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10/12/2018

Elle regardait la mer

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"Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie"

Elle avait besoin de solitude.
Quand elle va mal, elle a besoin de voir la mer et d'être seule.

Elle aime la mer en hiver, au printemps, en automne.
Elle l'aime déchaînée.
Elle n'est pas en admiration devant la Méditerranée mais ce jour là, elle n'avait pas le choix, c'était la Méditerranée ou rien.
C'était l'hiver en Israël, autant dire l'équivalent d'un printemps pluvieux en Europe.

Le lendemain de son arrivée, il faisait beau.
Elle s'était installée dans un café et avait mangé un croissant qu'elle avait trouvé meilleur qu'à Paris.
Et pour cause... A Paris, elle n'avait pas le temps de se poser dans un café et de déguster un croissant !

Au début, elle venait tous les jours regarder la mer.
Ça avait bien duré quinze jours.
Après, elle avait connu l'ennui pour la première fois de sa vie.
Même les bus qui sautaient, même le petit robot qui faisait exploser les gros pots de cornichons russes, même les soldats, habillés en cosmonaute, rien ne la sortait de sa léthargie.
Même les cours d'hébreu l'ennuyaient, d'ailleurs elle était la seule à avoir redoublé...
Seul le désert lui apportait la sérénité.
C'est bien moi ça, d'habitude le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie...

07/05/2018

On dirait le sud

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Voilà...
C'est un jour de novembre, la pluie tombe, il fait presque froid.
Assise devant la table, les épaules recouvertes d'un châle, au crépuscule de sa vie Louise regarde des photos.
Elle est seule dans cet appartement. Il n'y a personne pour l'aider à mettre un nom sur les visages, sur un lieu, sur des paysages.

Allez savoir pourquoi elle s'attarde longuement sur cette carte postale égarée parmi les photos.
Elle sourit, elle se dit : "On dirait le sud".
C'est un sourire heureux, un souvenir joyeux, elle cherche dans sa mémoire défaillante.

Puis ça lui revient. Elle se revoit jeune, en Croatie, prenant un petit bateau avec son mari et une amie, ils allaient d'île en île.
Elle ne sait plus quand exactement, elle est si fatiguée.
Elle referme la boîte, s'installe dans son fauteuil et s'endort.
Elle rêve...

07/06/2017

Maman les p'tits bateaux.

La mer qu'on voit danser.
Et patin et couffin...

J'étais en mal de mer, on a regardé, on a trouvé, on a pris des pulls.

On est à Trouville.

Au retour, je vous parlerai de Proust, de Duras et des planches.
Les planches c'est pour se la jouer.
Duras et Proust, c'est pour faire intello.

On revient vendredi soir.
Après vous nous manquez...
Pfff... en vrai c'est Paris qui nous manque.

Mer, Trouville, Duras

 

 

25/04/2016

Laissons la place aux romantiques.

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Il me gâche mon séjour, ce flic.

Je sens que je ne vais pas pouvoir m'en débarrasser.
S'il enquête comme il drague, le meurtrier doit finir par avouer juste pour avoir la paix...
Il fait nuit.
Il fait beau.
La lune est pleine.
Je vais le conduire aux "Roches Noires".
Je les ai connues hôtel avec des roches noires et de toutes petites moules sur les rochers.

Pas très romantique tout ça.
Je vais essayer de le conduire sur les traces de Duras...
Avec un peu de chance, on verrait même son fantôme derrière la fenêtre.
Elle scruterait la nuit pour voir son amant.
"Amant" parti à la chasse aux faux marins de Genet.
Oui, les derniers marins de Trouville sentaient trop le poisson pour son nez délicat.

J'aime bien marcher sur le sable fin de la plage.
Les planches ne vont pas jusqu'aux "Roches Noires" mais la promenade est agréable.
Même avec un balourd qui se prend pour Maigret.
Un demi-Maigret, mon balourd est une ablette.

Le voilà soudain en arrêt, mon Maigret de poche.
Je m'accroche à son bras et le serre.

Il se met au travail.
Il appelle du renfort.
Brusquement, il devient très séduisant,.
Trop tard ! Il n'a d'yeux que pour le cadavre...
Là, sous la lune, le cadavre d'une femme en robe de soirée...