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23/04/2019

Vrac

On a vu les filles !
Elles ont "chassé" les œufs dans le jardin.
L'intérêt n'est pas pour elles de fêter la résurrection du Christ ni même de déguster du bon chocolat.
Non, pas du tout, c'est d'abord d'ouvrir des œufs en chocolat de mince et de trouver des jouets à l'intérieur.
Le Goût, depuis toujours, a tendance à "gueucher" sur les chaises...
Résultat ? depuis dimanche il boîte et depuis deux jours, on dirait, à l'entendre, qu'il a un "rhume de la cheville".
Deuxième nuit de "aie" au moindre mouvement et de sommeil haché pour les deux.
En plus, il a cassé son smartphone chez les enfants...
Ce matin, il a essayé de trouver un médecin, le nôtre est aux abonnés absents car, Pâques et Pessah' tombant en même temps, il en a profité.
Il ira voir celui qui accepte de le prendre demain et n'est pas loin de chez nous.
C'est bien lorsque votre cheville est rouge et enflée.
J'espère qu'il passera une meilleure nuit car on récupère, sauf changement de dernière minute, les filles demain.
En plus, ce matin, comme notre immeuble est pratiquement vide, l'eau a été coupée sans avertissement. 

Elle est pas belle notre vie ?
Ou pas...

10/12/2016

Soudain un inconnu...

Soudain un inconnu vous offre votre döner.

Dans cette rue du 9ème arrondissement, vous reconnaissez de loin l'endroit.
Qu'il pleuve, qu'il vente, que la pollution dépasse les seuils, il y a la queue.

Vous n'y êtes jamais seul à votre table.
Hier, un jeune couple s'est installé à nos côtés.
Il est aussi brun et mat que le Goût lorsque je l'ai connu.
Elle est tout son contraire, blonde et pâle.
Ils sont sympathiques.
On parle de tout, de voyages, de racisme ordinaire puis ils repartent travailler.

Le jeune patron arrive à notre table nous dit quelque chose et finit "Bienvenue en Turquie ! ".
J'avoue que je ne comprends pas, ça commence à faire un moment que nous fréquentons le coin.
Il nous apprend que le jeune homme a payé notre repas.
C'est la première fois que ça nous arrive.
On nous répond "hospitalité turque", nous voilà adoubés.

Nous continuons la rue des Petites Ecuries pour aller prendre un bus qui nous conduira chez le médecin car c'est quand même le but de notre sortie.

La moitié du chemin, je rêve d'habiter dans le coin et brusquement, comme à NY, on change d'endroit, je ne rêve plus du tout, j'espère juste attraper mon bus.

Mon médecin ne me prend même pas la tension.
Il juge qu'avec la pollution, mon cœur pompe plus pour récupérer un peu d'oxygène et que le résultat risque de m'effrayer.
Je dois dire que je respire "par cœur".

Je remarque dans la rue que le Français n'est guère civique.
Que les plaques non autorisées sont nombreuses.
Je leur souhaite d'affreuses pathologies.

Pourtant, c'était bien.

Paris, médecin, Döner, pollution

09/12/2016

Aujourd'hui, je dois aller à Paris.

J'ai retardé le moment en espérant que l'épisode de pollution serait terminé mais non, je dois quand même aller à Paris aujourd'hui.
Ce qui ne manque pas de sel c'est que je dois absolument aller chez le médecin pour renouveler mon ordonnance.
Pour des médicaments censés m'aider à mieux respirer, disons plutôt pour moins mal respirer.

J'ai entendu tout et son contraire.
Ouvrir les fenêtres.
Fermer les fenêtres.
Rester chez soi.
Sortir et marcher.
Sortir mais les enfants ne doivent pas courir.
P'tite Sœur ne va pas à l'école, elle tousse, pleure, a le nez qui coule.
L'allergie est une affaire familiale...

Je suis contre la voiture en ville.
Je suis partisane de faire comme à Londres et interdire le centre de Paris à tous les véhicules.

Mais la France a toujours le cul entre deux chaises.
D'un côté 
la pollution, ça coûte.
Ça coûte en arrêts de travail, en heures perdues dans les embouteillages, en encombrement aux urgences des hôpitaux.
D'un autre côté, la voiture ça rapporte tellement.
Rien qu'en taxes diverses, sur la voiture, sur le carburant, avec les contraventions qui sont budgétées et dépensées avant d'être encaissées.

La circulation alternée m'a permis aussi de constater que le civisme n'étouffe pas le francilien...

Paris, pollution, médecin

12/03/2015

Il me fallait avouer.

Depuis trois jours ma tension montait.
Je devais aller chez le médecin pour renouveler mon ordonnance et je devais lui avouer que je ne prenais plus mon médicament pour la tension depuis un an et demi.
Le plus dur pour lui serait quand je lui dirai que c'était sans aucun effet négatif sur cette dernière.

L'idée d'avouer me mettait mal à l'aise.
Cette garce de tension avait senti mon mal être.
Elle en profitait pour jouer au yoyo.
Je sentais que l'effet blouse blanche agissait déjà à la maison.
Qu'il allait faire réagir mon généraliste.
Alors j'ai attaqué bille en tête.
Il a vérifié.
C'était limite mais acceptable.

Il m'a demandé ce que nous avions dans cette famille pour refuser les médicaments.
Je lui ai rétorqué que lui ne prenait jamais rien et que comme beaucoup de médecins, il évitait soigneusement de tester les effets secondaires des médicaments.

J'ai promis et je tiendrai que si ma tension dépassait 13/8, je reprendrais un cachet mais beaucoup plus faible que l'ancien.

On arrive souvent à des compromis si on a les bons arguments...tension, médecin, mensonge

21/10/2014

Chez le médecin, bas ou haut Marais ?

Je ne sais pas si le coin du Marais de mon généraliste est le "haut Marais" ou le "bas Marais", ça présente peu d'importance sauf pour les agences immobilières qui sont nombreuses dans le coin.

J'ai lu dans la vitrine d'une agence immobilière "le Haut Malesherbes".
En fait, il s'agit des boulevards des Maréchaux mais avouez que "Haut Malesherbes", ça donne tout suite un genre moins mauvais que les Maréchaux qui sont plus connus pour leur faune interlope que pour leur tranquillité.

Mais revenons à mon médecin.
J'avais beau tousser, moucher, personne ne s'écartait de moi.
Sont bêtes les gens ! C'est pas parce que je suis blanche que je ne peux pas revenir d'Afrique et ramener Ebola.

Le médecin a ouvert sa porte pour faire entrer un patient, le Goût m'a dit "tu as vu sa cravate ?"
J'ai répondu, "tu as vu sa chemise ?"
J'ai eu l'impression que sa femme était en vacances et qu'il avait attrapé le premier truc qui lui tombait sous la main.
En plus les manches étaient trop longues et pas repassées, bon, il aura pas le prix du médecin le plus élégant...
 

Je suis entrée dans son cabinet.
Il a écouté longuement mes poumons.
Presque à regret, il a dit "ça ne siffle pas, c'est un petit virus..."
Encore un truc que j'ai du mal à comprendre, on a toujours un petit virus, même avec 39°.
Un gros virus ça fait quand même plus sérieux !
Il a prescrit des antibiotiques que je ne dois prendre que si "je siffle des bronches".

Pour l'instant, je me nourris de soupe, je ne suis pas guérie...