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29/06/2015

A l'instant.

A l'instant, les fenêtres sont ouvertes, un léger courant me frôle les pieds, il fait bon.

Dans moins d'une heure, le soleil sera chez moi, les fenêtres seront fermées, les rideaux tirés, nous vivrons dans la pénombre jusqu'au soir.

Le soir venu, dans les jardins environnants, nous sentirons légèrement les odeurs de barbecue, les lampions seront allumés, ma banlieue aura son air d'été.

Nous n'entendrons que des murmures, le dernier avion du soir et quelques trains.

La petite fille du voisin fera son dernier caprice, le chat installé chez nous tournera le dos pour se rendre invisible.

Je prendrais mon livre, je m'endormirai dessus et comme chaque matin, je prendrai mon petit déjeuner à table, il fait trop chaud pour rester au lit.

Et demain, j'irai à Paris et je sais déjà que la chaleur va me faire râler.

Soleil, canicule, train, pénombre.

02/06/2015

Aujourd'hui, c'est platitudes.

Je n'ai rien d'autre en magasin.
Je ne suis pas dans une "humeur exposition".
J'ai pourtant envie de voir celle consacrée à Velasquez mais le monde et la chaleur lorsque je suis allée voir Bonnard me font reculer.

Je ne peux pas aller aussi souvent que je le souhaite à Paris.
Je crois que nous allons reprendre un "pass navigo" car notre budget "loisirs" explose.
Enfin, je dis "loisirs", c'est notre banque qui classe les achats de billets de train et de métro sous l'étiquette "loisirs".

Donc, hier je suis allée me promener dans la "coulée verte".
On y rencontre des enfants, nos voisins, un vieux satyre qui ne ferait pas de mal à une mouche.
Il faut dire qu'il est connu de tous et que la maréchaussée veille.

Nous nous sommes pourtant retrouvés seuls et nous avons profité d'une denrée devenue rare : le silence.
Seulement troublé par le chant des oiseaux.

C'était bien... 

soleil,arbres,silence
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30/05/2015

Il a failli faire beau.

 

soleil,mark et spencer,bof

C'est le chat du voisin qui nous a réveillés.
Il est arrivé en courant, chassé par les pleurs de la petite fille des voisins.

Il faisait beau, le soleil brillait et j'avais des envies de döner sur un banc des Batignolles.

Puis les nuages sont arrivés, sans se presser.
Mon envie s'est envolée.

Je sortirai.
Sans aucun doute.
J'irai, si le soleil revient, lire à la coulée verte.
C'est le deuxième livre que je lis sur les états du Sud des Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont comme nous.
Nous avons encore des progrès à faire pour accepter nos maghrébins.
Ils ont encore des progrès à faire pour accepter leurs Noirs.

Apparemment plus que nous qui ne sommes pourtant pas des modèles en matière de discrimination...

04/05/2015

Je ne vous cache pas qu'un peu de soleil, ce n'est pas mal

 merveille,petite soeur,soleil

Merveille est revenue de vacances.
Quelques taches de rousseur sont apparues sur son joli nez.
Sa peau est à peine moins diaphane.
Merveille est encore en mode "petite fille modèle".

Je ne dirai pas la même chose de Petite Sœur, qui baragouine plus qu'elle ne parle.
On comprend très bien le mot "bêtise", qu'elle utilise souvent quand on lui demande "que fais tu ?".
Petite Sœur a retrouvé sa sœur alors, une fois de plus, je n'existe plus...
Bon, j'ai droit en passant à un baiser mouillé, à un petit câlin.
Vraiment petit le câlin.

Hier, j'ai lu, repassé et regardé la pluie tomber.
J'ai trouvé que malgré les arbres coupés, la vue était belle...

05/10/2014

C'est aujourd'hui dimanche...

Ma semaine a été trop courte.
Ça devient une habitude.
Plus on avance en âge, plus les semaines semblent courtes.

Cette semaine, j'ai reçu et envoyé quelques mails.
J'en ai envoyé dont j'attends encore la réponse.
C'est bien la peine d'avoir un pseudo si délicat pour manquer de la plus élémentaire courtoisie.
Il faut dire que lorsqu'on sème la zizanie, on a parfois du mal à trouver une explication plausible.
Passons à autre chose.
Hier, je suis allée me promener avec le Goût dans un quartier que je connais bien car j'y ai passé les dix huit premières années de ma vie.

Le Goût est plutôt gentil lorsqu'on va se promener dans le 17ème.
En traversant le square des Batignolles, je ne lui parle plus de "la colline aux billes".
Ni du boucher de la Rue de Lévis...
Je commence à radoter lorsqu'on arrive devant l'ancienne ambassade d'Iran.
A l'époque du Shah, je passais le soir en rentrant et je voyais des princesses de contes de fées.
Il faut dire qu'à l'époque, la sécurité était soft et la petite fille que j'étais ne faisait peur à personne.
Pour le reste, le Goût pourrait raconter à ma place.
La merveilleuse pâtisserie, dont le labo était au sous-sol, parfumait la rue.
Je n'ai jamais retrouvé cette odeur de chocolat si tentante que je m'arrêtais à chaque fois pour la respirer.

Le Goût sait où j'allais chercher le pain, les œufs, le journal et la Veillée des Chaumières.
Mon arrière grand-mère ne sortait jamais "en cheveux" et regardait ses "petits soleils" -ses petites filles- avec tristesse parfois.
Mes cheveux étaient trop frisés, mon nez était déjà busqué.
Je suis sûre qu'elle avait peur que "ça" revienne...

Paris, mail, soleil