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07/04/2019

J'avais déjà un titre

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J'avais déjà un titre : "Une étoile est née".

Merveille prend des cours de théâtre, au collège et chez une ancienne théâtreuse.
Elle a donné sa première représentation et nous n'étions pas là...
C'est l'Ours qui a raconté une Merveille rongée par le trac avant de monter sur scène et le trac oublié dès qu'elle a commencé à jouer.
Et puis ce matin le téléphone a sonné.
C'était ma petite sœur qui recommence à m'appeler matin et soir.
Après une petite embellie et quelques moments mordants, elle ne va pas bien.
La succession se termine, elle va la signer et elle a l'impression que son mari meurt une seconde fois.

Elle ne le dit pas comme ça, elle se contrôle.
Trop d'ailleurs... Elle devient hargneuse, elle préfère piquer que pleurer mais depuis quelques jours, les larmes ne sont pas loin.

Alors, je raconte toujours la même chose, des banalités, je lui dis qu'elle avance.
D'ailleurs elle n'a pas le choix, elle veut garder cette maison trop grande et dans une région où nous n'avons aucun lien familial.

Ah si ! Par hasard, un frère de ma grand'mère a vécu dans une petite station thermale pas loin de la ville où elle habite aujourd'hui.
Je me souviens à peine de lui et elle ne l'a pas connu...
Je suis loin de Merveille qui part mardi à Rome.

30/11/2018

Il me dit d'écrire.

Alors j'essaie.
On ne peut pas dire que je déborde d'enthousiasme ni d'inspiration...
Je passe beaucoup de temps au téléphone avec ma sœur car perdre son mari brusquement n'est pas facile à accepter.

Surtout lorsqu'on a choisi de vivre en province alors que les enfants sont en région parisienne.

Tout à l'heure, je vais aller faire évaluer mon "champ visuel" chez l'ophtalmo.
Pour le reste, on sent que les fêtes approchent, cette histoire de vision semble devenue beaucoup moins urgente aux yeux de l'ophtalmo qui, eux fonctionnent parfaitement.

Je déteste être considérée comme un organe apporté au spécialiste par toute ma personne qui devient un simple "véhicule à œil".
Mon œil est examiné, non comme une chose indispensable mais juste comme un accessoire qui va bien mais qui ne fait pas correctement son travail.
Idem pour mon cerveau, il est parfait mais non, ça ne veut pas dire que j'ai un QI extraordinaire.
Ça veut juste dire que je ne souffre pas de maladie dégénérative.
Je vis entre flou et normalité.
On peut dire que mon œil est mon reflet.

Manque de motivation, soeur

20/02/2017

Les trois soeurs.

lakevio.jpg

Nous avons toujours été le regret de mon père.
Il voulait un fils pour reprendre le domaine.
Il a élevé l'ainée de ses filles comme le fils qu'il n'a pas eu.

A la mort de père, elle a repris le domaine.
Ah, il fallait la voir surveiller "ses gens" et parcourir les terres, à cru sur son pur-sang.

Elle a refusé tous les prétendants.
Elle n'aimait que son amie Violette, morte depuis quelques années.

Il était trop tard pour nous marier.
Nous n'aurions attiré que les coureurs de dots...

Maintenant, nous vivons là toutes les trois, accusant ma sœur de nous avoir gâché la vie.
Barbara s'est usé les yeux à force de lectures édifiantes.
Elle passait sa vie au presbytère.
Je crois qu'elle avait un faible pour le vicaire...

J'ai tiré l'aiguille pour habiller les miséreux du coin et pris l'habitude d'aller voir les femmes en couche dans les taudis.
J'ai souvent eu envie de revenir avec un petit.
Il aurait reçu l'amour et l'éducation qu'il méritait mais je n'en ai jamais eu le courage.

Aujourd'hui, il est trop tard.
Il faut abandonner les rancœurs.
Il faut apprendre enfin à nous aimer.
Nous sommes seules toutes les trois pour le temps qu'il nous reste à vivre.

Les prières de Barbara vont enfin servir...

03/11/2015

Ah les filles, ah les filles...

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Lorsque nous sommes arrivés chez les enfants, Petite Sœur faisait la sieste et la grande était encore à l'école.

Merveille avait sport, et malgré la pollution elle devait courir au stade !
Merveille est comme sa grand'mère, le sport c'est bien mais pour les autres.
Faire des kilomètres pour regarder les boutiques, ça c'est un sport de fille.

La petite s'est réveillée avec l'arrivée de sa sœur.
Petite Sœur tout sourire, Merveille "blessée" lors une chute dans la cour de l'école.
Réflexe immédiat de grand'mère : "On t'a poussée ?"
Il s'est avéré que non, elle est tombée toute seule, le gadin ordinaire d'enfant...

J'ai regardé avec Merveille "C'est pas sorcier" sur une tablette.
Une émission excellente pour les enfants, donc supprimée l'année dernière.
Merveille adore.

Pendant ce temps là, sa sœur s'était installée à côté de moi.
J'avais une fille de chaque côté, c'était bien.

La petite, pas folle, a ensuite couru derrière son grand père, pour rendre sa sœur jalouse.
Ça marche bien car l'aînée a toujours pensé que nous étions sa propriété.

De mais "Mamiiiie" en "maiiiis Mamiiiieeee", le temps a passé trop vite.

07/08/2015

Ma soeur cadette.

Ma sœur du milieu avait une heureuse nature lorsqu'elle était jeune.
Maintenant je ne sais pas, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue.

Elle était heureuse à l'extérieur, le Paris de son enfance le permettait.
Les regards attentifs de ma grand'mère et de toutes ses copines limitaient les risques.

Ma sœur aurait pu être prise en photo par Doisneau.
C'était un véritable garçon manqué.
D'ailleurs, elle ne jouait qu'avec des garçons...

Elle n'aimait pas l'école, qui le lui rendait bien.
Elle s'y sentait prisonnière et, au grand désespoir de mon père, a refusé de faire des études.
Ne vous inquiétez pas.
Elle a toujours su très bien compter.
Elle adorait trôner derrière SA caisse dans SA boulangerie et n'avait pas besoin de machine à calculer.

A l'école, elle changeait chaque année de classe, ne redoublait jamais.
C'était dû essentiellement à la lassitude de la maîtresse qui avait dû la supporter toute l'année.

Elle n'a pas toujours eu cette veine insolente.
Une année, elle a eu droit à une maîtresse dont toutes les élèves se souviennent encore.
J'ai retrouvé sa trace sur le Net et le prénom de sa baguette : Caroline.

Cette folle avait une longue baguette dont elle frappait les élèves, indisciplinées ou non.
Aucune des petites filles de cette époque lointaine n'en a jamais rien dit à ses parents.
Je n'ai pas parlé de cette maîtresse de CE2 ou de CM1 à ma mère.
Je ne l'avais pas eue...

Ma sœur a eu droit aussi à de longues séances sous le bureau de cette maîtresse.
Vous savez, ces grands bureaux sur une estrade.
Elle a même dû s'endormir d'ennui sous ce bureau où la maîtresse l'oubliait...

Pourquoi suis-je en train de vous raconter ça ?
Ah, oui... Hier je suis passée pas loin de mon école primaire...

soeur, école, maitresse