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08/01/2018

Le sens du devoir...

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Elle rentrait tranquillement.
E
lle n'avait pas résisté aux tulipes.
Elle a entendu le téléphone sonner et s'est précipitée.

Elle a abandonné son sac, ses gants et a couru, le téléphone lui laissait entendre que la personne allait raccrocher.
Elle a abandonné l'idée d'allumer une cigarette et s'est promise, une fois de plus d'arrêter...

- Agatha Carter ?

- Elle-même, je vous écoute.

- Je suis Arthur Rimbaut, avec un "t", des éditions de l'Eléphant Bleu.
Nous envisageons de publier votre roman, il a des accents de sincérité qui vont plaire aux lecteurs.

- Je vous remercie, je dois réfléchir, j'ai envoyé ce manuscrit sur un coup de tête, je ne sais pas si j'ai envie de le voir publié, je vous rappelle.

Agatha allume machinalement une cigarette.
Elle se voit assise écrivant rageusement sa colère, sa frustration et racontant les manies, la mesquinerie, la maladresse de son mari.
Puis racontant sa rencontre avec un autre homme, ses escapades, le plaisir, l'envie de partir avec cet homme, ses hésitations, le départ de son amant.

Elle a peur, si son roman est publié, que son mari ne découvre tout...

L'envie de voir son nom sur une couverture de livre est la plus forte.
Elle se voit signant dans des salons prestigieux, son livre en tête des meilleures ventes.

Elle rappelle et signe.

Aujourd'hui, elle est mariée avec Paul un écrivain rencontré chez une libraire parisienne...

20/02/2017

Les trois soeurs.

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Nous avons toujours été le regret de mon père.
Il voulait un fils pour reprendre le domaine.
Il a élevé l'ainée de ses filles comme le fils qu'il n'a pas eu.

A la mort de père, elle a repris le domaine.
Ah, il fallait la voir surveiller "ses gens" et parcourir les terres, à cru sur son pur-sang.

Elle a refusé tous les prétendants.
Elle n'aimait que son amie Violette, morte depuis quelques années.

Il était trop tard pour nous marier.
Nous n'aurions attiré que les coureurs de dots...

Maintenant, nous vivons là toutes les trois, accusant ma sœur de nous avoir gâché la vie.
Barbara s'est usé les yeux à force de lectures édifiantes.
Elle passait sa vie au presbytère.
Je crois qu'elle avait un faible pour le vicaire...

J'ai tiré l'aiguille pour habiller les miséreux du coin et pris l'habitude d'aller voir les femmes en couche dans les taudis.
J'ai souvent eu envie de revenir avec un petit.
Il aurait reçu l'amour et l'éducation qu'il méritait mais je n'en ai jamais eu le courage.

Aujourd'hui, il est trop tard.
Il faut abandonner les rancœurs.
Il faut apprendre enfin à nous aimer.
Nous sommes seules toutes les trois pour le temps qu'il nous reste à vivre.

Les prières de Barbara vont enfin servir...

04/07/2016

Auprès de mon arbre...

peintre,lakevio,tableau

C'est le dernier tableau de la saison.
C'est sans doute pour ça que l'inspiration ne me vient pas et que les fenêtres de ma maison sont déjà fermées...

Je vais aller m'installer sur le banc, rêver sous l'olivier et penser à mon atelier.
Cet atelier ? Un prêt de Matisse.
Je vais rêver à Notre Dame.
Je suis un contemplatif, j'aime regarder Paris de ma fenêtre et regarder couler la Seine.
C'est mon voyage immobile.

Je suis un homme timide qui donne dans le fauvisme avec une touche de grisaille.
Comme est souvent le ciel de Paris.

Mon pied bot a fait de moi un homme timide et un fauve contemplatif, étonnant, non ?

Installé sur mon banc, mon esprit est déjà à Paris.

 

 

06/06/2016

En attendant l'expert.

Depuis plusieurs jours je devais étudier ce tableau.
Depuis plusieurs jours je me disais "demain".

Aujourd'hui, je ne peux plus reculer.
J'aurai un troupeau d'experts chez moi, des experts judiciaires en plus.
Ils seront sur mon balcon qui après plusieurs jours de pluie a perdu quelques petits morceaux.

Je n'aime pas vraiment ce tableau.
Je n'aime pas la pose de la jeune personne.
Les couleurs sont trop tendres.
Les cheveux sont trop blonds.
Je plains cette petite jeune fille de devoir supporter de longues heures de pose alors qu'elle aimerait certainement courir dans le jardin.

De toute façon, la petite jeune fille ne court pas.
Elle doit se reposer.
Elle est atteinte de "la maladie de langueur", la tuberculose, cette maladie courante et cachée à son époque.

Il faut se taire, cacher les rougeurs de la fièvre, faire bonne figure.
Cette jeune fille pose pour un futur mari, elle ne doit pas de plaindre.
Bon assez étudié ce tableau, je retourne à mes experts...

Pauline Palmer, Tableau, Lakevio

30/05/2016

J'aurais jamais dû.

tableau,jeu,lakevio,inspiration ?


A vingt ans, on est bête, après aussi mais pas de la même façon.

A vingt ans je n'étais pas comme les autres filles.
J'étais plutôt solitaire.
Les soirées ce n'était pas pour moi, les heures passées avec les amis dans un café non plus.

J'avais eu un flirt sans importance avec un homme plus vieux que moi.
J'ai appris un jour qu'il était marié.
Je dois avouer que je n'ai rien ressenti.

Un jour, nous nous sommes retrouvés dans la rue, un petit café, une évocation de nos souvenirs et hop, j'étais amoureuse.

A vingt ans, on est bête.
Je l'ai cru.
Evidemment, il allait quitter sa femme, il m'aimait follement.
D'ailleurs, il vivait avec sa femme comme un frère.
Le discours habituel...

Au début, j'ai eu droit à toute son attention, des fleurs, des cadeaux, des escapades au bord de la mer.

Le temps passant, les attentions se sont faites plus rares, plus d'escapades.
Il disait que sa femme se doutait de quelque chose.
Quelle importance puisqu'il allait la quitter pour moi ?

On est bête à vingt ans mais on manque de patience.
Ce jour là devant le miroir, j'ai compris, je n'ai pas regagné la chambre.
Je n'étais pas faite pour "Back street"...