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05/04/2019

Un peu de discipline.

promenade parisienne,lecture,expos

Ecrire quelques lignes le matin ce n'est pas si difficile.
C'est un exercice comme un autre pour capturer le temps, pour se rappeler que "Si Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle", ce temps n'existe plus.
Celui qui s'écoule aujourd'hui est tout aussi agréable.

Je vais voir des expositions.
J'ai abandonné provisoirement l'idée d'aller voir Vilhelm Hammershoi.
Télérama signe une double page sur l'expo alors si je veux apercevoir un tableau, il va falloir que l'engouement retombe.

J'ai lu, entre autres, un polar américain qui montre que la guerre froide est toujours d'actualité.

Je suis allée à la Halle Saint Pierre, pas pour l'exposition "Hey".
Le Goût ne semble pas attiré, et encore je suis diplomate en écrivant ça, mais pour y retrouver des amis.

Il me faut arrêter de dire "j'écrirai demain", sinon je n'écrirai plus jamais et "lorsque je serai bien vieille, le soir à la chandelle", il me faudra bien m'occuper et me dire que malgré tout la vie est belle...

14/08/2018

Jours tranquilles à Paris.

C'est ma semaine préférée à Paris.
Les deux immeubles en face de chez moi sont entièrement vidés de leurs habitants, c'est chouette.

Je lis Benoîte Groult et son combat quotidien contre la vieillesse.
Et sa santé bien sûr : deux hommes !
Bon, je vous l'accorde l'Américain ne vient que trois ou quatre fois par an et le légitime ne fonctionne plus très bien...

J'ai toujours aimé Benoîte Groult.
Elle avoue que son féminisme est tardif et que son snobisme n'est pas qu'intellectuel.
J'aime bien les femmes qui ont des défauts, je me sens moins seule...

Je me promène dans Montmartre, j'y cherche du pain, la rue des Abbesses compte plusieurs bonnes boulangerie dont une qui a fourni l'Elysée pendant un an.
Elles n'ont qu'un défaut, elles sont fermées.

On y trouve des pêches, qui ont le goût, des pêches de notre enfance.
Si retrouver l'enfance n'a pas de prix, les fruits oui...

On s'installe à la terrasse des cafés, on regarde passer les touristes.
J'espère que ce sont des touristes car le caleçon dans Paris ne me semble supportable que chez le touriste.
Vous savez, le touriste, celui dont on vous cause dans le poste chaque soir, celui qui a tous les droits puisqu'il rapporte...

Lecture, promenade parisienne

31/10/2017

Paroles, paroles, paroles...

cimetière,promenade parisienne,dalida

Je ne sais pas être aussi lyrique que le Goût, je sais juste que le coin me plaît et que je commence juste à récupérer de ce déménagement.
J'espère qu'il fera partie des derniers.
Il nous a coûté un four, la machine à laver donne de gros signes de faiblesse et la bouilloire fuit...

Il nous reste un carton de livres à poser devant la porte.
Nous savons qu'il partira en un quart d'heure.
Comme, nous ne pouvons pas pousser les murs, il nous faut trouver des solutions pour trouver de la place pour les chaussures et les bidouilles du Goût.

On trouvera.

En entendant, on se promène.
Le Goût retrouve son enfance, non il n'est pas gâteux.
Quoique...
Je découvre ce quartier et comme j'ai toujours préféré marcher dans Paris, je trottine avec détermination et douleur.
Nous sommes allés faire un tour au cimetière Montmartre.
Il ne vaut pas le Père Lachaise, trop urbain et trop petit pour être un véritable poumon de verdure.
J'ai vu la tombe de Dalida.
Je crois qu'elle est impossible à ignorer.
Même dans la mort, son frère, auteur de ce monument kitsch a laissé secrète la date de naissance de sa sœur.
C'est beau l'amour fraternel.

En fait le cimetière de Montmartre m'a donné envie de retourner au Père Lachaise.
J'ai quand même déposé des petits cailloux sur des tombes d'inconnus.
Je retrouve ma ville et c'est bien.

12/11/2015

Passage obligé.

Hier, je n'avais pas envie de rester dans ma banlieue où tout était fermé.
Même la boulangère...
La "coulée verte" aussi était fermée.
La "coulée fermée", ça nous ennuie tous mais surtout on ignore les motifs de sa fermeture.

Alors, comme hier on avait des trains, on est parti à l'aventure.
Pas envie de cinéma, il faisait trop beau.
Juste envie de continuer à visiter les passages.

En sortant de la gare, nous avons traversé le square des Batignolles, puis, de la place Clichy,  nous sommes descendus vers la Bourse en descendant la rue de Clichy.
Nous avons tristement constaté que la spéculation immobilière se portait bien.
De superbes immeubles en pierre de taille quasiment vides à l'exception de deux ou trois irréductibles qui seront vendus avec l'immeuble...

Ca fait peine de voir Paris devenir une ville de touristes où on laissera vivoter quelques Parisiens pour faire l'animation.

On a croisé la rue de Provence et vu que le tourisme de masse a encore de beaux jours devant lui.

Arrivés à la Bourse, nous étions presque seuls dans la rue du Quatre Septembre.
Nous avons pris la rue Vivienne jusqu'au passage Vivienne.
J'adore le passage Vivienne, il me fait rêver.
J'y ai vu dans une vitrine une veste longue en tricot à 770€.
Une broutille...
J'ai alors regretté mon manque d'habileté car je ne suis capable que de tricoter le pull d'Anémone.

J'ai regardé les livres d'occasion, les jouets.
Nous avons bu un café au café Vivienne, un bel endroit.

Au retour, mon genou voulait me lâcher.
J'ai refusé !
Je n'allais pas laisser gâcher une journée parfaite par un genou !

Passage Vivienne, café Vivienne, promenade parisienne