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12/09/2015

Voici venu le temps des rires et des chants.

Ce soir, nous allons fêter l'anniversaire de l'Ours.
Même chez lui les années commencent à compter, alors chez nous...

Je vous informerai, "si Dieu veut", de son cinquantième anniversaire.
Pour l'instant je reste dans le flou.
Un flou pas si flou que ça puisque l'Ours avait le droit de regarder  "l'Île aux enfants" lorsqu'il était petit.

Hier, l'Ours est allé avec sa fille au Musée de la Marine.
Puis ils ont attendu JJF dans un café à côté du travail de cette dernière.
J'ai dit à l'Ours qu'il avait explosé son budget sortie avec la limonade de la petite.
Il faut dire que JJF travaille dans "les beaux quartiers".

Le père et la fille aiment ces sorties où ils ne sont que tous les deux.
Ils s'évadent de la routine, ils se cultivent et, pour quelques heures, Merveille profite seule de son père.

L'Ours reproduit...
Son père voyageait beaucoup alors, l'Ours et moi nous donnions rendez-vous dans un petit restaurant russe de la Rue Saint André des Arts. Restaurant qui a hélas aujourd'hui disparu.
Et nous faisions les boutiques tous les deux...

Ces moments étaient trop courts, pour lui comme pour moi.
Je suis heureuse aujourd'hui qu'il se fabrique des souvenirs comme ceux-là avec sa fille.

Anniversaires, enfants, petits enfants

11/09/2015

Le 11 Septembre 2001.

Le 11 septembre 2001, j'étais chez moi, à Tel-Aviv, le téléphone a sonné, c'était le Goût, enfin mon mari, il n'avait pas de blog à l'époque, moi non plus.

Il m'a demandé d'allumer la télé, il se passait quelque chose d'étrange, et j'ai vu en boucle les tours tomber.
Je répondais au téléphone, je passais d'une chaîne à l'autre, américaine, russe, française, et les tours s'écroulaient.

Le lendemain, nous devions partir pour Paris, je ne savais pas encore que je vivais mon dernier jour en Israël que je ne repartirais pas avec le Goût.

Nous sommes allés faire enregistrer nos bagages, en pensant que nous allions recevoir un appel téléphonique dans la nuit pour nous annoncer que notre vol était annulé.

Le lendemain, en arrivant à Ben Gourion, il régnait une ambiance étrange.
Nous avons regardé les panneaux, on ne voyait que "cancelled", on a pensé que les carottes étaient cuites...

Mais non ! Le seul vol maintenu était celui pour Paris.
Nous avons bu un café, nous avons embarqué les derniers et, pour une fois, l'avion est parti à l'heure.
Rien que ça, c'était bluffant !
En plus l'avion était calme, tout seul dans le ciel, personne ne se levait pour aller discuter avec une connaissance.

En arrivant à Roissy, nous sommes sortis de l'avion devant une haie de CRS, nos passeports ont été épluchés, des amis nous attendaient.
C'est là que nous avons appris que si notre avion était parti, c'est parce que l'Ambassadeur d'Israël en France était à bord.

Les jours suivants, on a entendu que le monde avait changé.

Blablabla... Le monde n'a pas changé !
Quoique... Il est devenu plus dur.

Rien ne sert jamais de leçon aux hommes.

11 septembre, télévision, départ

10/09/2015

C'est Noël tous les jours chez vous ?

 

papillons,oiseaux,petite maison dans la niaiserie

Ce matin, j'ai commencé à lire des blogs.
Partout des petits oiseaux, des fleurs, des bons sentiments.
Tant de bonheur dégoulinant fait grimper ma tension.

C'est quoi ce parti-pris d'écrire "tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil" ?
D'abord, c'est pas vrai sinon chacun resterait chez soi tranquillement, "en région" et on nous parlerait plus de problématiques, ni "d'être en capacité d'aller dans les territoires".

Déjà qu'on ne meurt plus mais "qu'on part"...
"Mamie, elle est partie !"
"Où ça ?" va demander P'tite Sœur qui aime surtout sa grand'mère de loin mais qui apprécie de vérifier qu'elle est vivante pour la snober tranquillement.

Plus le monde devient dur, plus la société devient gnangnan.

J'en arrive à regretter la naissance des blogs où on se pouillait comme dans une cour de récréation.
C'était drôle, vivant et les bonbons virtuels valsaient.
Certains volaient même les bonbons des autres.
Comme dans la vraie vie...

