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15/01/2018

Conversations.

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- Alors, tu vas vraiment faire ça ?
- Non, je ne crois pas, je ne deviendrai pas ta gouvernante, nous sommes amies d'enfance et malgré ta réussite, tu restes toujours notre petite voisine, celle qui avait faim et qui acceptait mes restes.

- Tu sais que j'ai menti, j'ai raconté à mon mari que j'étais orpheline, je ne voulais pas qu'il connaisse Maman, son penchant pour le gin et pour le jeu.

- Tu commences ta vie de femme mariée par un mensonge !
- Oui... Je sais, mais...
- Tu crois que ta mère, un jour de beuverie ne viendra pas sonner chez toi pour exiger de l'argent ?
- Tu es la seule personne à connaître la vérité, tu aurais pu éconduire Maman gentiment.
- Tu crois ça ?
- Tu es veuve, tu n'as pas beaucoup de ressources, nous nous rendrions service mutuellement.
- Non n'insiste pas, tu prendras vite goût à ta nouvelle situation, tu oublieras que je te sauve la mise et tu me traiteras comme une domestique.
- Tu me crois capable d'oublier la bonté de ta famille.
- Je te crois capable de pire, ton mari ignore notre amitié, il s'imagine que tu me fais l'aumône.
- Mais non, voyons !
- Et ton petit sourire satisfait ! Et ton œil dédaigneux sur mon allure !
- Finalement, tu as raison, tu resteras une institutrice sans le sou.
- Tu vois ? Ça commence !
- Bon, j'ai rendez vous avec des journaliste pour parler de mon mariage.
- Ça vaut mieux...
- Je ne veux pas mécontenter ces messieurs dont les articles sont si utiles...

12/01/2018

Dans le coeur de tout homme, il y a un cochon qui sommeille...

balance ton porc,hommes,femmes

Mais tous les hommes ne sont pas des porcs et c'est heureux.
Ces derniers temps, j'ai parlé avec les femmes de mon entourage.
Toutes, oui toutes, nous avons été victimes d'agression sexuelle.
Toutes nous savons faire la différence entre une agression et un gros lourd qui drague.

Grâce à ma mère, je n'ai jamais eu peur des hommes.
Nous sommes complémentaires, c'est tout.
J'ai rencontré le Goût quand il est venu où je travaillais.
Au mois de mars prochain cela fera très longtemps que nous sommes mariés.
Nous nous sommes beaucoup disputés, il ne m'a jamais agressée.

Seule dans ma librairie, j'ai été draguée.
Il me faut avouer qu'il est plutôt agréable de badiner.
Hélas, j'ai eu aussi à rembarrer des bourrins...

Mes seuls moments difficiles, je les dois aux toxicos et parfois j'ai eu peur.
Avec un "sirop cognac" on peut discuter, enfin lui bafouille et moi je parle.
J'arrivais à le mettre dehors.
Avec un toxico, c'est plus difficile.
Des fois ils tuent pour une petite cuiller.
Alors je prenais les clefs de la caisse, je sortais et j'attendais qu'une connaissance passe.

J'ai l'impression qu'aujourd'hui, il va devenir difficile de faire un bout de chemin avec une personne du sexe opposé.
Les uns vont avoir peur, les autres vont se sentir attaquées.
A
pprendre à vivre ensemble et le respect mutuel me parait plus utile que mettre des (e) partout.

 

23/11/2017

Je suis féministe mais...

Je suis féministe mais...
Mais je ne crois pas que la "lutte" des femmes pour l'égalité -je n'aime pas non plus le mot "lutte"- passe par des "e" ajoutés, auteur(e) me fait bondir.

Les révolutions ont toujours été faites par des bourgeois, en l'occurrence des bourgeoises.
Lorsqu'on vit avec un RSA, on se moque des mots.
On souhaite que les Restos du Cœur ouvrent toute l'année.
On souhaite que le fumier, celui qui nous a laissé avec les mômes et a organisé son insolvabilité, se fasse écraser par un camion.

Je suis féministe parce que j'ai élevée par une femme qui m'a appris que je ne devais pas attendre mon salut d'un homme.
Que je devais travailler pour être in-dé-pen-dan-te !

Je crois toujours que si une femme a le malheur de vivre avec un homme violent, un qui cogne, un qui surveille, elle doit avoir une possibilité réelle de le quitter .
Si une femme vit avec quelqu'un comme ça, elle pense à sa survie et à ses gamins.
C'est pas un "e" qui va changer sa vie mais un travail rémunérateur.
Ce ne sont pas des assistantes sociales qui se contentent des apparences et des : "Chuis maladroite, je me cogne souvent".

Sa liberté, on la gagne avec le nerf de la guerre : L'argent.
Et pour gagner de l'argent, il faut travailler et être correctement rémunérée.
Alors pour le coup je suis plus pour l'égalité des salaires que pour ajouter un "e" à auteur.
Ça c'est un combat qui a de la gueule.
Plus que l'écriture inclusive et qui va être plus difficile à mener.

Alors, vous mes sœurs, menez les vrais combats !
Exigez la parité des salaires et des positions !
Apprenez la liberté à vos filles !
Et ne les montez par contre les hommes, on gagne à être allié pas ennemi.

femmes, hommes, balagan, justice, rêve

 

25/01/2016

Deux femmes...

Deux femmes pieds nus sous la pluie.
"Ca, c'est bon Coco ! Mais ne n'est pas suffisant !"

Deux femmes sous la pluie.
La mère est venue chercher la fille chez son amant.
Un vieux d'au moins quarante ans...

"Classique, ça, coco ! Trop classique..."

La mère venue chercher la fille chez une copine, elle a fait une fugue, elle ne veut pas se présenter à un examen.

"Trop simple, ça, coco ! Trouve autre chose ! "

Deux femmes sous la pluie, sans chaussures.
Elles ont faim.
Elles n'osent pas tendre la main.
Dans deux heures, sous un porche, elles se lanceront.
Au début leur discours sera maladroit, au fils des jours et de la faim, il s'affinera.

Et toi, tu passeras et tu ne les regarderas pas, elles sont si nombreuses.
" Ça c'est vraiment top, ça coco ! Je prends !"

femmes, pluie, triturage de cervelle

01/10/2015

40% des SDF sont des femmes !

Avant hier, j'ai regardé "Femmes invisibles" sur la cinq.

Je n'avais pas envie d'en parler,.
J'avais gardé ma boule pour moi.

Cette nuit, je n'arrivais pas à dormir, bien au chaud dans mon lit, me faisant un monde de petites choses qui disparaissent le matin.

Ces femmes s'étaient invitées.
Une insomnie, ça se partage...
Elles qui ne dorment pas ou si peu, elles marchent, elles ont peur la nuit, de se faire attaquer, voler.
Le 115 ne répond plus ou ne propose pas d'hébergement dès le début de la matinée.

Elles restent très discrètes sur leur parcours.
L'alcool, la drogue, un divorce, la misère, la honte, le rejet des familles...

Certaines, les plus jeunes disent que leurs parents sont au courant de leur situation.

Comment peut on laisser son enfant à la rue ?
Je ne sais pas.

On dit que ces femmes sont invisibles, ça doit être vrai.
Je vois les hommes, je ne rencontre jamais les femmes.
Elles se cachent...

Femmes, rue, précarité, alcool, drogue