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14/01/2019

La vie en rose.

lakevio.jpg

J'ai tourné la clef dans la serrure, j'ai dit, comme d'habitude, "Bonjour chérie, je suis rentré ! "

Ma voix avait un drôle d'écho.
Je suis entré.
J'ai posé ma valise dans une maison vide !

Elle m'avait pourtant prévenu : "Une seule incartade et je pars avec les enfants !"
Elle n'avait pas menacé de vider la maison...

Pourtant, j'avais été discret cette fois.
Je ne sentais pas le parfum.
Je ne boudais pas sa couche et ma dernière conquête vivait loin.

Je voyage beaucoup pour mon travail.
Je ne suis pas marin, je n'ai pas une femme dans chaque port mais j'ai quelques numéros d'urgence...
C'est là que je me suis aperçu que je la faisais vivre dans un endroit triste et sans charme, que je n'étais que de passage dans ma propre maison, dans ma propre vie.

Je vais changer ! Enfin je vais essayer...
Oui ! On va déménager, elle vivra dans un conte de fée.
Et voila que je pleure !
Pourtant, je suis un homme, un vrai, un homme ça ne pleure pas.

 

11/01/2019

Dites moi, où et en quel pays ?

migrants,mort,égoïsme

Une femme de quatre-vingts ans est morte dans un camp de migrants.
Elle sortait de l'hôpital.
On a préféré la laisser mourir dehors.

Une cagnotte a été mise en place pour la faire enterrer au Kosovo, là où elle est née.
C'est bien.
La faire vivre correctement dans un endroit chauffé, ce n'aurait pas été mieux ?

Les centre des impôts croulent sous les demandes des retraités.
Ils ont déjà subi de nombreuses ponctions et se retrouvent avec des impôts sans commune mesure avec leur retraite.
Que leur répond on ? "Vous serez remboursés en décembre."
Comme si le supermarché allait attendre la fin de l'année pour être payé...

Et il y a tant d'autres mesquineries.
De ces petites phrases d'hommes politiques qui nous traitent de paresseux, nous disent de traverser la rue pour trouver du travail.
Venant d'eux, si peu nombreux à assister aux séances, c'est indécent.
Depuis que j'ai appris sa mort, je pense à cette femme de quatre-vingts ans.
Laisser mourir quelqu'un dans la rue, ça n'a pas de nom, c'est indigne !
Et dire que ces gens là se permettent de nous faire la morale...

09/01/2019

Souvenirs, souvenirs.

Ma grand'mère, la mère de ma mère, tenait un café près de l'hôpital Saint-Antoine.
Ce n'était pas un café genre "Café de la Paix".
Non, c'était un "café d'ouvriers" où les ébénistes du coin venaient déjeuner.

Je trouve qu'ils avaient de la chance car ma grand'mère cuisinait divinement bien.
Le Goût se rappelle avec nostalgie un rôti de veau aux oignons grelots.
Ma grand' mère avait aussi un mari qui n'était pas mon grand père.
Il était d'une pingrerie telle que le père Grandet serait passé pour prodigue...
Ce mari ne nous aimait pas et nous le lui rendions bien.
Quelquefois, le dimanche lorsque le café était fermé, je venais voir ma tante.
Elle avait treize ans de plus que moi mais nous étions toutes deux très jeunes encore.
Nous jouions à la marelle dans le café, et surtout, on fouillait "la caisse à bouchons".

Le vieux grigou laissait toujours tomber des pièces dans cette caisse alors on s'installait tranquillement, sans risque d'être surprises car l'appartement était à l'étage et il fallait passer par la cour.

On se partageait nos trouvailles.
Je me rappelle que dans mon esprit le café de ma grand'mère était immense.
Un jour pourtant, avec le Goût, je suis allée à la chasse aux souvenirs.
Il n'y avait plus là-bas de boulangerie, plus vraiment d'ébénistes et le café était un tout petit café.
Il était fermé en plus...

grand'mère,jeunesse,le temps qui passe

07/01/2019

Hier, c'était l'anniversaire du Goût.

les filles,le goût,la galette

Nous avons eu les filles, pas longtemps.
On a quand même fini sur les rotules.
Un réveillon de Noël avec les enfants.
Un réveillon du Nouvel An avec Tornade.
Un anniversaire du Goût avec les enfants.
Tout ça, ça crève.

Nous avons amené les filles voir les bêtes nées au Jardin des Plantes.
Un bébé orang-outan dans les bras de sa mère qui a fini par le jeter dans un carton.
Si vivement qu'il s'est réveillé alors elle a récupéré le petit dans le carton et a recommencé à le bercer...

Il y eut aussi deux petites panthères des neiges de cinq mois qui vous dévorent un gros poulet plus vite que je ne l'écris.

Des rats aussi, de l'espèce la plus commune, indifférents aux visiteurs.
Ils viennent se servir dans la nourriture des oiseaux et restent dans le coin pour trouver la gamelle plus vite, le rat est une espèce intelligence et ils invitent leurs copains.
Ils évitent prudemment les cages des aigles et de vautours...

C'était déjà bien fatigant.
Ensuite, on a attendu les illuminations, un queue digne d'une boulangerie polonaise à l'époque du "Grand Frère" russe.
Les filles ont adoré, nous aussi.
On est mort...

 

03/01/2019

Cinquante nuances de grammaire.

le corbeau et le renard inclusif.jpg

Celles et ceux qui souhaitent que le féminisme ne rende pas moins compréhensible notre langue qu’elle ne l’est déjà devraient écouter cette émission.
On y apprend que l’écriture inclusive doit être réservée à certains usages.
On y apprend que tout féminiser peut être contre-productif.
L’exemple cité de la fable « Le corbeau et le renard » est très parlant.
On y apprend la différence entre débattre et faire la guerre.
On y apprend ce qu’est le « ni trop ni trop peu ».