29/08/2015
Trois jours dans la vie d'une femme.

Hier, la Tornade est arrivée avant nous.
Les transports en Île de France sont complètement désorganisés.
J'ai peu de temps devant moi pour vous conter mes petites et grandes misères.
La plus grande étant que Tornade fait vingt centimètres de plus que moi, qu'elle marche comme un marcheur du "Paris-Strasbourg".
En plus, elle réussit à parler en marchant pendant que je trottine derrière.
Le Goût, qui connaît Paris comme sa poche, choisit des rues en pente.
Elle, elle parle, il suit.
Loin derrière, je m'essouffle...
Elle avait décidé de nous inviter à l'Orient d'Or, restaurant chinois agréable situé rue de Trévise.
Il était fermé.
De descente en descente, d'envie de tuer l'un ou l'autre en envies de tuer les deux, nous sommes arrivés à la Bourse.
J'avais les pieds en compote et le Goût, qui refuse de monter trois marches de crainte d'expirer, était en pleine forme tandis que je suivais péniblement.
Bon, il avait faim...
Je vous le dis : La Grande mourra d'un coup en courant.
J'ai alors aperçu la terrasse de Gallopin.
J'ai su que je n'irai pas plus loin.
Gallopin est une valeur sûre et la Tornade a besoin d'énergie pour continuer à parler en marchant.
C'était bien, c'était bon et en plus nous étions invités.
J'ai réussi à calmer leur ardeur et nous avons marché tranquillement dans Paris jusqu'à Saint -Lazare.
Arrivés à la maison, j'ai enfin pu retirer mes chaussures.
Et ça, c'était mieux que bien...
10:31 | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : pied, douleur, paris, trottiner
28/08/2015
Hier, il a fait un temps de mince.
Comme vous l'avez sans doute remarqué, hier il a plu toute la journée et ce matin le ciel est gris.
Alors, hier j'ai balayé, repassé, oublié...
Les enfants ont téléphoné, heureux malgré tout d'être chez eux.
Ils sont passés, coincés dans les embouteillages, devant notre rue et la petite a dit :
- Babie et Papy.
Le "mamie" est restée en vacances, je la sens taquine cette petite.
Regardez les au même âge :
Elles sont sœurs mais elles sont très différentes.
L'une est une romantique, l'autre une heureuse...
10:34 | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : pluie, vent, repassage, lavage
27/08/2015
C'est la fin des vacances des enfants.
Ils seront là en fin d'après midi, pas plus heureux que ça de rentrer.
Ils sont quand même allés faire un tour à Saint Tropez.
Ils n'ont pas bu un pot chez Sénéquier, noir de monde.
Ils ont quitté le marché des Lices sans achats, pour la même raison.
Ils ont fini par trouver un endroit "calme et arboré".
Un vrai...
L'Ours, au téléphone, a remis en cause ma santé mentale :
- Môman ! Tu n'aimes pas Saint Trop' ? Mais c'est mignon comme tout ! Je ne te comprends pas...
Non, je n'aime pas cet endroit, je n'aime pas la foule, je n'aime pas les couillons sur leur yacht en veste d'amiral alors que le bateau ne quitte pas le port, je n'aime pas la foule qui les admire bêtement.
C'est le souvenir que j'en ai.
Un jour, peut être, j'irai hors saison et j'aimerai.
Merveille n'a jamais daigné nous parler au téléphone.
Elle mangeait, buvait, était trop occupée pour me parler.
En revanche Petite Sœur a voulu parler à Mamie et le téléphone ne la gêne pas du tout.
Contrairement à sa sœur qui ne sait jamais quoi dire, elle a toujours quelque chose à dire.
Je sais, elle va changer et rapidement.
Je suis heureuse de les voir rentrer en forme et, comme eux j'aurais aimé que leurs vacances durent encore plus longtemps.
09:48 | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : petite soeur, merveille, vacances
26/08/2015
Après l'escalier, l'ascenseur.

Le Goût avait raison, ce qui n'est pas toujours le cas.
Nos petits génies ont bien arrêté de travailler après avoir repeint deux étages, pas plus.
Comme, j'ai parfois (?) mauvais esprit, j'ai l'impression d'un coup de frime pour essayer de louer les appartements vides.
Pas de sas en état de fonctionner mais un escalier propre.
Le locataire éventuel ne va pas gravir les cinq étages à pied pour le vérifier et le "gibier" sera prêt à croire que le sas fonctionnera dans les prochains jours...
Hier, pendant que j'étais chez le dentiste et que je traînais pour rentrer, quelqu'un a déménagé ou emménagé.
Mon expérience de cet immeuble me pousse à croire à un déménagement...
Lorsque nous sommes revenus, le pavé numérique de l'ascenseur était à terre.
Difficile de se servir de l'ascenseur mais le Goût, qui connaît la place des touches l'a fait quand même.
Ça râle !
Ceux qui habitent encore ici sont rentrés mais personne n'a rien encore fait sauf signaler aux autres qu'il y a encore quelque chose qui ne va pas.
Le Goût, ce héros au sourire si doux, enfin ça dépend, va essayer de reposer le clavier de l'ascenseur car si on laisse faire le syndic, les charges de cet immeuble vont bientôt être plus importantes que les loyers.
Si toutefois on nous en envoie un jour le décompte...
09:28 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : ascenseur, dégradation, déménagement
25/08/2015
Simple ou ordinaire ?

Hier soir, je regardais les infos, enfin j'écoutais pour la centième fois parler des "héros du Thalys".
Je crois que c'était Pujadas qui avait repris sa place d'homme tronc.
Je l'ai entendu parler des hommes qui avaient mis KO le "présumé terroriste".
Quand il a parlé d'eux comme de "simples touristes", j'ai failli jeter mon assiette dans la télé !
Je n'en peux plus d'entendre parler des agriculteurs qui essaient de se faire payer leur lait ou leurs cochons à un prix décent comme de "simples paysans" ou de "paysans ordinaires".
On nous parle aujourd'hui des citoyens comme on parlait des croissants hier sauf que nous ne sommes plus au beurre mais tous "ordinaires".
Cette caste, qui nous qualifie sans cesse de simple, ne nous tient souvent que des propos inintéressants.
Mais ils se prennent pour qui ?
Ils nous prennent pour quoi ?
Pourtant je les vois tous les jours.
Ils sont petits et ordinaires.
De "simples" journalistes quoi...
Je me demande ce qui se cache derrière ce tic de langage.
Ne sommes nous vraiment rien pour ceux qui pensent faire partie d'une élite ?
Pour un homme politique, au moins nous sommes des voix. Bon, ils nous font des promesses, sont élus et après nous laissent à notre vie ordinaire.
Mais eux ? Les journalistes ?
Ils sont comme nous, de simples citoyens.
Mais des citoyens qui ont la grosse tête et qui connaîtront comme nous le passage par Pôle Emploi puis la retraite.
Et enfin l'oubli des "simples citoyens"...
D'ailleurs, je suis en train de me poser une question, qui était ce simple journaliste qui présentait le journal lorsque j'étais petite ?
09:39 | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : journaliste, simplisme, grosse tête

