j'ai écouté.
J'ai accepté de poser pour lui.
Il avait un atelier Villa des Arts que la lumière inondait.

Il ne parlait plus, il travaillait, il était courtois mais distant.

Le dernier jour, alors qu'il dévoilait la toile, un homme est entré.
"Mon" peintre m'a présentée à son compagnon.
C'est toute juste si on ne m'a pas demandé un don d'ovule...

 

05/08/2019

Dans la maison vide.

 

devoir de lakevio.png

Dans la maison vide, je compte les heures et j'attends.

Un soir, attirée par toute cette verdure, tout ce calme, je me suis attardée.
Il était tard, la maison était abandonnée depuis peu, on s'attendait à sentir le café, les portes n'étaient pas fermées, je suis entrée et comme Boucle d'Or, j'ai choisi ma chambre et je me suis endormie.

Au matin, pas d'ours, pas de prince charmant et pas d'odeur de café.

Mais j'ai trouvé du café, j'ai choisi ma table et je me suis installée là.
J'ai bu "mon" café et je suis rentrée chez moi.

Petit à petit, j'ai amené des provisions, si vous passez par là, vous sentirez l'odeur du café et le pain grillé et chaque soir, j'attends.

J'attends le retour du propriétaire, j'ai un peu exploré la maison, c'est un homme qui vit là, et il vit seul, j'en ai fait un aventurier.

Il n'est pas défendu de rêver.
Il n'est pas défendu d'attendre, et mon prince charmant ne fera peut être pas attention à mon bec de lièvre.
Qui sait... Un baiser peut le faire disparaître.
Ou me transformer en grenouille...

Je suis prête à tout pour changer ma vie misérable de gratte-papiers.

29/07/2019

La place Blanche a mauvaise mine...

place blanche.jpg

La place Blanche a mauvaise mine... 
Que dire de la Place Blanche ?
En dire que, comme n'importe quel touriste, je suis passée devant le Moulin Rouge ?

C'était un coin mal fréquenté.
C'est toujours un coin mal fréquenté mais que les touristes adorent.
On se demande pourquoi.

Aujourd'hui, entre les "sex-shops" rescapées, les nombreux cafés et quelques bars interlopes, on voit surtout des cars qui vont de la place Clichy au Sacré Cœur.

On voit des hordes de touristes dégoulinants de sueur qui suivent un écusson brandi par un "guide".
C'est un coin de bousculade où les "tire-laine" sont à la fête.

Je n'aime pas ce coin de Paris.
Le Parisien ne connaît pas tout Paris, il a "ses coins".
Certains où il ne va pas souvent, l'avenue Montaigne ne convient pas à toutes les bourses.

Le Parisien découvre un restaurant obscur du côté de la Place Blanche.
Il a lu ça dans Télérama.
Pendant trois mois il va adorer...

Il ne jettera même pas un œil blasé sur ce qu'il y a alentour.
Un jour, il va trouver que finalement ce restaurant n'est pas terrible et il ne remettra pas les pieds dans ce coin là pendant des mois.

Il m'arrive de passer Place Blanche pour aller au marché Anvers.
J'adore ce marché et le café qui fait l'angle de la rue Gérando.
Mais pour combien de temps encore ?
Je ne sais pas...

 

 

01/07/2019

Risibles amours.

lakevio.jpg

Vous commencerez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi." Propos tenu par Milan K., qui plaisante.

Vous terminerez par la phrase suivante : "La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." Ainsi philosophe la bonne Rosalie, personnage de Guy de M., quand il raconte Une Vie.

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi.
C'était juste une énorme plaisanterie...
Je connaissais le succès.
Le samedi après Apostrophes, les libraires mettaient mes livres en pile, ils partaient comme des petits pains.
J'assurais la trésorerie du samedi de ces dames, les hommes étaient moins nombreux dans cette profession.

Je retournais chez moi pour raison familiale car ma femme se languissait de notre pays.
Je crois que comme tous les déracinés, elle le rêvait plus beau qu'il n'était.

D'ailleurs, aujourd'hui je vis toujours en France, mystérieux et vieux, mais vivant.

La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit.

 

03/06/2019

Romance...

lakevio.jpg

Frais ombrages, amers ou doux secrets

On se découvre, on se frôle,

les baisers se donnent ou se volent.

En route pour l'été

Ou pour l'éternité...

A vous de composer.

PS : Phrase à inclure dans votre récit : 

"Une absence totale d'humour rend la vie impossible."  

Encore une candidate au mariage...
J'ai même reçu l'autorisation des parents de me promener avec l'oiselle sans chaperon.
Je m'ennuie.
Elle est sotte et, comme dit mon ami, elle est la preuve qu'une absence totale d'humour rend la vie impossible.

Aujourd'hui c'est Odile, que je vais faire pleurer en la rendant à ses parents dans huit jours.
Marguerite ou Violette, seront les prochaines.
Je sais que j'irai me promener dans les sous-bois avec elles, caressant ma moustache.
Je n'aime pas la peau des femmes, elle est trop lisse, trop douce.
Je n'ose m'avouer que je ne veux pas me marier même avec une femme qui accepterait mon peu d'attirance pour son sexe.

J'ai rendez vous avec Pierre, lui aussi doit se marier, lui non plus n'aime pas les femmes.
Il les trouve toutes sottes.

Nous avons décidé de partir pour Tanger.
Nous y retrouverons des hommes comme nous, le soleil, la lumière et le regard indifférent des autres.