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25/09/2018

Vivre en face d'un collège.

J'habite en face d'un collège.
Pas un collège en "zone d'éducation prioritaire", non.
J'habite en face d'un collège banal, e
nfin presque banal.
J'avoue être contente d'avoir un fils adulte car le XVIIIème arrondissement est plus célèbre pour le Sacré Cœur que pour ses collèges...

Les jours où je n'ai pas envie de me promener et ne sors que pour faire les courses, ma journée est rythmée par le bruit des élèves.
Ils entrent presque calmes et sortent en exprimant leur joie.

La fin d'année a été difficile car la mixité, ça marche lorsque toutes les parties sont d'accord.
Malheureusement ce n'était pas vraiment le cas.
Les "transférés" du collège "sensible" vers le collège calme, celui en face, voulaient rester dans leur coin.
Les élèves  du "collège calme" ne voulaient pas accepter les nouveaux, brutaux et plus turbulents encore.
La mixité est restée de mise malgré la fuite de quelques enfants du cru dans le privé.
Des enfants de notre immeuble, tous ceux en âge scolaire sont dans le privé.
Cette année, changement au collège ! C'est "du lourd" !
Une nouvelle directrice a été nommée. Elle vient du "9.3", de Saint-Denis.
Elle est toute petite, souriante mais vigilante et efficace.

Elle est là à chaque sortie, rattrape les gamins qui veulent suivre des chemins buissonniers, va les chercher dans la rue à côté.
Je ne connais pas son salaire mais elle mérite plus.

Bon, le matin, il commence à faire frais, ils ont donc l'oreiller collé au sac à dos mais le soir, ils sont vivants et à l'affût d'une ânerie.

J'admire ces profs, je suis surprise que ma petite fille, qui pourtant va à l'école tous les jours, veuille être "prof" depuis la maternelle...

Gollége, bruit, ado, directrice

11/07/2018

Peut être l'ignorez vous.

Finalement on a toujours les Jeux du Cirque mais sans mise à mort.
On est civilisé.
Enfin presque...

Que celui qui n'a jamais espéré secrètement que l'acrobate tombe me jette la première pierre.

Le sport ne m'intéresse pas mais hier soir alors que je trouvais que Paris était vide, en raccompagnant un tout petit peu une amie qui aime le foot, on a commencé à sentir le vent du ballon.

Les terrasses de café faisaient le plein.
Il ne faisait pas trop chaud et les drapeaux étaient de sortie.

On n'a pas regardé le match.
La télé n'était même pas allumée.
On a entendu des cris.
On a eu l'impression que la France avait marqué vingt cinq buts !
On a entendu une Marseillaise qui sortait d'une fenêtre.
Une Marseillaise maison, jouée à la trompette avec des couacs, c'était sympa.

Ensuite, on a entendu quelques klaxons et puis c'est tout.

L'humanité détruit tout et se dévore mais, l'espace d'un match, elle oublie sa voracité.

Foot, finale, bruit, Paris

29/11/2016

Les transports en commun.

Bruit, téléphone portable, transport en commun

Oui, je sais, c'est affreux mais j'ai connu l'époque où les téléphones portables n'existaient pas.
Je peux vous dire que 
c'était bien !

Mon premier téléphone portable, je l'ai eu à Tel-Aviv.
Avant et pendant la deuxième "Intifada".
Il servait à rassurer, "Non ça va, je suis vivante, on n'a pas sauté avec le bus".

Depuis qu'on est revenu, j'en ai un autre, un collector, un "à clapet".
Il ne me sert pas à grand chose, à la maison, j'ai un vrai téléphone et dehors avec le bruit ambiant, je ne l'entends pas...

J'ai beaucoup lu dans les transports en commun, mon Télérama, Libé du temps où c'était un vrai journal et des livres.

Aujourd'hui, j'ai toujours un livre dans mon sac, en ce moment, c'est "Le secret du mari".
J'aime bien mais je n'arrive plus à lire dans les transports en commun à cause de ces fichus téléphones.

On voit les joueurs, ça fait du bruit et je reste à regarder hébétée, les petites boules exploser.
On trouve les menteurs, ceux qui disent qu'ils arrivent à Saint-Lazare alors qu'ils sont encore sur le quai.
On entend les bruyants qui n'arrêtent pas du trajet.
Les mariés mais pas ensemble qui se regardent et s'embrassent à l'arrêt du bus.
Puis l'homme s'en
va retrouver sa légitime tandis que la back street assise en face de moi l'appelle dès que le bus démarre.
Et la conversation durera jusqu'à ce que je descende...

Je ne lis plus dans les transports en commun.
J'observe, j'écoute et je regrette le temps où je pouvais lire tranquille sans entendre parler du menu de ma voisine...

02/02/2016

Ce matin.

Ce matin je me suis réveillée avant le Goût.
Il n'est pas huit heures.
J'écoute le silence.
Plus exactement les fenêtres sont ouvertes et j'entends passer le train, les trains plutôt.
Celui qui va à Saint Lazare, et celui qui ne s'arrête pas qui part en Normandie.

Je n'aime plus vraiment regarder dehors.
Déjà parce que mon mini balcon a besoin d'être nettoyé.
Aussi parce que certains jours me montrent qu'il penche du côté où il va tomber.
Alors les jours comme aujourd'hui, je suis ravie d'être locataire...

Un instant plus tard, le Goût m'appelle.
Le terrain qui va jusqu'à la voie ferrée, celui qui a vu ses arbres disparaître, est occupé par le propriétaire de la maison.
Ce propriétaire, celui qui a permis la construction de notre immeuble, et un homme à attaché case arpentent le terrain.
Nous savons, pour l'avoir vérifié, que cette parcelle fait environ 1700 mètres carrés.
Assez grande pour accueillir de quoi cacher la lumière avec un bel immeuble.

Déjà hier, alors que la fenêtre était ouverte, nous avons entendu les conversations imagées de gamines sortant du collège de la ville voisine.
Nous nous sentons de moins en moins disposés à rester ici.

En région parisienne, pompeusement appelée désormais "le grand Paris", rien n'est jamais sûr...

Bruit, immeuble, supputations.