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27/05/2019

Le coin coin...

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Trois canes dans un pré.
Les canes, ça cancanne...
Elles sont trois, ce sera donc le sujet à trois "personnages".

On nous raconte n'importe quoi, la cane de Jeanne n'est pas morte ce matin, elle a trouvé refuge dans un jardin extraordinaire.

Extraordinaire, n'exagérons rien, un petit jardin parisien, avant l'ouverture.

Les deux vieilles canes, je n'ai pas dit, vieilles carnes, ont du mal à faire de la place à la cane de Jeanne, faut dire qu'elle a une certaine notoriété, qui ne plaît pas aux deux autres.

- Tu la trouves comment la nouvelle cane ?

- Ordinaire.

- Tu crois que les passants vont s'arrêter et qu'on va entendre toute la journée, tu as vu "c'est la cane de Jeanne" qui a trouvé refuge dans un petit jardin parisien.

- Tu parles, ils vont la regarder une journée et demain, elle sera une cane comme les autres, c'est un peu comme les grenouilles où les hommes politiques, ils se font plus gros qu'un bœuf et ensuite, ils explosent.

- Dommage que Brel n'ait pas chanté de cane, je me serais faite passer pour elle.

 

01/04/2019

Hopper : Middle class.

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On dirait deux femmes de mauvaise vie !
De fait il n'en est rien, ces deux ménagères du Montana sont venues visiter la "grosse pomme" avec leur mari.

Il fait chaud, l'été à New York.
Il fait chaud et humide et dans leur hôtel du Queens, la clim est en panne.

Elles sont déçues.
D'abord la première qui ne se doute pas que dans quelques secondes, elle va devoir éteindre sa cigarette.
Elle ne doit ce sursis qu'au fonctionnement médiocre du système de surveillance de l'hôtel.

Elles ont marché toute la journée pendant que leurs époux essayaient de faire des affaires.
Elles ont trouvé ridicules les sacs à 8 000 dollars et la liste d'attente de trois ans.
Elles ont retrouvé un peu de confiance en elles lorsqu'elles ont trouvé un "Red Robin", le dernier de la ville sans doute.
Devant leur énorme hamburger, elles ont éprouvé le mal du pays.

New York... Elles ne comprennent pas que des gens viennent du monde entier s'user les pieds dans cette ville.
Elles ont hâte de retrouver leur ferme.
Elles se disent que la femme du pasteur avait raison...

Cette ville sent le vice et la dépravation.

18/03/2019

Tu seras un homme mon fils

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"Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps morts qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers et qu'ils vous attirent aussitôt."

Admiration, fascination, amour, amitié...

Vous inclurez la phrase citée dans le portrait de votre choix

Ne commencez pas, je parle de Kipling si je veux !
Regardez moi, je suis un homme au regard fier, je n'hésiterai pas à employer les grands moyens pour faire de mon garçon un homme, un vrai.
Un qui n'hésitera pas à prendre le fusil pour prouver la suprématie de l'homme blanc sur les autres.
Lorsque nos ancêtres, ceux qui parcouraient les mers pour trouver des terres vierges sont arrivés, ils n'ont pas hésité à chasser et tuer, les habitants légitimes pour prendre leur place.
Et vous voudriez qu'aujourd'hui, on leur laisse une place aux survivants ?
Nous qui avons transformé la planète en poubelle, nous qui avons laissé mourir le dernier rhinocéros blanc ?
Tu seras un homme mon fils et tu continueras mon travail !
Pas d'étranger sur nos terres !
Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers, et qu'ils vous attirent aussitôt.
Ils sont de plus en plus nombreux ces hommes.

Ne pleurez pas, vous avez laissé faire...

 

11/03/2019

Flou artistique

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On ne distingue pas pas encore les traits mais on y projette toujours quelque chose.

Voilà...

Une fois de plus on me chasse de ce porche !
Il paraît que je m'étale...
Il paraît que j'ai "des odeurs corporelles"
Il paraît que surtout je fais chuter la valeur des appartements.
Il paraît aussi que les touristes ne viendront plus visiter la Ville Lumière à cause de ma présence.

Je dois rester cachée, comme les rats.
Paris n'est que luxe, calme et volupté...
Il faut cacher cette misère que nous ne voulons pas voir.

Paris est une vitrine.
Les appartements y sont rares et chers.
Il faut attirer le visiteur qui dépensera beaucoup d'argent pour ressembler à un arbre de Noël ou à un homme sandwich...

Les bancs ont été conçus exprès pour être inconfortables pour les gens comme moi.
Un jour, pas si lointain je le sens, à l'aube lorsque le touriste dort encore, on ramassera les gens comme moi pour les exiler dans les campagnes désertes et on fera brûler les morts discrètement.

 

17/12/2018

Le phare de l'humanité.

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Voilà...Gardienne de phare et à Noël en plus !
Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté.

La pitié sans doute, sentiment peu honorable...
Il faut dire que ce pauvre homme vivait dans ce phare depuis vingt ans, que pas un bateau n'était venu s'échouer devant chez lui.

Il voulait voir la ville.
Il voulait parler avec des gens et pas avec sa télé.
Oui, on a la télé dans un phare...
Oh pas tout le temps, pas les jours de tempête.
Par manque de chance, la télé n'était jamais en panne le samedi et le pauvre malheureux connaissait toutes les chansons de Patrick Sébastien.
Oui même "les sardines".

J'avais avec moi une pile de livres.
Le premier à relire "La confusion des sentiments", j'étais en plein dedans !

Oui, c'est un chagrin d'amour qui m'a poussée à accepter ce remplacement.
L'homme que j'aimais venait de m'avouer qu'il avec rencontré le grand amour en la personne de Roger.

Ils allaient se marier, j'étais même invitée au mariage.

Je vais demander au gardien si je peux commencer mon remplacement aujourd'hui...