Aujourd'hui, on émet un avis, le sien, pas celui des autres, et on devient rapidement le grand méchant.

Je regrette le départ de Juliette.
Au moins ses notes me faisaient sourire et ça devient rare.

Des petits oiseaux et des sourires, ça me donne envie de fermer mon blog.
Avouez que c'est un parti-pris.
Avouez que vous êtes loin d'être aussi cool que vous voulez le paraître.

09/09/2015

Le pain des Français...

Je vous ai  déjà parlé de mon ami Charlie ?
Vous vous rappelez ? Celui qui est mort dans la misère en 2012.

Charlie était né en Tunisie.
En plus il était juif...
Il est arrivé en France à sept ans avec ses huit frères et sœurs.
Un père qui est parti laissant la mère s'occuper seule de tous ses enfants.
Aucun n'a mal tourné, la mère a envoyé les garçons à l'ORT, un truc juif pour éviter aux enfants pauvres de finir dans le ruisseau.
Les filles sont allées à l'école plus longtemps que les garçons.

Bon, Charlie n'était pas un ange, il était trop occupé à regarder sous les jupes des filles pour s'occuper de régulariser sa situation.
Il est le seul à n'être pas devenu officiellement français.


Dommage pour lui...
Un jour, Charlie a perdu ses papiers et sa carte de séjour.
Il a continué à travailler, à payer ses cotisations, ses impôts et à vivre comme d'habitude, un piaf regardant toutes les mésanges.

Il a essayé plus tard, avec notre aide, de régulariser sa situation.
Hélas trop tard, ça faisait trop longtemps.
Les temps avaient changé, les avocats ne cachaient pas que sa situation n'était pas bonne. Il n'a plus trouvé plus de travail et il ne pouvait pas toucher sa retraite.
On ne vous demande pas de papiers pour prendre vos cotisations mais on vous en demande des tas pour toucher votre retraite...

Charlie n'avait plus d'argent, son fils lui avait prêté une maison sans chauffage en pleine campagne, on l'aidait un peu, ses sœurs aussi.

Le Goût lui a envoyé de l'argent en avril pour lui permettre de venir à Paris.
Il se sentait malade.
Il avait raison.
Il est mort un mois plus tard sans toucher sa retraite.

Il a bénéficié pendant trois semaines de l'Aide Médicale d'Etat.
Juste pour l'empêcher de trop souffrir...

A votre avis, qui a été le grand gagnant dans l'histoire ?
Charlie ou l'Etat français ?
Charlie ou la CNAV ?
Charlie ou la Sécu ?

 

 

08/09/2015

Gauche-droite ? Chou vert et vert chou...

Même si ses romans me tombent des mains, j'adore Jean d'Ormesson.
J'adore l'écouter en parler et je suis fascinée par son élégance.
Jean d'Ormesson donc, qui n'est pas un imbécile, remarquait "Si on est de droite à vingt ans, c'est qu'on n'a pas de cœur. Si on est de gauche à cinquante ans, c'est qu'on n'a pas de tête"...

Je vais décevoir l'Homme aux beaux yeux.
J'ai plus de cinquante ans et je ne suis plus ni de droite ni de gauche.
J'ai voulu me débarrasser de Sarkozy en 2012.
Je veux me débarrasser de Hollande en 2017.
Oui, depuis quelques élections, je ne vote pas pour avoir un président.
Je vote pour éjecter un président.

J'avoue, ce n'est pas très productif...

Mais la gauche est si semblable à la droite qu'un cochon n'y retrouverait pas ses petits. On me parle sans cesse d'économies à faire, de retraites à diminuer voire à supprimer. Déjà pour les retraites, je ne suis pas d'accord !!!
On les a payées d'avance nos retraites.
Ce n'est pas moi qui suis allée les "placer", plutôt les jouer, sur des marchés toxiques.

Ils vont finir par vendre la Tour Eiffel !
Lorsque je passe devant l'Opéra, que j'y vois la boutique de souvenirs et le restaurant, me viennent des envies de meurtre.

Je les entends nos hommes politiques, "si je suis au pouvoir, je, je, je..."

Je rien !
C'est un jeu de chaises musicales.
Lorsqu'ils sont dans l'opposition, ils nous promettent la Lune et lorsqu'ils arrivent au pouvoir, ils nous piquent notre chemise.

Que voilà une note bien démago mais si je ne peux pas écrire des âneries sur mon blog, je vais le faire où ?

politique, réfugiés, français