Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2020

Depuis hier seulement et déjà fini demain.

Depuis hier, le bus qui nous amène dans le Marais fonctionne.
C'est celui qui a fait grève le plus longtemps.

Vous nous imaginez sans doute partis hier, le sourire aux lèvres et la fleur au fusil.
Bon,pas de fleur au fusil, je me trompe d'époque.

Eh bien hier, non ! Nous ne sommes pas allés dans le Marais !
À la place, j'ai pleuré, mouché, râlé.
Exactement comme un mec avec ce truc qui ressemble à un rhume qui vous bouche le nez et vous fait parler comme un corbeau malade.
J'ai lu des petits polars montmartrois dont le dernier se passe à Rome.
On va dire que Montmartre a des extensions...
Depuis dimanche, je ne suis sortie que pour aller chercher le pain, même pas fait un détour pour acheter Télérama.
Et demain, si je vais mieux, je serai coincée ici car les blocages et les manifestions sont de nouveau de mise.
Je ne peux pas leur donner tort de se battre pour pouvoir manger un peu lorsqu'ils seront usés par le travail.
Même si c'est la mode aujourd'hui où parmi
vos amis eux-mêmes il s'en trouve pour  vous reprocher votre retraite.
Genre, avec un air vaguement scandalisé "Quoi !!! Vous touchez tout ça sans rien faire !!!"

Et dire que notre génération a payé sans se plaindre pour deux générations.
Celle de nos parents pour les nourrir et celle de nos amis, justement, pour les nourrir et les élever.
Faut croire qu'on les a mal élevés...
Autre époque, autre égoïsme.

Grève, bus, rhume

15/01/2020

Nous avons essayé d'aller chez le médecin.

Nous avons beau vieillir, nous gardons une belle innocence !
Nous surveillions avec attention les prévisions de la RATP.
Leur site est aussi fiable qu'une promesse électorale...
Chaque jour la télé nous "informe", chaque jour, on nous annonce des améliorations que nous ne constatons jamais.

Lundi, le site de la RATP nous a dit que nous pouvions prendre un bus.
Celui qui nous amène où on veut mais qui n'a jamais roulé depuis le début de la grève.
Lundi miracle ! On pouvait espérer un bus sur deux.
Nous sommes donc partis joyeux à Saint Lazare prendre ce bus miraculeux.
J'allais enfin bénéficier du renouvellement de mon ordonnance.

Le temps d'arriver à Saint Lazare, notre bus était passé de un sur deux à zéro sur pas beaucoup.
Plutôt que de taper du pied, nous avons choisi de profiter d'une journée agréable, nuageuse et douce.

Nous sommes revenus avec une galette au chocolat de l'Équateur qui, pour le moral, valait plus qu'une consultation médicale.

C'est aussi ce genre de petite surprise, la grève.

Grève, bus, galette

08/12/2019

Paris sur grève.

Elle couvait depuis longtemps cette grève.
Celle de l'hôpital ne m'étonne pas plus que ça, je suis même surprise qu'elle n'ait pas eu lieu avant.
J'avoue que je ne pensais pas qu'un jour j'aurais plus peur de me retrouver à l'hôpital qu'être malade.

Je connais bien les urgences pour avoir beaucoup pratiqué avec le Goût à une période de sa vie difficile et douloureuse.
Je me souviens de lui, attendu à neuf heures du matin, censément "comme un VIP".
Enfin examiné à vingt et une heures.
Comme accompagnante, j'ai vu les médecins courir, un professeur supplier pour qu'on donne une chambre à une de ses patientes en récidive de cancer.
Vous comprendrez bien que je soutiens leur mouvement.

