23/01/2020
Depuis hier seulement et déjà fini demain.
Depuis hier, le bus qui nous amène dans le Marais fonctionne.
C'est celui qui a fait grève le plus longtemps.
Vous nous imaginez sans doute partis hier, le sourire aux lèvres et la fleur au fusil.
Bon,pas de fleur au fusil, je me trompe d'époque.
Eh bien hier, non ! Nous ne sommes pas allés dans le Marais !
À la place, j'ai pleuré, mouché, râlé.
Exactement comme un mec avec ce truc qui ressemble à un rhume qui vous bouche le nez et vous fait parler comme un corbeau malade.
J'ai lu des petits polars montmartrois dont le dernier se passe à Rome.
On va dire que Montmartre a des extensions...
Depuis dimanche, je ne suis sortie que pour aller chercher le pain, même pas fait un détour pour acheter Télérama.
Et demain, si je vais mieux, je serai coincée ici car les blocages et les manifestions sont de nouveau de mise.
Je ne peux pas leur donner tort de se battre pour pouvoir manger un peu lorsqu'ils seront usés par le travail.
Même si c'est la mode aujourd'hui où parmi vos amis eux-mêmes il s'en trouve pour vous reprocher votre retraite.
Genre, avec un air vaguement scandalisé "Quoi !!! Vous touchez tout ça sans rien faire !!!"
Et dire que notre génération a payé sans se plaindre pour deux générations.
Celle de nos parents pour les nourrir et celle de nos amis, justement, pour les nourrir et les élever.
Faut croire qu'on les a mal élevés...
Autre époque, autre égoïsme.

10:23 | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : grève, bus, rhume
20/01/2020
L'attente
Hopper me rappelle chaque fois quelque chose de nouveau, un nouvel angle de vision.
Et vous ?
Que vous dit cette toile ?
Que fait la cette jeune fille ?
Qu’attend-elle ?
Dites le lundi…
Pourquoi ai-je accepté ce rendez-vous ?
Je suis en train d'attendre un homme qui ne viendra sans doute pas.
Il suffit de me regarder, je respire la solitude.
J'ai un rhume atroce, j'ai des yeux de lapin russe et une envie de retrouver ma couette et dormir.
Et puis ce chapeau ridicule, qui me cache plus qu'il ne m'habille.
Pour couronner le tout on ne peut même pas dire que cet homme me plaise.
Je ne me souviens déjà plus de la couleur de ses cheveux, quant à ses yeux, alors là... Pffuitt... Je ne sais plus.
Seulement voilà, ma mère, cette sainte femme, a peur que je finisse toute seule.
"Qui s'occupera de toi lorsque je ne serai plus là ?" me répète-t-elle chaque matin en me servant mon petit déjeuner.
Ma mère, qui s'occupe de moi pour combler sa solitude, sera ravie de me voir rentrer de bonne heure, la goutte au nez, toussant à m'arracher la poitrine.
Elle me fera une tisane qu'elle m'apportera au lit et fera semblant de regretter ce fiasco de plus...
09:39 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : jeu, lakevio-legoût, hopper


