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05/05/2015

Hier, j'ai voulu profiter du soleil.

Hier nous sommes partis sous le soleil et nous sommes revenus trempés.
Nous avons bu un café en attendant que cesse l'averse.
Peine perdue, il pleuvait encore plus.

Il ne pleuvait plus lorsque nous sommes descendus du train.

Il paraît que l'orage de cette nuit était violent, nous n'avons rien entendu...

Malheureusement j'ai regardé les infos hier soir.
C'est un truc que j'évite de faire habituellement car ça me donne des envies de meurtre.
Ce n'est plus un journal d'information mais la rubrique des chiens écrasés.
Des gens sous le choc, des cellules de soutien et de la création de lien.

Hier, après la chose la plus importante du jour, à savoir le prénom de la petite princesse, faut pas rigoler avec la Monarchie, le présentateur a glissé en douce qu'on allait diminuer les APL.
Je ne les touche pas mais je les ai touchées.

A mon retour d'Israël, notre situation n'était pas brillante, lâché par son employeur à Bruxelles, nous y sommes restés une année espérant trouver du travail sur place, sans le néerlandais, c'est mission impossible, alors nous sommes revenus en France.

Grâce à un ami, nous avons trouvé un petit appartement dans Paris, à côté du Père Lachaise.
Petit l'appartement, et du travail, mal payé le travail, un petit mi-temps pour moi.
Le Goût fut l'ingénieur le plus mal payé de France.
Alors pendant un temps, nous qui n'avions jamais rien reçu de l'Etat, nous avons touché les APL.
Ce n'était pas du luxe ni de la triche.
Alors, hier lorsque j'ai entendu qu'une fois de plus, les plus démunis allaient encore payer les pots cassés, le remboursement des âneries des banques, la mauvaise gestion de notre pays, que nous vendons à la découpe et à des pays qui veulent asservir l'Europe, j'ai vu rouge.

promenade, pluie, informationsH

02/03/2015

Quand ça veut pas, ça veut pas.

 

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Hier, ça sentait le printemps.
Il faisait doux, nous avons eu envie de partir à Paris.

Le Goût rêvait de son döner, celui de la porte Saint Denis.

Nous sommes arrivés à la gare pour apprendre que nous n'avions pas de train.
Des travaux sur la ligne, c'est comme ça depuis notre arrivée dans le coin.
D'habitude les travaux se font de nuit et on ne supprime pas de trains.

Nous avons pris un "bus de substitution" qui nous a conduit à une autre gare.
C'était drôle.

Nous avons atterri à Saint Lazare où nous n'avons jamais trouvé le bus adéquat.
En ce moment, je suis dans une période sans métro.
Oui, mon côté claustro a tenté une percée et a réussi.
Nous sommes donc partis vers la place Clichy où une blogueuse nous avait indiqué son kebab préféré.
Il était évidemment fermé...
Nous sommes allés à celui en face.
On avait faim.

Au Cinéma des Cinéastes, j'avais envie de voir un film israélien.
Ce n'était pas l'heure de la séance.
La Librairie de Paris était fermée.
Oui, maintenant elle ferme le dimanche.
Quand ça veut pas, ça veut pas...

Notre café préféré, rue de Lévis, était ouvert.
Tous s'arrangeait ?
Hélas, nous discutions tranquillement, bien installés dans nos fauteuils, lorsqu'un dépressif bavard nous a raconté sa future Alyah.
Il venait de passer dix-sept jours à Tel Aviv.
Il connaissait tout d'Israël.
L'atterrissage va être difficile.
Notre café fut gâché...

Nous sommes rentrés par le train.
Nous avons regardé les canards aux square des Batignolles.
Finalement c'était bien quand même...

26/09/2014

Cahier de doléances.

Hier, nous sommes allés à Boulogne Billancourt, seuls retraités de notre immeuble, nous pouvons exprimer le ras le bol de tous.

Les bailleurs n'hésitent jamais à rappeler leurs obligations aux locataires et nous ne comptons plus les papiers punaisés dans le hall nous traitant en substance de "cochons".
La femme de ménage est aux abonnés absents et, lorsque par hasard il nous arrive de la croiser, elle nous explique qu'elle ne peut pas faire le ménage.
Un jour elle n'a pas de balai, la fois suivante, elle n'a pas de chiffon, etc.

Nous n'avons toujours pas d'ascenseur et l'attente sera longue.
Quelqu'un parmi vous sait il en combien de temps un ascenseur inondé sèche ?
Pour les parkings, on ne râle pas trop, mais pour l'ascenseur, on se pose des questions.

L'autre soir, on tenait meeting dans les couloirs avec nos voisins, tous jeunes et pourvus de bébés.
Nous grimpons des escaliers mal éclairés faute d'ampoule.
L'un d'autre eux a proposé de se grouper.
Ça commence à prendre tournure, le Goût a donné son accord mais ne veut pas se charger de la chose.
Nous, nous préférons aller directement voir le bailleur.

Nous avons été bien reçus.
Nos revendications ont été notées avec sérieux.
Nous savons qu'elles ne seront pas prises en compte mais il en restera une trace lorsque nous partirons.

J'ai appris une chose hier : Je n'ai aucune envie de vivre à Boulogne.
doléances, bailleurs, promenade