Je soutiens aussi les profs qui vont de réforme en réforme.
Aujourd'hui, il est difficile de voir un panneau sans faute, quand ce n'est d'orthographe, c'est de syntaxe.
Chaque ministre à une idée d'une année sur l'autre.
Et les gamins sont les dindons de la farce de chaque idée.
À se demander si la seule idée réelle n'est pas d'effacer l'idée du ministre précédent...
Je n'étais pas partie pour vous parler de cette grève mais de notre promenade d'hier.
Une promenade, à pied, pour essayer de trouver des bricoles pour Noël.
Je suis incapable de me décider rapidement.
Ce n'est pas grave, je suis retraitée, une retraitée qui a payé, en trouvant ça normal.
Nous avons payé pour deux générations précédentes qui n'avaient pas cotisé.
Pour qu'elle ait une bonne éducation, nous avons payé pour la génération suivante.
Génération qui nous reproche aujourd'hui notre somptueuse retraite.
S'ils connaissaient ma somptueuse retraite de libraire...
Elle m'est d'ailleurs reprochée par certains qui ne réalisent pas que si leurs parents mangent, c'est grâce à un truc qui s'appelle la solidarité nationale.

Sinon j'ai vu que les "usagers pris en otage" avaient bonne mine.
Ils avaient le sourire et les petits commerçants, qui n'ont plus l'habitude de voir autant de monde dans leur coin un samedi, avaient l'air plutôt satisfait.

Je n'ai rien trouvé mais je trouverai.
J'ai presque regretté l'époque où je marchais pour aller travailler les jours de grève.

Il est devenu bien fragile l'usager d'aujourd'hui car gamine, pendant les jours de grève, nous n'avions ni gaz, ni électricité, et nous sommes encore là.
L'usager d'aujourd'hui serait-il devenu, bien que plus jeune, un "usagé" ?

paris,grève,promenade parisienne

C'était hier, à la mairie du XVIIème.
Vous remarquerez, tout en haut de la pyramide, le gamin qui paiera la retraite de ceux qui nous reprochent la nôtre aujourd'hui...

04/06/2018

RATP.

lakevio.jpg

éclat
farcis
musaraigne
saison
s'époumonait
retentit
machiniste
poubelle
document
distingué


Voilà...


Le métro arrive enfin. Il a l'air bondé.
Une grève, une de plus, par solidarité, un machiniste a été agressé.

Si les transports se mettent en grève à chaque agression, on peut reconvertir toutes les stations de métro en refuge pour migrants.
On peut même le faire sans un dramesans un cri.

Ceux qui ne prennent jamais le métro seront contents de ne plus voir de tentes sur le bord du Canal Saint Martin, plus de poubelle débordante.
Et puis la marche, c'est bon pour la santé !
On pourra s'empiffrer de petits farcis sans prendre un gramme !

J'ai enfin réussi à pénétrer dans la rame. J'ai même trouvé une place.
Bon, j'ai fait semblant de ne pas voir cette femme enceinte...
Je vais pouvoir relire ce document, j'espère être distingué et dire adieu à ce poste sans éclat.

Le métro freine, fait quelques mètres et s'arrête.
Punaise ! Qu'il fait chaud ! Un cri retentit, un rat, non une musaraigne, on se demande ce qu'elle fiche là cette bestiole, on a plus l'habitude de voir des rats bien nourris traverser les voies.

Ma dernière copine s'époumonait lorsqu'elle voyait une souris traverser l'appartement.
Elle a fini par me quitter, pas uniquement à cause des souris, je n'étais pas fiable, pas propre.

Je commence à avoir trop chaud, me sentir à peu mal.
L'odeur des gens, le malaise monte, je me fredonne du M'sieur Eddy, c'était "ma dernière séance".

Je ne reprendrai plus le métro en cette saison...

22/03/2018

Jours sans fin, sans faim, sans envie

Cette cochonnerie de grippe me laisse fatiguée, sans envie, même celle d'écrire.

Je commence à écrire.
J'arrête aussitôt...

Cette grève tombe à point.
Je n'aurai pas à m'obliger de prendre les transports en commun pour aller voir une expo.

Mais, si la fatigue veut bien me lâcher demain, nous irons voir la petite expo Van Dongen au Musée de Montmartre.

L'Ours, qui qualifie cette grippe de "tueuse", a traîné sa fatigue une bonne dizaine de jours.
Alors, encore quelques jours et j'aurai retrouvé la forme.
Et mon ordinateur...
Ordinateur qui, lui aussi, fait grève.
Il n'a pas supporté le ménage du Goût.
Le Goût fait rarement le ménage et a tendance à jeter beaucoup.
Il a jeté des trucs qu'il n'aurait pas dû jeter.
Alors mon ordinateur s'est mis en grève...

Grippe, fatigue, grève