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17/01/2020

Quand j'entends le mot culture.

Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver !

Aujourd'hui, c'est plus "light", je sors mon téléphone et je prends une photo.

Nous étions dans notre coin, une rue touristique sans touriste.
En milieu de semaine, dans l'après-midi lorsque ça parle français c'est qu'il n'y a pas de touristes et la proportion de retraités importante.
C'est d'ailleurs la première fois qu'il y avait de la place partout.

En passant devant une librairie, je me suis arrêtée.
Coin touristique oblige, il y beaucoup de livres sur Paris.
Je ne vois pas sur l'étal Nadine Monfils, écrivain montmartrois.

Je suppose que la libraire, qui n'a pas une réputation d'accueil courtois auprès des clients qu'elle ne reverra pas pour la plupart, a dû se fâcher avec l'auteur de ces polars déjantés.
C'est alors que j
e lève la tête et qu'une faute énorme me saute aux yeux.
J'ai envie de la lui signaler mais un peu garce, je passe mon chemin...
Le Goût prend l'énormité en photo pour que je puisse vous montrer que dans cette librairie on trouve tout sauf une libraire ou à défaut un Larousse...

Voilà donc, photo à l'appui, où a sombré la littérature.

promenade parisienne,librairie,soleil

15/01/2020

Nous avons essayé d'aller chez le médecin.

Nous avons beau vieillir, nous gardons une belle innocence !
Nous surveillions avec attention les prévisions de la RATP.
Leur site est aussi fiable qu'une promesse électorale...
Chaque jour la télé nous "informe", chaque jour, on nous annonce des améliorations que nous ne constatons jamais.

Lundi, le site de la RATP nous a dit que nous pouvions prendre un bus.
Celui qui nous amène où on veut mais qui n'a jamais roulé depuis le début de la grève.
Lundi miracle ! On pouvait espérer un bus sur deux.
Nous sommes donc partis joyeux à Saint Lazare prendre ce bus miraculeux.
J'allais enfin bénéficier du renouvellement de mon ordonnance.

Le temps d'arriver à Saint Lazare, notre bus était passé de un sur deux à zéro sur pas beaucoup.
Plutôt que de taper du pied, nous avons choisi de profiter d'une journée agréable, nuageuse et douce.

Nous sommes revenus avec une galette au chocolat de l'Équateur qui, pour le moral, valait plus qu'une consultation médicale.

C'est aussi ce genre de petite surprise, la grève.

Grève, bus, galette

13/01/2020

D'après une histoire vraie

devoir de lakevio du gout_22.jpg

Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ?
Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ?
Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…
À lundi, lectrices chéries et lecteurs que j’aime aussi mais c’est pas pareil…

Ce jour là, il faisait beau sur cette route que je ne connaissais pas.
Je marchais confiante, tenant la main d'un jeune homme et j'étais loin de me douter que ce garçon deviendrait le père de l'Ours.

J'allais rendre visite à son père car les parents de ce garçon vivaient séparés enfin pas vraiment, disons qu'ils vivaient "à part"...
Son père était souvent dans cette petite maison pendant que la mère vivait à Paris.

Je n'étais déjà pas très campagne.
J'avais peur des guêpes, je n'aimais les trucs qui rampent et cette maison avait tout pour attirer les hôtes indésirables et piquants.
L'herbe, oui le mot pelouse n'était pas de mise, était haute, une seule rose superbe me regardait, et un homme se tenait sur le perron, il souriait, le jeune homme qui me tenait la main lui ressemblait.

L'accueil fut chaleureux et n'avait rien à voir avec celui que la mère du jeune homme m'avait réservé à Paris...

Nous sommes revenus souvent dans cette petite maison sans barrière et sans chauffage.
C'était juste une maison d'été, nous avons dormi à trois avec l'Ours un week-end de printemps, nous nous sommes lavés devant la cheminée.
J'ai beaucoup aimé cette petite maison perdue, la dernière d'un village qui mourait bien avant les autres.

J'ai surtout aimé cette maison lorsque la mère du garçon, que vous avez sans doute reconnu, n'était pas là...